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Ainsi naquit le royaume de Belgica ....

lundi 18 octobre 2010, par un citoyen belge

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Tout le monde savait que c’était impossible.
Puis un jour est venu un homme qui ne le savait pas.
Et il l’a fait …
W.C.

AVERTISSEMENT AUX LECTEURS

Tous les hommes politiques (pas les vrais, ceux d'envergure, mais en existe-t-il encore ? …) vont vous démontrer que la vision de la Belgique, telle qu'elle décrite ci-dessous, est complètement utopique et ne se base pas sur la réalité.
La réalité, diront-ils, est beaucoup plus complexe et il faut tenir compte de tellement de paramètres. Mais qui a amené les choses à une telle complexité ? qui, par son langage compliqué à souhait (comme celui des médecins qui parlaient le latin pour ne pas être compris du commun des mortels), cherche à faire paraître les choses beaucoup plus complexes qu'elles ne sont ….?
Il est normal de réagir ainsi : on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis …
Aujourd'hui, nos hommes politiques n'ont qu'une vision à très court terme : les prochaines élections ….Ils veulent garder leur importance et leurs pouvoirs et surtout … leur place.
Certains hommes politiques bloquent des idées (pour lesquelles ils peuvent admettre la qualité) par simple électoralisme ou pour ne pas contredire les vieux principes du parti tombés depuis longtemps en désuétude.
Où est le simple "bon sens" ?
Un Homme politique, avec un grand H, doit avoir le courage de ses décisions, quitte à jouer sa propre place. (Voir B Obama). 



En ce soir du 21 juillet 2030, le Roi Philippe regardait depuis la fenêtre du balcon principal du Palais de Bruxelles le parc qui s'étendait devant lui …
 
La fête battait son plein dans toutes les allées.
 
Toute la journée des manifestations avaient salué le Royaume de Belgica aux airs de l'hymne national qui avait été créé en 2011. Cet hymne mariait harmonieusement la Brabançonne et la Muette de Portici.
 
Depuis quelques mois, il avait abdiqué et remis le pouvoir à sa fille ainée, tel que le prévoyait la nouvelle constitution …
 
Mais revenons au début des événements qui, en 2011, avaient amené son père à abdiquer en sa faveur.
 
Comment en sommes-nous arrivés là ?
 
La crise de 2010 s'était finalement soldée par de nouvelles élections en janvier 2011.
 
Lors de ces élections, une série de partis étaient réapparus en Flandre. Des partis d'extrême droite qui avaient tous déjà anticipé les formalités à remplir (liste de 500 signatures, …)
 
Bien que surpris par une avancée "trop" rapide des négociations, Bart Dewever avait réussi à maintenir la Belgique en crise jusqu'à la fin de 2010. (il voulait attendre la fin de la présidence belge de U.E.).  D'abord il ne voulait parler qu'avec Di Rupo ensuite il voulait que les libéraux reviennent dans la discussion, après on pouvait négocier pendant 6 à 8 semaines (alors que l'Open-VLD avait fait tomber le gouvernement pour une semaine de discussion supplémentaire …).  Il faisait, dans un article paru dans un journal flamand, allusion à la différence de perception quant à la collaboration avec les nazis. A l'Université de Gand, il exprimait, le 28 septembre 2010, son scepticisme quant à la possibilité d'arriver à un accord.
 
Suivant son plan secret élaboré depuis des mois, il avait atteint son but : vider le fédéral de tout pouvoir, mettre les francophones à genoux et leur faire croire que lui seul pouvait imposer une solution, déforcer les pouvoirs royaux, ...). 
 
Tout le temps gagné avait été utilisé pour peaufiner les structures de la République en devenir..
 
Dès l'annonce des élections, les principales chancelleries présentes en Belgique furent mises en alerte par leurs gouvernements et l'ensemble des organismes présents en Belgique et essentiellement à Bruxelles commencèrent à exercer des pressions à tous les niveaux de pouvoir en menaçant de quitter définitivement le sol belge.
 
Les résultats de ces élections furent considérés comme catastrophiques pour la Belgique et la communauté internationale.
 
La Flandre et les Flamands furent - heureusement ? - surpris par les résultats.
En effet, les électeurs donnaient une puissance formidable aux partis nationalistes flamands, non seulement au nouveau cartel NVA-CDNV mais aussi à tous ces partis extrémistes naissants ou renaissants (qui avaient tous une branche armée plus ou moins secrète).
 
