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Bashar El Assad à Paris, au grand dam des hurleurs habituels.jeudi 19 juin 2008, par Internecivus raptus
Les faits : quelques jours avant le 14
juillet, une tripotée de chefs d’États étrangers seront présents à
Paris dans le cadre de discussions touchant au projet Histoire de vous rafraîchir un tantinet la mémoire, ces deux pays sont théoriquement en état de conflit armé l’un avec l’autre depuis 1948. Aucune armistice, aucun accord de paix n’a jamais été signé. Il ne s’agit pas d’un état de guerre ouverte - quoi qu’il se passe beaucoup de trucs pas sympas par forces paramilitaires, guérillas et milices interposées, le tout téléguidé en loucedé par les uns comme par les autres. Toujours est-il que jusqu’à il y a peu, Israël et la Syrie se regardaient en chiens de faïence (prêts à mordre, faïence ou non) de part et d’autre des hauteurs du Golan. Faut dire que le père El Assad, Hafez de son p’tit nom, c’était pas un rigolo, comme mec. Enfin comme mec, je sais pas, mais comme président en tout cas. Tandis que le fiston qui a pris sa place à la présidence syrienne, il est un petit peu plus décoincé. Toujours est-il qu’il a fini par se dire, ainsi que son homologue israélien le premier ministre Ehud Olmert, que 60 ans de conneries ça commençait à bien faire, et qu’il faudrait bien qu’un beau jour on se cause. Les premiers contacts, très discrets, ont eu lieu en mai 2008 via la Turquie. Faut bien commencer quelque part.
Si je vous raconte tout ce laïus, ce n’est pas pour écrire un billet sur le conflit israélo-arabe. Ce n’est même pas le sujet principal de cette note. Je voulais juste expliquer le contexte, et les enjeux. Des négociations de paix. Une paille, quoi. Mais quelle est la seule chose qu’on entend, à quelques exceptions près ? Le cœur des pleureuses et autres adeptes effarouchés du "je lave plus blanc que blanc". Le scandale du dictateur syrien invité d’honneur du 14 juillet. La Patrie des droidlhôm qui a une fois de plus failli. Passons sur le fait qu’El Assad ne soit pas pas invité d’honneur : c’est Ban Ki Moon, le Secrétaire Général des Nations Unies, qui s’y colle. Et sur le fait qu’il ne sera pas le seul chef d’État présent, puisqu’il y en aura une quarantaine. De toute manière, Bashar El Assad était en son temps reçu par Chirac. Je ne crois pas me souvenir que ça emmerdait grand monde à l’époque. Bref, ça gueule. Peu importe si, à travers ce genre d’initiative (même si elle est désormais beaucoup plus incertaine que ce qui était annoncé en début de semaine), un bénéfice considérable pourrait revenir à la France en tant que médiateur privilégié de négociations de paix entre deux pays qui se tapent dessus depuis plus d’un demi-siècle. Et que le poids potentiel en vie humaines sauvées vaut bien une invitation. Mais cela, le chœur des pleureuses indignées ne le voit pas. Ou ne veut pas le voir, et se régale du plaisir toujours renouvelé et jamais émoussé de taper sur Sarko just for the sake of it. Laisser un commentaire |
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