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Anecdote 18 Domaine : collections de peintures. Le « collectionneur » et ses enfantsjeudi 25 septembre 2008, par Braléon Pol 2 réactionsHéritage de tableaux : bonne affaire ou cruelle déception
Un père prévoyant avait acquis des tableaux de peintres relativement bien cotés de sa petite ville de province, en évitant toutefois de « se ruiner » en achetant le top niveau, en vue de transmettre à ses enfants un capital rapidement monnayable si nécessaire. Cet homme prévoyant eut une longue et heureuse vie bien au delà de sa mise à la retraite. Le « matelas » qu’il croyait avoir constitué pour ses enfants resta accroché à ses murs pendant 40 ans en moyenne. Heureux de recevoir cette manne « céleste », les héritiers en question accrochèrent leur trésor à leurs murs à eux. L’un d’eux se décida à vendre une partie du précieux viatique. Il tomba de haut. Les responsables des salles de ventes locales fournirent des estimations ridiculement basses. Un petit tour sur internet avec le concours technique des (petits) enfants fit encore baisser « l’espérance mathématique » des prix de ventes. L’un d’eux eut la bonne idée de consulter le Dictionnaire biographique des sciences, des lettres et des arts en Belgique d’Eugène de Seyn édité en 1936 et de le comparer avec notre Dictionnaire des peintre belges actuels : la plupart des artistes dont les œuvres avaient été collectionnées par leur père avaient manifestement subi une terrible « décote », les dates de décès n’étaient même pas mentionnées, les cv avaient fondu ou même parfois carrément disparu. La consultation des logiciels payants ou gratuits d’évaluation des artistes noircit encore le tableau. Une entrevue avec un antiquaire acheva le tableau (sans jeu de mots !) : les jeunes n’apprécient plus du tout les sujets qui y sont traités. A titre d’exemple, alors que les peintres d’hier couraient en rangs serrés vers les mêmes endroits de la « Campagne » ou des « Fagnes » pour en ramener de fort beaux tableaux, aujourd’hui cette « campagne » et ces « Fagnes » ne valent plus grand chose sur le marché de l’art même s’il reste l’un ou l’autre sous-thème encore recherché. Faut-il se lamenter ? Je ne le pense pas. Dans le cas d’un héritage de ce type, il faut plutôt prendre en considération les éléments suivants :
Voici quelques exemples de tableaux que l’on aurait pu trouver dans des héritages et qui auraient pu se retrouver sur le marché à des prix défiant toute concurrence.
Ils méritent beaucoup mieux.
Certains de ces tableaux ont d’ailleurs été évoqués dans des anecdotes précédentes. Braléon Pol. Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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