Les Flamands, forts de ces résultats décidèrent immédiatement la fin de la Belgique et créèrent la République de Flandre avec pour définition du territoire la frontière linguistique impliquant, de facto, Bruxelles et sa périphérie dans la nouvelle République.
 
Vu l'euphorie que ces résultats avaient provoqué en Flandre, ils ne prirent même pas le temps d'explorer les possibilités que leur offrait la Constitution de faire voter unilatéralement les projets qui avaient fait l'objet de longues discussions.
Suivant l'agenda secret de la N.V.A. , Bart Dewever fut plébiscité comme premier Président de la nouvelle République.
 
 
Les rumeurs les plus folles circulèrent à travers le monde.
 
Certains annoncent la prise de Bruxelles par les Flamands, par la force, vu la résistance importante qui s'y était constituée. Les Bruxellois, aidés par les Wallons, avaient bloqué par des murs de béton, toutes les issues des institutions flamandes situées dans la capitale.
 
Dans un premier temps, le Roi Albert II ne se manifesta pas. Au lendemain des élections, le Roi avait invité Monsieur Bart Dewever (qui, peu avant les élections, était devenu Ministre-Président en Flandre).
 
Ce dernier avait décliné l'invitation royale et affichait un air de suffisance et de "gloire" à l'image de ses personnages favoris de l'histoire : les empereurs romains.
 
Une ambiance de peur voire de terreur s'était installée dans toutes les régions qui n'appartenaient pas à la République de Flandre.
 
Le Roi avait lancé un appel aux forces vives du pays et il demandait, sous l'égide de l'ONU, la constitution d'un gouvernement de dissolution du pays, qui aurait pour but d'éviter tout conflit armé entre les communautés.
 
La Cour constitutionnelle ayant été, de facto, mise hors d'usage par les décisions unilatérales des Flamands ne pouvait plus intervenir dans cette guerre entre Flamands et Francophones.
 
Devant ce vide juridique, les Bruxellois, les francophones de la périphérie, les Wallons et les Germanophones créèrent une assemblée nationale d'union de tous les partis démocratiques.
 
Après avoir choisi de créer un Royaume dont Albert II serait le Roi, l'assemblée décida que la nouvelle constitution du Royaume serait essentiellement le maintien de la constitution existante expurgée de tous les aspects communautaires.
 
 
Le nouveau Royaume
 
 
A ce stade, le Royaume ressemblait plus à une utopie qu'à une réalité.
 
Suite aux interventions de plus en plus pressantes de l'ONU et de l'Europe, la République flamande avait dû battre en retraite et autoriser un référendum quant au choix des bruxellois et des habitants de la périphérie . Les résultats, tels que les Flamands le craignaient, furent à 98 % - pour Bruxelles et certaines communes de la périphéries - contre le rattachement à la Flandre. Dans les autres communes de la périphérie, le "non" au rattachement à la République de Flandre fut plébiscité à des taux dépassant nettement les 70 %. Les communes de la périphérie avaient compris que la meilleure solution de survie et de prospérité pour elles était le rattachement à Bruxelles. Les différentes interventions des extrémistes flamingants, qui faisaient penser aux actions du T.A.K. dans les Fourons des années plus tôt, avaient renforcé ces craintes et fait un effet inverse à ce que les flamingants attendaient.
 
Dans un premier temps, en attendant les réactions et les initiatives des régions wallonne et germanophone, Bruxelles et sa périphérie furent déclarées "zone neutre" et placées sous l'autorité de la partie non-flamande du gouvernement et des chambres sous la surveillance du Roi Albert II. Toutes les propriétés appartenant ou mises à la disposition de la famille royale furent également placées en "zone neutre".
 
 
La situation semblait être inextricable et cruciale et ne pouvait trouver une solution que dans la création d'un nouveau pays qui regrouperait Bruxelles, la Wallonie et la région germanophone.
 
L'influence et les pressions de l'Europe, qui soutenait ouvertement les idées de la création d'une nouvelle Royaume dans la continuité, et de toutes les organisations internationales vinrent à bout des résistances flamandes.
 
Toutes les organisations et instances internationales considérèrent qu'il n'y avait aucune rupture entre l'ancien Royaume et le nouveau et que, de facto, celui-ci était reconnu comme tel.
 
Suite à la création du nouveau Royaume, Albert II avait abdiqué et laissait la place à son fils Philippe pour régner sur le nouveau Royaume. Cette décision avait eu un impact extraordinaire et immédiat dans tous les pays du monde que le Prince avait visité lors de ses missions économiques et protocolaires.
 
