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Ce mardi 15 septembre 2009, des dizaines de milliers d’étudiants universitaires reprendront le chemin des auditoires pour une nouvelle année académique, dont le départ correspond à quelques jours près à la rentrée scolaire du primaire, du secondaire et à la reprise de l’activité de nombreux secteurs tournant au ralenti depuis la fin du mois de juin. Alors que la reprise est amorcée partout, il subsiste un secteur dont l’activité demeure encore à l’arrêt : la gestion des affaires publiques, en particulier à Bruxelles. En effet, la rentrée parlementaire pour l’Assemblée de la Capitale n’aura lieu que la troisième semaine d’octobre, et il n’est rien de dire qu’avant cette date, le travail politique est à l’arrêt. Certes, les commissions ont déjà repris dans la plupart des assemblées, mais ceci à l’exception du Parlement Bruxellois qui entame une nouvelle législature et n’a donc pas encore décidé de la composition de ces dernières. L’occasion dès lors de se poser la question de l’efficacité de nos institutions bruxelloises, lorsque le travail du Parlement se trouve paralysé jusqu’au début du mois d’octobre, alors que la société poursuit son mouvement, le pouvoir exécutif étant de facto touché par cette inertie.
Cette situation est inacceptable, d’autant plus que le gouvernement a fait sa rentrée au début du mois de septembre et que, privé du prétoire, l’opposition est dans l’incapacité d’effectuer son travail de contrôle, permettant au gouvernement de s’exonérer de toute question parlementaire. Ainsi, il serait impossible à l’opposition libérale francophone au Parlement Bruxellois de demander un audit budgétaire pour connaître la situation des finances de la Région. Les opérations de pur contrôle sont paralysées par ce congé parlementaire. Le Cercle des étudiants libéraux de l’ULB dénonce vivement cet état de fait. Nous encourageons à ce titre les parlementaires à proposer dès la rentrée une proposition d’ordonnance au Parlement Bruxellois afin de fixer la rentrée parlementaire de plein droit au jour de la rentrée gouvernementale, ceci permettant aux « checks and balances » de s’effectuer pleinement, comme la Constitution le prévoit. En outre, il nous paraît que la période s’échelonnant du 21 juillet au 1er septembre est amplement suffisante au repos de nos parlementaires. De plus, il nous semble que cette mesure doive s’inscrire dans un processus plus large qui consisterait à « repeupler » nos assemblées. En effet, un constat de désertion s’impose : lors des séances non médiatiques, les hémicycles sont on ne peut plus clairsemés. Le Cercle des Etudiants Libéraux de l’ULB entend s’élever contre cette situation contraire à tout devoir démocratique des élus. Aussi, nous appelons vivement les parlementaires à prendre leurs responsabilités et à faire ce qui est en leur pouvoir afin de mettre fin à ces situations intolérables dans un État démocratique. Car à l’heure où l’on parle de bonne gouvernance, il faudrait – nous semble-t-il - être là pour gouverner… ! Laisser un commentaire |
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