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10 recommandations pour organiser la Belgique autrement.dimanche 20 avril 2008, par Belgique autrement 4 réactions
Jeudi dernier, le groupe de réflexion « La Belgique Autrement » était présenté à la presse. Hier, samedi 19 avril, il tenait, sous la direction de son président, Rudy Aernoudt, son premier colloque. Plus de 250 personnes, dirigeants d’entreprise et personnalités du monde scientifique, académique et culturel, ont débattu une journée entière sur l’avenir de la Belgique et la collaboration entre ses régions. Comment au mieux diriger et organiser une Belgique pour nos enfants tout en respectant les principes de la déclaration du groupe de réflexion « La Belgique Autrement » (www.belgique-autrement.be) ? Ce premier colloque a permis
de retenir dix recommandations. Sur base des débats et de propositions concrètes
d’actions, le groupe de réflexion rédigera un livre blanc et, avant la fin de l’année
2008, un business plan pour la SA Belgique. Le groupe de réflexion “La
Belgique Autrement” retient 10 recommandations des débats du colloque : 1.Vision
et stratégie La Belgique a besoin d’une
vision, d’une stratégie par laquelle les atouts de l’état et de ses régions
sont exploités de manière optimale. Cette vision devrait faire la part belle au
multilinguisme, au sens du compromis, à la tolérance à l’égard d’autres
cultures, à la considération humaine, principes chers aux belges, et non pas
aux conflits internes. Beaucoup plus de choses unissent les Belges, que ne les
séparent. C’est l’image qui devrait être véhiculée à travers le monde. 2.Une
circonscription électorale fédérale Le groupe de réflexion veut donner aux hommes politiques le courage d’aborder à nouveau la question “belge”. Puisque la démocratie fonctionne via des élections, puisque les hommes politiques essaient de parler la langue de leurs électeurs, le groupe de réflexion souhaite sensibiliser l’opinion publique pour, de manière indirecte, influencer les hommes politiques. « La Belgique Autrement » plaide pour une réforme institutionnelle avec une circonscription électorale fédérale. 3. Un service public efficace Le budget des services
publics ne cesse de croître et sera de 47,5% en 2011. La régionalisation a
conduit à une augmentation massive du nombre de fonctionnaires. Lors de périodes
de chômage élevé, le service public est utilisé comme alternative à l’emploi,
ce qui a eu pour conséquence de gonfler ces services dans les années ’70 et ’80.
Cet argument ne vaut plus en période de vaches maigres. Une efficacité accrue
se traduirait par une diminution des effectifs dans les services publics. Les défis
économiques qui attendent la Belgique, vieillissement de la population et désindustrialisation,
pousse à une rationnalisation. Le financement et l’impact sur l’emploi au sein
des services publics de toute nouvelle régionalisation (ou re-fédéralisation)
doivent être évalués au préalable. Une évolution de la régionalisation ne peut
pas être couplée à une croissance des effectifs de l’administration publique,
mais doit, bien au contraire, s’accompagner d’une réduction de celle-ci. 4. Développement de l’image La crise politique et le
caractère relativement instable du gouvernement ne sont pas positifs pour l’image
de la Belgique à l’étranger. Le déficit d’image est important. La Belgique doit
mettre les petits plats dans les grands pour rétablir celle-ci. Perception est
réalité et actuellement la perception n’est pas bonne. La meilleure manière de
redresser cette situation est de promouvoir les atouts de la Belgique. 5. Eviter de nouvelles
fragmentations des réglementations L’Europe prône l’harmonisation
des réglementations. La Belgique et ses régions, fortes de cette philosophie,
devraient éviter que les réglementations ne se créent de manière dispersée. Aujourd’hui
déjà, la réglementation relative à l’organisation du territoire et aux permis d’environnement
est régionalisée, avec tout ce qui s’ensuit comme complications pour les
entreprises. L’harmonisation, et non la fragmentation, devient urgente. 6. Bruxelles : Capitale de
l’Europe La dimension européenne de
Bruxelles doit être promue. Les débats régionaux ou linguistiques ne doivent
plus empêcher cette promotion. La Belgique doit se développer comme un pays d’accueil
multiculturel. Pour ce faire, il faut développer le « Citymarketing ».
Un exemple : des centres d’informations multilingues (Nl, Fr, Eng), surtout
à Bruxelles. Tout francophone doit pouvoir être servi correctement en français où
qu’il habite en Belgique, tout comme, tout néerlandophone doit pouvoir être
bien servi dans sa langue. Il est également important de prendre en compte les
besoins de la communauté internationale, source de richesse pour la Belgique et
ses régions. 7.
Du pragmatisme chez nous Les Belges témoignent d’une approche pragmatique à l’étranger. Ceci contraste fortement avec des positions dogmatiques au sein du pays. L’interdiction par décret d’écoles d’immersion en Flandre en est un exemple flagrant. Le groupe de réflexion plaide pour des mesures qui permettront à toute la population belge d’être au minimum bilingue. 8. Penser à long terme De bonnes décisions sont
prises en tenant compte d’une vision à long terme. La Wallonie a trop longtemps
souffert d’excès de syndicalisme. La Flandre a tort de se positionner comme une
région riche qui se porterait mieux sans le poids d’une région pauvre. Ne pas
stigmatiser, mais collaborer, offre des perspectives à long terme. Les hommes
politiques doivent avoir le courage de prôner cette vision de collaboration dans
leur programme. Ils doivent éviter de se laisser entraîner par des impératifs
issus d’une réflexion à trop court terme. 9. Le financement de
Bruxelles Bruxelles est la meilleure
garantie du développement économique des régions. Mais Bruxelles est traitée de
manière condescendante. Les business plans régionaux (Marshall et Vlaanderen in
Actie) sous-estiment totalement le potentiel de la capitale. Toutes les régions
ont intérêt à voir Bruxelles correctement financée. 10. Coût de la non-Belgique Le coût de la non-Belgique
est avant tout celui d’une occasion manquée. Pour les étrangers, les différentes
cultures belges sont très proches. Les Flamands sont culturellement plus
proches des Wallons que des Hollandais par exemple. Les Belges ont en commun un
sens de l’humour, une manière de profiter de la vie et du goût pour la
gastronomie... Il est difficile de mal manger en Belgique. Stigmatiser
paralyse. Collaborer apporte une dynamique riche aux plans culturel et économique.
Pour toute information sur
le colloque ou sur le groupe de réflexion : www.belgique-autrement.be Personnes de contacts : Rudy Aernoudt, president, 0496/266 596,
rudy@aernoudt.com Cathy Schoels, attachée de
presse, 0477/680 280, cathy.schoels@gmail.com Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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