Une fois le principe de la création d'un nouveau pays acquis, les responsables politiques s'attachèrent dans une union nationale, à définir l'organisation, les structures nouvelles.
 
Après quelques semaines d'incrédulité les Wallons, les Bruxellois, les habitants de la périphérie et la communauté germanophone décidèrent de prendre leur existence à bras le corps.
 
L'une des premières décisions fut de créer un gouvernement d'union entre les partis démocratiques.
 
Les hommes politiques rassemblés dans un gouvernement provisoire décidèrent, dans un premier temps, de garder la Constitution Belge (expurgée de tous les aspects relatifs à la coexistence avec la Flandre).
 
Un point se révéla, dès le départ, très crucial : il fallait absolument trouver un leader charismatique et apolitique qui puisse par sa seule personnalité galvaniser toutes les forces vives de la nouvelle région. Déjà, dans la population, tous les clivages avaient disparu en faveur d'une solidarité de tous pour la construction de ce nouveau Royaume.
 
(pourquoi des hommes sortent-ils de l'anonymat pour devenir des dictateurs et arrivent à galvaniser leur pays sur des idées d'extrême droite (Hitler et Mussolini, …) alors qu'il est rare de voir apparaître des Hommes de bien. Et ceux qui apparaissent se font lâchement assassinés (Kennedy, Martin Luther King, …). Les théories des dictateurs sont simples : cherchons les responsables de notre situation … puisque nous ont fait le maximum …. Monsieur Dewever n'a du aller loin : ce sont ces fainéants de Wallons, ces Bruxellois….
 
Cette homme providentiel était peu connu du grand public bien que, depuis la sortie de son livre devenu un Best Seller mondial, ses conférences régulières sur sa vison du monde et surtout de son avenir étaient de plus en courues par le grand public.
 
Ses origines mi-bruxelloise, mi-wallonne (flamand et français si on remontait dans chaque branche trois générations plus tôt) avaient tout pour plaire aux habitants du nouveau Royaume
 
Il avait été pressenti directement par la plupart des présidents de partis qui avaient tous, au moins un fois, eu recours à ses conseils. Dans ses conseils, il prônait le consensus plutôt que le compromis. Cette homme, au look de JFK, de l'âge du Prince Philippe et qu'il avait rencontré lors de sa formation militaire, avait eu un parcours  atypique :  bardé de nombreux diplômes et parfait quadrilingue il avait, dans un premier temps, parcouru le monde pour vendre et défendre la Belgique et ses entreprises , ce qui avait encore renforcé ses contacts avec le Prince Philippe .
 
Il avait rapporté de tous ces voyages et de ses séjours à l'étranger une vision très personnelle "De la Politique, de la Finance et de l'Economie au service de l'Homme  " (titre du livre qui l'avait fait connaître) et d'une nouvelle Politique basée sur la révolution noétique.
 
 C'est ainsi que Eric Dauby devint le premier Premier-Ministre du Royaume de Belgica (ce choix de ce nom avait été beaucoup discuté, nous y reviendrons).
 
 Philosophie de gouvernement
 
L'arrivée à la tête du gouvernement d'un homme tel que Eric Dauby a apporté un sens nouveau à la fonction politique.
Dans un premier temps, il avait démontré à tous que si la seule région wallonne ne présentait pas une capacité à se développer seule, la fusion en un seul état avec Bruxelles et sa périphérie ainsi qu'avec la région germanophone, était capable de devenir un Royaume prospère et où il fera bon vivre.
 
Il fut donc chargé de mettre en chantier, avec les représentants des autres régions,  la création d'un seul pays rassemblant les diverses régions.
 
Ses idées empreintes de révolution noétique ont fondamentalement changé les esprits et une nouvelle génération d'hommes prêts à s'engager en politique a vu le jour. Une véritable magie avait créé une osmose assez exceptionnelle, une véritable identité nationale.
(Lors des discours de la Fête de Wallonie en 2010, certains hommes politiques avaient, dans leurs discours, évoqué l'identité wallonne voire même un nationalisme wallon en citant les paroles de Jules Destrée).
 
 
Une situation telle que celle-là ne se produit que rarement dans la vie d'un pays et il paraissait important pour tous de ne pas laisser passer toutes les opportunités qu'elle présentait. Il ne fallait pas rater le mouvement de l'Histoire (comme on l'avait partiellement fait lors de la chute du Mur de Berlin)
 
 
Les choix qui avaient été posés au départ quant à la manière de travailler sans toujours être dans le stress qu'engendrait les élections à venir, apportaient plus d'éthique sociale, économique et financière, ...
 
