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Belgique, requiem pour modèle démocratique et social, 2ème partiedimanche 13 avril 2008, par Activista Yves Letreme et E.Van Rompuy respectivement actuel Premier ministre et parlementaire CD&V affichent leur opinion lors du "Gordel" ’06, évènement cyclo-flamingant. ("split BHV (1) now !" ) Après le
panorama politique, son mode d’emploi et la problématique de Bruxelles
(en français dans le texte), voyons les
défis qui attendent ce gouvernement que beaucoup estiment comme mort-né ou
condamné à moyen terme. Et posons les questions essentielles : les Belges
veulent-ils du divorce, s’agit-il d’une lubie des politiques ou pire : d’une
manœuvre aux buts inavoués ? Suite à l’énième gifle que fut la scission de "BHV"(1) et malgré leurs menaces les partis francophones de l’"Orange Bleue" accusèrent le coup se contentant d’émettre quelques protestations de circonstance...Juste avant Noël et ses six mois de crise les partis signèrent une trêve dans l’urgence, le roi (re) nommait le Premier ministre sortant -Guy Verofstadt- à la tête d’un gouvernement intérimaire fait d’une coalition de tous les grands partis destinés à rassurer la population, les partenaires internationaux, la bourse et les marchés, bref à donner l’illusion d’une sortie de crise tout en traitant les affaires courantes en souffrance. Signe des temps flexibles : le gouvernement lui-même devient intérimaire ! Trêve de Noël et
"Gouvernement Intérimaire". Et nous voici donc après le vote en commission de la scission de
"BHV"(1) et l’intronisation du gouvernement
de M. Leterme. A la veille de la ratification possible de cette scission par le
parlement et d’une inévitable réforme constitutionnelle et fédérale, exigences
des partis flamands qui conditionne tout accord budgétaire ou autre. Sans
réforme nouvelle crise et bye-bye Belgium ! Ces élus qui appellent, préparent ou tentent de provoquer la fin de la Belgique expriment-ils ainsi la volonté de leurs électeurs ? En clair est-ce la volonté des Belges ? Du coté wallon ou bruxellois, donc francophone, seule une minorité insignifiante en est partisane, parmi eux quelques "rattachistes" à la France. Du coté flamand par contre existe une minorité de séparatistes avoués mais cette fois elle est significative. Il y a évidemment les électeurs de la NVA indépendantiste, une partie de celui du Vlaams Belang et de la droite classique. Ce courant est aussi présent au sein de la gauche flamande mais il y est mineur. De nombreuses enquêtes ont démontré qu’une grande partie des électeurs des partis tenant un discours séparatiste ne le sont pas pour autant. Bien que la frénésie des sondages qui agite les médias de masse mérite à elle seule une analyse détaillée, contentons-nous ici de souligner une évidence concernant ceux qui assurent que la Flandre compterait bientôt une majorité d’indépendantistes. Certains sondages annonçaient jusqu’à 45% de partisans du divorce... Français, imaginez les résultats de sondages qui demanderaient aux Corses ou même aux Bretons "Etes-vous partisans de l’autonomie de votre région ?", Espagnols remplacez Corses par Basques ou Catalans, Italiens par Lombards, etc., etc....Bien évidemment une grande partie des sondés, peut-être même la majorité, s’exprimerait en faveur de cette "autonomie" mais ce désir d’indépendance souvent légitimé par une Histoire et une culture propre permet-il d’affirmer que ces sondés soient pour autant partisans du démembrement du pays auquel leur région est attachée, de son état et ses structures dont ils bénéficient ? "Waar vlamingen thuis
zijn !" ( "Où les Flamands sont chez eux !") S’il est une critique flamande fondée c’est l’incroyable
complexité, poids et coût des institutions francophones. Contrairement à la
Flandre qui centralise ses administrations au sein du "Vlaams Raad", les
francophones eux-mêmes se perdent entre les compétences des régions bruxelloise
et wallonne et celles de la "Communauté Française de Belgique" qui les
chevauche. Le nombre de ministères qui découle de cette situation -60 pour un si
petit pays !- est un gouffre financier. Il faut toutefois préciser que cette
complexité était voulue, il s’agissait de garantir à la Flandre la "neutralité"
de Bruxelles. Le pourquoi du
comment. Un divorce et ses scissions de compétences
préalables de ce qui fait le tissu social du pays, seraient et sont déjà
défavorables à l’ensemble de la population, flamands comme francophones, et tout
particulièrement aux Bruxellois. Ce malgré le cliché d’une Flandre riche (60% du
PIB) qui payerait pour une Wallonie en perdition (19% du PIB)
Le peuple belge héritier d’aïeux combatifs et
prévoyants a financé des services publics d’éducation, de santé, de transports,
de pensions, d’allocations sociales, etc. que le monde lui envie, de véritables
trésors qui attisent bien des convoitises. Il ne s’agit certainement pas de
vanter les mérites de la royauté ni des socialistes belges et encore moins de la
patrie mais de discerner les enjeux réels. Ce petit pays dont la devise est :"L’union fait la force". Les récents évènements
Kosovars y ont une résonance très particulière, ils inspirent les uns,
inquiètent les autres. Ils ne sont pas seuls, de l’Espagne aux Royaumes-Unis,
nombreux sont ceux qui craignent un "effet domino". Laisser un commentaire |
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