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Anglais, 2ème langue dans l’enseignement flamand : prenons exemplemercredi 27 juillet 2011, par XXX 4 réactionsLe ministre flamand de l’Enseignement, Pascal Smet, souhaite voir l’anglais obtenir le statut de deuxième langue en Flandre pour l’année scolaire 2013-1014, faut-il être choqué ? Pas du tout, il ne s’agit pas là d’une déclaration fracassante de la part du ministre socialiste car, tout d’abord, le français conservera son statut actuel : Ouf voilà les francophiles rassurés ! En effet, le ministre part du principe « qu’un Flamand ne doit pas être bilingue mais trilingue ». Ensuite, et surtout, parce que la Flandre s’adapte tout simplement à la réalité du terrain : l’anglais s’est imposé comme la langue internationale et constitue une langue capitale sur le marché du travail. Par contre, monsieur Smet ajoute ne pas comprendre pourquoi l'enseignement francophone ne rend toujours pas obligatoire l'apprentissage du néerlandais comme seconde langue. Et bien, je vais tenter de lui répondre. Contrairement aux affirmations du ministre Smet, le néerlandais occupe encore une place encore bien trop privilégiée dans l'enseignement francophone, notamment en raison du faible financement de l'enseignement des langues. Il est en effet fréquent que des élèves de 5ème primaire se voient imposer le néerlandais au détriment de l'anglais ou de l'allemand. Ce choix aura indéniablement des répercussions sur leur parcours futur, et plus précisément dans l'enseignement secondaire.
Si la Flandre choisit de privilégier l'anglais aujourd'hui, soyons cohérents, la Fédération Wallonie-Bruxelles doit absolument aller dans le même sens et repenser l'ordre dans lequel elle enseigne les langues : «privilégier de facto l’apprentissage du néerlandais repose sur une démarche politique affective et trahit surtout des liens de vassalité»1. Oui, il existe bien un lien de vassalité qui trouve sa source dans le cadre belge, tant en Flandre qu'en Wallonie on a estimé jusqu'à présent qu'il fallait privilégier, artificiellement, la langue de l'autre communauté parfois contre la logique économique ou culturelle. On peut citer à titre d'exemple, l'Est de la Wallonie qui aurait d'avantage intérêt à privilégier l'allemand plutôt que le néerlandais. «Enfin il faut veiller à ce que la place faite aux langues étrangères ne se fasse pas au détriment de la langue maternelle dont les lacunes ont été révélées par les enquêtes de L’OCDE. Les jeunes francophones ont moins de cours français que leurs voisins de France»1. Et puis notons aussi que, contrairement aux idées reçues, le bilinguisme n'est pas la réponse à tous les maux (tant en matière d'emploi qu'en ce qui concerne l'avenir de la Belgique). Sur le marché de l'emploi, d’après une enquête menée par le Forem, la connaissance des langues en Wallonie ne constituerait pas un critère de recrutement essentiel pour les entreprises. En effet, sur les 118.840 offres d’emploi répertoriées en 2010, seules 12 % mentionnaient explicitement une exigence linguistique ... A lire : L'anglais comme deuxième langue dans l'enseignement flamand Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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