 
 Très vite un consensus (pas un compromis) s'est dégagé. Aussi, les pouvoirs politiques décidèrent de soumettre leur vision à l'avis de la population via un référendum.
 
Le principe de permettre à la population d'exprimer par référendum son accord sur les choix politiques avait été la suite logique de la décision de former un premier "gouvernement d'union nationale".
 
Le premier gouvernement était constitué pour une durée de 6 ans (après quelques discussions : 5 ans, 7 ans). Il fallait lui donner un temps suffisant pour réaliser les grands défis qui attendaient le nouveau pays. Le nombre de ministres avait été limité à vingt. (10 hommes et 10 femmes).
 
Il fut décidé que l'ensemble des chambres des régions et communauté devait élire ce premier gouvernement.
Et c'est là que tout a manqué de capoter : peu d'hommes politiques envisageaient facilement de perdre leur statut ….
Mais heureusement, le bien du plus grand nombre prit le dessus.
 
Le nombre de secrétaires d'état était devenu très variable vu que l'on appelait à cette fonction les hommes (politiques ou non) capables d'avoir la meilleure vision vis-à-vis des problèmes d'organisation qui allaient se poser. Il fallait en effet réorganiser toutes les administrations, la justice, etc.
 
Là aussi, quelques problèmes se posèrent quant à la localisation de ces administrations (Namur craignant de perdre son rôle de capitale wallonne).
 
Le gouvernement été donc constitué non seulement d'hommes politiques mais aussi de représentants du patronat, des syndicats, des universités et d'associations représentatives de la population
Les mentalités, les façons de penser et le fait de ne plus parler que dans une seule langue avait également permis une meilleure compréhension entre les participants.
Un nouveau participant aux diverses réunions du gouvernement, un Monsieur Candide, avait fait son apparition. Son travail était, à la fois simple et compliqué, il devait se faire expliquer d'une manière simple, les points de discussion qu'il ne comprenait pas et cette reformulation bénéficiait à tous.
Cela devait lui permettre d'assister le porte-parole du gouvernement dans son information et sa communication à la population. La population du Royaume, fière de son nouveau pays, avait retrouvé un esprit critique constructif vis-à-vis des institutions. Cet évolution provenait aussi au sens qu'avait la population d'être enfin écoutée et de participer à la vie politique de son pays.
La volonté de couvrir toutes les éventualités, toutes les objections conduit généralement à des textes alambiqués et souvent contradictoires. (ce défaut est typiquement flamand. Laisser un groupe de Flamands rédiger une procédure, un processus : ils  ne seront jamais vraiment applicable parce qu'ils voudront couvrir toutes les éventualités même les plus improbables)
 
Le gouvernement avait déjà été rassuré par des études qui avaient été publiées en septembre 2010.
 
Des études  démontraient que l'union de la région wallonne et de Bruxelles était viable : "les scénarios post-belges n'effraient plus les Francophones" titrait l'Echo du 7 septembre 2010. Ainsi, si Bruxelles ne représentait que 10 % de la population, il dégageait 19 % du PIB et 33 % de l'impôt des sociétés. La main-d'œuvre était à ± 30 % d'origine flamande.
 
Au sud du pays et en région germanophone, les élections de 2011 n'avaient pas fondamentalement changé la situation des partis démocratiques et les petits partis avaient été complètement éradiqués
 
Les référendums, bien que non obligatoires, rencontraient un vif succès auprès de la population (composés généralement de questions simples, ils étaient accessibles à la population via différents canaux : les administrations communales, les SMS, Internet, téléphone, …). Le taux de participation de plus de 75 % était généralement atteint. Ils étaient également accessibles à tous les habitants du Royaume.
 
Le référendum qui allait réellement créer le Royaume de Belgica qui était destiné à tous les habitants du pays qui n'habitaient pas les provinces de la  nouvelle République de Flandre (Anvers, Flandre occidentale, Flandre Orientale et le Limbourg).  La question est simple : "Voulez-vous habiter dans un nouveau Royaume de Belgique ?" Réponses possibles : oui ou non. Et si "non", voulez-vous envisager un rattachement à la France. Ce premier référendum suivi à plus de 90 % donna des résultats sans équivoque : à 90 % des votants la réponse fut positive. Le permis de travail avec retenue à la source avait aussi influencé le choix des habitants de la périphérie d'autant que le nouveau Royaume garantit un service bilingue dans toute la périphérie (pas un système à facilité)
 
Il fut décidé de créer une seule chambre regroupant, dans un premier temps, les chambres des anciennes régions et communautés.
 
