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Arrêtons de laisser nos adversaires tirer les premiers !mercredi 15 décembre 2010, par Claude Thayse 4 réactionsVoir en ligne : http://www.claude-thayse.net/articl...
Nous ne sommes plus en 1745 à l’époque de la bataille de Fontenoy (*) quand la règle du combat d'infanterie interdisait à une troupe de tirer la première dans un combat rapproché, afin de ne pas être désarmé ensuite devant le feu de l'ennemi, le rechargement des armes s'avérant très long. Le principe moderne de stratégie ayant évolué avec le pouvoir destructeur des armes, il vaut mieux, aujourd’hui, tirer les premiers. Et parmi ces armes de destruction massives, il y a la communication. La vague d’indignation (affectée) aux propos de Bart De Wever, le « flämischen Nationalistenführer » comme l’a qualifié fort joliment l’hebdo allemand « Der Spiegel », n’est pas encore retombée que d’aucuns sortent les chiffres pour le contrer. Des chiffres connus pourtant. Mais pas assez et surtout venant trop tard. Bien sûr André Antoine, le ministre du Budget et des Finances wallon a raison d’évoquer le dernier rapport de la Cour des comptes sur le budget 2011, selon lequel l’intervention de solidarité nationale au profit de la Wallonie a diminué. Il a raison de souligner que l’écart par rapport à la moyenne nationale passerait de -14,92 % en 2007 à -12,28 % en 2010. Il a raison de préciser que l’IPP est en progression de 8 % en Wallonie en 2011 par rapport à 2010, les impôts régionaux augmentant de 3,6 % sur la même période. Il n’a pas tort de souligner également la bonne tenue de l’emploi en Wallonie, grâce probablement aux mesures anticrises mais aussi à des modifications structurelles qui ont mené à une baisse du chômage de 2,9 % en novembre 2010 par rapport à novembre 2009, et de 2,1 % par rapport à octobre 2010. Il est judicieux de rappeler l’évolution favorable des investissements étrangers (Pensons à Google, Microsoft, H & M, Cooper Vision, pour ne citer que ceux-là, mais ils ne sont pas les seuls.) On ne le sait pas assez, mais nous progressons. Ainsi dans certains secteurs pointus comme la recherche biomédicale par exemple, la Wallonie est aujourd’hui, au regard de sa taille, le premier acteur biomédical au monde avec des entreprises comme Baxter, GSK, UCB, Johnson & Johnson, pour prendre des poids lords mondiaux. Mais c’est toujours tirer un coup trop tard. Le virus de pensée inoculé par la Flandre et ses alliés belgicains continue à faire des ravages. Pour tout le monde, des journalistes aux politiciens, des Français au reste du monde, aux yeux de nos voisins comme à ceux de nos propres citoyens, la Wallonie ne peut être qu’un boulet. Une région en dés-errance qui ne survivrait que grâce aux transferts financiers d’une Flandre travailleuse, riche et évidemment généreuse. C’est un postulat. Il est pourtant aussi faux qu’incontournable.. On nous a construit de toute pièce - et en toute mauvaise foi - une mauvaise réputation pour dissimuler le pillage dont nous avons fait les frais depuis presque deux siècles. C’est ça la réalité. Et malgré ce passé, la Wallonie n’est pas dans les cinq Régions les plus pauvres d’Europe comme la Flandre n’est pas – et de loin – dans les cinq plus riches. Il est temps d’apprendre à communiquer enfin positivement sur la Wallonie. Nous avons vraiment là quelques coups de retard. Il est temps d’appeler les Wallons à avoir une légitime réaction d’orgueil, de fierté et de courage. (*) Pour la petite histoire, il faut relever que si l'attaque des Anglais fit de gros dégâts au sein des troupes françaises, celles-ci finirent par reprendre le dessus sous les yeux de Louis XV, qui assistait à la bataille. Les Français perdirent 7000 hommes, les coalisés 15000. Et… la Flandre allait bientôt tomber toute entière aux mains des Français ! Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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