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L’opinion s’est émue, début de la semaine passée, du verdict clôturant le procès de la catastrophe de Ghislenghien, jugé trop faiblard par rapport au réquisitoire. Et si c’était ce dernier qui était disproportionné ?
Pour rappel, le méga-procès tournaisien s’est soldé par trois condamnations pour homicide involontaire par défaut de prévoyance et de précaution, dont deux avec suspension du prononcé. Pourtant, le « Ministère public » avait réclamé la tête de 14 personnes physiques ou morales. D’où mécontentement des victimes, de l’opinion publique et surtout de la procureure du roi de Tournai, Marie-Claude Maertens. Et pour cause : à l’époque de la catastrophe, l’ex-ministre de la Justice Laurette Onkelinx (PS) l’avait chargée de… coordonner la cellule « VictimesGhislenghien ». À ce titre, Marie-Claude Maertens a partagé de très près la détresse des victimes. Pas de problème jusque là. Mais quand la même Marie-Claude Maertens accuse une brochette exceptionnellement large de prévenus dans une affaire ou elle est procureure du roi, on frôle l’« Arrêt spaghetti », du nom de cette décision de la Cour de cassation, en octobre 1996, de dessaisir le juge d’instruction de l’affaire Dutroux Jean-Marc Connerotte, qui avait participé à un souper de soutien aux familles des victimes. Certes, à la différence du juge d’instruction, le proc n’est pas interdit de tels contacts – d’ailleurs, à l’époque, Michel Bourlet n’avait pas été écarté. Mais pour l’impartialité, on repassera. Et on ne s’étonnera plus de la « disproportion » d’un verdict peut-être plus si laxiste que ça par rapport à un réquisitoire corsé « pour l’exemple ». Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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