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Le premier ministre abandonne son équipe. Les responsables au pouvoir traînent à prendre leurs responsabilités et lorsqu’ils les prennent c’est à contre sens et créent un problème supplémentaire. L’armée redevient plus offensive. Les sans papiers jouent avec la mort. Le peuple en a assez des atermoiements des élus de la nation. Le compromis "à la belge" ne fait plus recette. Le pouvoir d’achat est grignoté. La Belgique fédérale implose. C’est la Crise.
Faute d’avoir pu trouver chez nous un groupe de sages faisons appel à la sagesse chinoise qui prouve chaque jour ses capacités d’adaptation dans les pires situations et les contraintes les plus drastiques. En chinois le mot crise se dit "Wei-Tchi" et signifie à la fois danger et opportunité. Ce qui offre l’avantage de voir les 2 faces de la crise, le danger, bien sur, mais aussi les opportunités de changement et d’évolution. La crise est le signe que certaines visions , certaines institutions obsolètes doivent muter ou disparaître pour faire place à de nouvelles plus adaptées aux nouvelles réalités. Seul le changement est permanent. Pour acquérir ses bras et ses jambes l’évolution à contraint le mammifère marin que nous étions à abandonner ses attributs aquatiques. C’est ce que doivent comprendre nos politiques. Cela fait longtemps que le nord du pays revendique le confédéralisme. La Suisse le pratique depuis longtemps et n’en a pas disparu pour autant. Notre pays compte 3 régions, 4 communautés et une population d’origine étrangère, légale et illégale, de plus en plus importante. C’est cette diversité qui fait notre spécificité et notre richesse qui peut redevenir exemplative comme le "compromis à la belge" l’a souvent été par le passé. Que le citoyen soit Belge d’origine ou résident par choix, chacun à le droit humain de (re)trouver sa PLACE, sa PART et SA DIGNITE et c’est le rôle du politique d’y pourvoir. La politique est l’art de vivre ensemble et de rendre possible ce qui est nécessaire et souhaitable pour le plus grand bien du plus grand nombre dans une complémentarité harmonieuse de toutes les tendances extrêmes. Il est peut être temps de repartir d’une page blanche et de considérer les faits. Le droit de la langue et du territoire "Moeder taal en vaderland" préoccupent Flamands et Francophones depuis des décennies. Alors que l’Europe tente de rendre les frontières plus perméables, nous continuons à naviguer à contre courant. C’est épuisant et parfaitement inutile. C’est le bon sens du peuple qui peut sauver la Belgique si le politique décidait d’avoir le courage et l’honnêteté de le consulter par référendum. Bruxelles et son interland représente 2 millions de citoyens qui contribuent pour 1/3 au PIB de la Belgique. On y parle couramment plus de 70 langues et plus de 200 y sont représentées. Flamands, Wallons et résidents étranger de l’interland représentent 50% de la population de cette région qui vivent en bonne intelligence depuis des siècles. Seuls les politiques jouent à se disputer pour justifier leur prochaine réélection. Se conduisant comme en terrain conquis il oublient qu’ils sont nos employés de plus en plus grassement rémunérés pour leur incompétence à s’entendre alors que nombre de ceux qui les ont mis au pouvoir peinent à boucler leur budget. Montesquieu a oublié de nous dire qui doit écrire les règles du pouvoir et qui ne doit surtout pas les écrire. Qui fixe l’évolution de leurs émoluments, prérogatives et avantages ? Eux, trouvez-vous cela normal ? Faire perdurer nos querelles institutionnelles et étouffer Bruxelles dans ses 19 communes même avec des facilités, remises régulièrement en question, risquent de nous faire perdre le statut et les privilèges de "Capitale de l’Europe". Strasbourg, Berlin et Constantinople sont depuis longtemps dans cette attente. Quand au partage des recettes de contributions, il est possible de faire simple, éthique et équitable : 1/4 pour le fédéral, 1/4 pour la Flandre, 1/4 pour la Wallonnie et 1/4 pour Bruxelles et son interland. Ce qui permettrait enfin à Bruxelles de remplir pleinement son rôle de Capitale Européenne. Ces solutions auraient le triple mérite de ménager les susceptibilités linguistiques, respecterait les limites territoriales du Brabant Flamand et Wallon. les communes gardant chacune leurs prérogatives locales. Pour que Vive la Belgique et ses spécificités. Laisser un commentaire |
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