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Belgique : les latrines des indépendantistes flamandsjeudi 17 février 2011, par Jean Quatremer 5 réactionsVoir en ligne : http://bruxelles.blogs.liberation.f...
Qu’a donc fait le Soir pour être ainsi qualifié de journal de chiottes ? Samedi, le quotidien a osé publier une photo d’une affiche électorale de 2003 pour la campagne sénatoriale où l’on voyait Bart De Wever poser en compagnie de Marie-Rose Morel, l’ex-Miss Flandre qui a, ensuite, rejoint l’extrême droite du Vlaams Belang avant de mourir d’un cancer et d’avoir droit à des funérailles nationales samedi. La photo accompagnait un article pour le moins mesuré rappelant le parcours de deux amis que la politique a séparés (De Wever sous entendant même que Morel était une prostituée) avant que la mort ne les réunisse. Mais le quotidien libéral flamand, Het Laastste Nieuws, choqué que les Francophones belges ne partagent pas l’unanimisme compassionnel flamand pour la « mère courage », a accusé, lundi, Le Soir de vouloir rappeler les liens – réels — entre Bart De Wever et l’égérie d’extrême droite devenue l’incarnation du courage face à la maladie. C’est à cela que répondait Bart De Wever : « j’ai déjà traversé bien d’autres choses que cela. Ce journal m’a déjà accusé de négationnisme, il a déjà appelé à me faire interner, et dans une chronique, avec une intention humoristique, de me noyer. Le Soir est honnêtement dit un journal qui n’est même pas bon à utiliser comme du papier toilette. Je ne le lis pas, je ne regarde pas non plus le site du Soir et je peux conseiller à tout le monde d’en faire de même » (précisons qu'aucune de ces accusations n'est fondée). Dans le même mouvement, le leader nationaliste a exigé que la télévision publique francophone « s’excuse » pour un reportage diffusé samedi soir et soulignant que Morel avait été, certes malade, mais surtout d’extrême droite et s’interrogeant sur la signification politique de l’hommage que lui rendait une partie de la Flandre, interrogation fort légitime. Bart De Wever, qui boycotte aussi la RTBF (qualifiée en son temps de « radio mille collines » par l’actuel premier ministre, le CD&V Yves Leterme, la radio rwandaise qui a appelé au génocide) ainsi que le Monde et Libération, déteste manifestement la presse qui ose dénoncer le nationalisme flamand. Et s’il insulte sans retenue les médias, comme le montre cette nouvelle sortie, et plus généralement les Belges francophones accusés de vivre aux crochets de la Flandre, même la critique la plus argumentée n’a plus droit de cité. Le visage bien peu démocratique de la N-VA apparaît désormais clairement. La radicalisation du débat public en Belgique, initiée et soigneusement entretenue par les flamingants, commence sérieusement à inquiéter (en privé) quelques responsables politiques francophones. Il y a de quoi, alors que la crise politique apparaît chaque jour de plus en plus insoluble. Photo: Reuters Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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