Une académie remplaça le Sénat.
Cette académie qui n'avait aucun pouvoir législatif devait devenir un lieu de réflexion.
 
Elle regroupait non seulement des hommes politiques mais accueillait aussi tous les humanistes belges ou étrangers qui étaient parrainés par la haute assemblée..
Les élus de droit de la Famille Royale étaient également accueillis dans cette assemblée.
 
Le nouveau Royaume fut donc baptisé le Royaume de Belgica ( un des référendums organisé plus tôt avait réuni la quasi-unanimité sur ce nom).
 
 
Elections et référendums
 
Avant ces événements, la population avait souvent le sentiment non pas de voter pour un programme mais contre un autre. De plus, les uns prêtant souvent aux autres des intentions auxquelles ces derniers n'avaient même pas pensé.
Et, dans certains partis, la discipline de parti était encore de rigueur.
 
Les clivages politiques avaient montré leurs limites lors des élections intermédiaires aux E-U.
Une décision du Président sur un seul point (la mosquée de New-York) avait manqué de faire basculer la majorité au Congrès.
 
L'ouverture au monde qu'avait apporté Internet et les autres médias permettaient à la population de juger ce qui serait bon pour eux.
 
Il n'était pas possible de choisir entre la libre entreprise vue par le MR et la protection des travailleurs du PS.
 
Les référendums permettaient de mieux choisir la vie en société que l'on souhaitait.
Les élections, elles, servaient à choisir les hommes qui paraissaient les plus aptes à réaliser les espérances du plus grand nombre.
 
Au niveau communal, les partis purement liés à une idéologie politique avaient disparu et laissé leur place à des partis "de projets". Ces projets faisaient également l'objet de référendums ponctuelles et limités aux personnes les plus concernées.
 
 
FINANCES ET BUDGET
 
La deuxième question prioritaire était, évidemment, comment financer les projets de la Belgica qui allaient demander des budgets énormes ?
Après les idées les plus folles : nouvelle opération "Gutt", etc.…l'esprit de "nouveaux pionniers" qu'avait insuffler le nouveau Premier Ministre dissuada le gouvernement à recourir à des grands projets contraignants, telle la mise au travail obligatoire des chômeurs.
 
Un service civil fut institué. Il proposait aux jeunes en périodes d'attente après leurs études, aux prépensionnés, aux chômeurs de longue durée des emplois dans le non-marchand qui manquait cruellement de personnel. Une rémunération égale aux indemnités de chômage leur était attribuée (augmentée des frais de transport réels)
 
La première décision prise fut qu'il n'existait qu'un seul budget pour tout le Royaume.
La réduction du nombre de niveau de pouvoir avait également apporté, par une énorme réduction de salaires, un gain financier au Royaume.
 
En complément de la fiscalité, l'idée du BELGICA *3000 pris rapidement de l'essor dans les esprits. Depuis longtemps, les chiffres de placements en carnets de dépôt avaient explosé et l'ensemble de la population du Royaume représentait une énorme puissance financière.
 
L'idée du BELGICA *3000, était basée sur un nouvel outil de placement qui combinait différents types de placement dont le critère d'évolution était la durée du placement.
On pouvait décider que le placement était du type carnet de dépôt, compte à terme ou bon de caisse.
Dans la première solution, on gardait  l'avantage de la liquidité mais on ne bénéficiait pas du meilleur taux. Dans la seconde solution, on perdait en partie les possibilités de retraits et dans la troisième solution on retrouvait la liquidité via un marché journalier permettant de vendre au cours du jour en fonction de l'évolution des taux d'intérêt.
D'apparence un peu compliqué au départ, cet instrument logé dans la nouvelle Banque Nationale avait attiré en très peu de temps des montants dépassant toutes les espérances.
Il est vrai que les garanties apportées par la BCE et l'U.E. à la nouvelle banque nationale avaient été très favorables. En plus, cet instrument été libéré de tout impôt, y compris les droits de succession.
 
Comme dit plus haut, le nouveau Royaume était considéré par toutes les instances internationales comme un suite logique de l'Etat Belge.
Les instances telles que la BCE, l'ONU, l'OTAN et l'ensemble des pays de l'U.E. estimèrent que le nouveau Royaume mérité autant de soutien et de garanties qu'il en avait besoin.
Le problème des pensions avait été résolu de plusieurs manières. Après avoir récupéré une partie du maigre fond qui avait été constitué; il fallait trouver un moyen de garder les gens plus longtemps au travail. Il fut décidé que les gens qui travaillaient après 60 ans et jusqu'a 65 ans bénéficiaient d'une double ancienneté de travail. Cette façon de faire permettait, à ceux qui n'avait pas les 45/45 ièmes de récupérer les années manquantes (suite aux études ou pour d'autres raisons). Ce qui avait eu un effet très important sur le nombre de  travailleurs maintenus au travail.
 
 
La fiscalité
 
Les modèles fiscaux, tels qu'ils existaient avant la création du Royaume, restèrent globalement d'application. Quelques légères modifications furent décidées dès le départ (la suppression de la redevance sur la télé, par exemple) parce que les contrôles à mettre en œuvre étaient devenus plus chers que le revenu de la taxe.
Les sociétés non-belgicaines, qui n'ont pas leur siège social dans le Royaume, doivent payer des taxes pour s'installer ou rester dans le Royaume.
Pour obtenir un emploi dans le Royaume de Belgica, tous les travailleurs doivent posséder un permis de travail. Ce permis est délivré automatiquement à tous les habitants domiciliés dans le Royaume.
 
Toutes les autres personnes peuvent venir travailler dans le Royaume mais ils seront redevables d'un impôt - retenu à la source -sur leurs revenus professionnels.
 
Le complément du  financement des besoins spécifiques de Bruxelles et de la périphérie est assuré en partie par les bénéfices du super casino qui vient d'être installé.
 
L'élément essentiel souligné dans les études de fin 2010 étaient le taux de chômage.
 
Si l'idée d'un "NEW DEAL" avait d'abord était envisagée et il ne fut pas nécessaire de formaliser cette "nouvelle donne" : les grands investissements mis en chantier (aéroport, ligne de trains rapide, le boum de la construction des particuliers) avaient dopé l'emploi d'une manière exponentielle et le chômage fut rapidement réduit sous la barre des 5 % (taux minimum "nécessaire" dans une bonne gestion économique).
Les systèmes d'accompagnement avaient été amplifié. Lors de la perte d'emploi, on permettait au candidat travailleur de chercher un nouvel emploi pendant 15 jours. Ensuite, il était pris en charge par une cellule de reconversion qui proposait suite des formations, soit l'aidait à trouver un emploi Le personnel supplémentaire nécessaire fut recruté parmi les demandeurs d'emploi (beaucoup de professions ou de savoir-faire y sont représentées). Cette période était de minimum un mois.
 
Les projets transfrontaliers du Royaume avec ses voisins (France, Luxembourg, Allemagne s'étaient développés dans les domaine les plus divers : le réseau routier, l'utilisation des canaux, pôles industriels (tel que celui de Tournai, Mouscron et Lille dans lequel la région de Courtrai avait voulu s'insérer).
 
La dette extérieure de la Belgique avait été "gelée" pendant le période qui avait été nécessaire pour établir la part de chacune des nouvelles entités. Au départ, les premiers calculs donnaient 63 % à charge de la Flandre  (219 milliards d'Euro) soit 110 % du PIB Flamand.
Vu les nouvelles dispositions en matière de répartition des populations, il fut imposé aux 2 nouveaux pays de prendre en charge 50 % de la dette chacun. Le nouvel essor du Royaume devait permettre de revenir rapidement dans les normes imposées par l'U.E.
 
 
Après ces décisions, la dette du Royaume avait été en partie remboursée par le produit du BELGICA *3000, le reste avait été renégocié sur des périodes adéquates.
 
 
Education et enseignement
 
 
L'éducation, la formation et l'information et les moyens techniques tels qu'ils existaient maintenant, devaient être accessibles pour tous les habitants quelles que soient leurs origines.
 
La rentrée de 2010 avait été marquée par un boum dans le nombre d'inscriptions aux universités en Wallonie et à Bruxelles.
 
 
 
Armée, police, infrastructures et médias
 
Le nouveau gouvernement décida de créer un grand service regroupant en une entité la police, l'armée, les gardiens de prisons, les services de protection civile sous la responsabilité d'un seul état-major.
 
Le réseau routier est  financé par des vignettes pour les non-belgicains. Des dispenses sont prévues pendant les périodes de vacances (sauf pour les camions) et pendant les WE ou pour les porteurs de billets d'avion dans un des aéroports du Royaume 
 
L'aéroport de Zaventem, qui subissait déjà depuis longtemps la concurrence des aéroports wallons commença son déclin après la création du Royaume de Belgica et la construction d'un tout nouvel aéroport au milieu de la province de Luxembourg  sonna son déclin définitif.
La création de cet aéroport avait aussi amené beaucoup d'entreprises à quitter  Zaventem pour rejoindre le nouveau pôle d'entreprises qui s'y était développé.
Les liaisons par trains à grande vitesse du nouvel aéroport avec les aéroports de Charleroi et Liège et avec Bruxelles avaient été des arguments importants. Il était également relié au réseau TGV européen via ces grandes villes.
 
Les médias n'avaient pas rencontré de réels problèmes, le nouveau Royaume correspondant à leur zone de travail habituelle.
  
Situation en 2030
  
La présence de beaucoup de représentations internationales à Bruxelles avait énormément aider le Royaume dans la réalisation de ses objectifs.
 
Le Royaume de Belgica s'était taillé une nouvelle image de ses régions par leur dynamisme, leurs innovations, leur esprit d'entreprise. L'esprit d'innovation qui avait déjà fortement commencé avant, les spin-off créées, les entreprises telles EVS, avaient déjà ouvert la voie.
Le surréalisme "belge" était toujours présent dans la  nouvelle culture mais la chose la moins bien partagée, le bon sens, avait mis en exergue et toute décision devait y être soumise et ainsi le "système D" permettait de simplifier toutes les structures aussi bien au niveau de l'état qu'au niveau des entreprises.
 
Si les jeunes flamands parlaient de moins en moins le français (en septembre 2010, il avait décidait que les flamands n'étaient plus obligés de prendre le français comme deuxième langue et on les incitait à privilégier l'anglais …), les écoles d'immersion créées dans la Royaume avaient permis aux jeunes du nouveau Royaume d'être très performants en matière d'usage des langues (pour contredire Monsieur Leterne ….)
 
Les principes de gouvernance du Royaume (basés essentiellement sur le consensus de la population via les référendums réguliers) rayonnent de plus en plus à travers l'Europe (voire le monde). Les anciens clivages politiques (gauche/droite, ..) ont disparu.
Après une grandes inquiétude de la contagion, les principaux dirigeants d'Europe ne purent que saluer cette nouvelle solution "à la Belge".
Le nouveau drapeau, qui marquait nettement la continuité de la Belgique, flottait fièrement sur toutes les maisons du nouveaux pays..
     
Evolution de le Flandre
 
Dans un premier temps, la Flandre triomphante avait salué la création de la nouvelle république de Flandre par des grandes manifestations, dans des décors de couronnes de lauriers et d'arcs de triomphe qui évoquait la Rome antique et étaient ponctuées de chants et d'hymnes dédiés à la Patrie retrouvée.
 
Dans la foulée, le nouveau gouvernement fit voter en urgence une loi d'amnistie pour tous les Flamands qui avaient collaboré avec les nazis et leur avaient rendu leur honneur. …
 
Des réactions francophobes se développèrent. On vit des patrons de restaurants vider des grands crus français aux égouts et présenter une carte des vins réservée aux vins allemands et alsaciens.
 
Mais , rapidement, les dirigeants avaient commencé à déchanter. Monsieur le Président de la République (ses partisans l'appelait "l'Imperator"), Bart Dewever, était très déçu de ne pas être convié aux réunions des autres pays et instances internationales. La reconnaissance du nouvel état par l'ensemble des hommes importants semblait difficile et ses tendances extrémistes (voire racistes) n'arrangeaient rien.
 
L'intervention conjointe de l'ONU et de l'U.E. qui avaient obligé la nouvelle République à l'organisation d'un référendum à Bruxelles et dans la périphérie de Bruxelles, avait amené les dirigeants flamands à reconnaître que cette région est foncièrement francophone et sous la contrainte, ils avaient dû accepter de perdre toute autorité sur cette région.
 
Toutes les administrations et organisations gouvernant la région flamande avaient du trouver une place dans les grandes villes du nord du pays. Ce qui avait créé des grandes rivalités entre les anciennes provinces de Flandre : le Limbourg, parlait déjà de faire dissidence et de quitter la République. (Certains groupes de pression voulaient déjà changer le nom de la République de République de Flandre en République des Flandres)
 
D'un autre côté, le nombre de fonctionnaires et de contrôles (déjà dans les années qui précédaient 2010, le nombre des fonctionnaires avait explosé d'une manière exponentielle : on était passé de ± 38.000 à 45.000 - une augmentation de 20 %) commençaient à freiner les initiatives de création d'entreprise et toutes les aides offertes ne parvenaient plus à convaincre les entreprises étrangères à venir s'installer en République de Flandre.
 
Les campagnes publicitaires communes du Royaume de Belgica et du Nord de la France incitant les Belgicains à privilégier les entreprises et les produits fabriqués par des francophones (à la limite d'un véritable boycott) avaient eu pour résultat que peu de francophones allaient encore en vacances à la côte belge. Les nombreux contrôles des fonctionnaires flamands quant à l'usage de la langue flamande, l'origine flamande des produits, l'accès à certaines professions pour lesquelles il fallait justifier que l'ont été la suite d'au moins 3 générations de Flamands, avaient aussi découragé les non-flamands à fréquenter la Flandre et le tourisme en avait pris un coup dont il avait beaucoup de mal à se relever.


Dès le début de la campagne électorale, le naissance (ou la renaissance) de partis extrémistes flamingants avec leurs discours très racistes, avaient provoqué le départ de beaucoup d'immigrés (même ceux qui avaient acquis le nationalité belge) vers Bruxelles et le sud du pays. Certains de ces partis avaient renoué avec des pratiques "nazies" par la création de branches armées plus ou moins secrètes. Ces "soldats" de la Flandre créaient régulièrement des incidents dans les quartiers à taux d'immigrants élevé. Ces échauffourées avaient apporté un sentiment de grande insécurité à la population. D'autant que les réactions de ces partis extrémistes avaient condamné les partis démocratiques au silence.
 
Après les pertes d'emploi catastrophiques dans certains secteurs (automobile, ...) le vieillissement de la population, et l'augmentation du chômage, rendaient la gestion des budgets très difficile voire à la limite de la catastrophe. Et la prise de pouvoir par la force de la République quasi-dictatoriale inquiétait les épargnants et les organismes étrangers. 
La capacité de la Flandre à avoir recours à l'appel de fonds était largement ébranlée. Les sociétés de notation avaient d'ailleurs émis des avis très alarmants quant à la solvabilité à long terme de la nouvelle République. Les retenues à la source sur les travailleurs du Royaume n'étaient pas considérées pour les gouvernants flamands comme un précompte professionnel et l'administration fiscale taxait les travailleurs sans en tenir compte.
Devant une telle situation, les travailleurs de la République n'avait qu'une solution : s'expatrier. Le taux de chômage dans la République avait atteint des taux records.
 
Dans le même temps le Royaume de Belgica avait offert aux propriétaires d'immeubles en République de Flandre qui les vendaient de bénéficier d'une importante réduction des droits d'enregistrement lors du réinvestissement du produit de la vente dans l'achat ou la construction d'un nouveau logement.
 
La création de la République avait été envisagée depuis longtemps par les partis extrémistes. Mais leur culture (ou plutôt leur inculture) politique basée essentiellement sur des slogans démagogues d'extrême droite  et sur leur conviction inébranlable de leur supériorité ne leur avaient pas permis (leurs staffs de réflexion étaient quasi inexistants) de mesurer réellement toutes les conséquences de la séparation.
 
L'armée flamande avait choisi de fusionner avec l'armée hollandaise.
 
Les relations entre les Pays-Bas et la Flandre s'étaient un peu améliorées depuis les élections dans ce pays qui avaient porté l'extrême droite au pouvoir.
 
Pour reloger l'ensemble des détenus condamnés par des juridictions flamandes casés dans les prisons situées dans le nouveau Royaume, la nouvelle République dut faire appel aux prisons hollandaises. (Pendant une période transitoire, pour permettre cette délocalisation, la République de Flandre devait payer un "loyer" par prisonnier au Royaume.)
 
L'Etat, la République gouverne le peuple sans tenir vraiment compte de son avis malgré une minorité grandissante de pro-royalistes qui commence à se développer.
 
Les écoles avaient remis à l'honneur le port de l'uniforme et beaucoup d'entre elles avaient supprimé la mixité scolaire. Les organisations du style "scout" avaient proliféré et certaines ressemblaient fort à des organisations paramilitaires.
 
 
 
 
La suite, une fin …
Laissez travailler votre imagination ….
 
 
 


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