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Copenhague : Quelque chose de pourri au Royaume de Danemark ?

jeudi 3 décembre 2009, par Pascal de Roubaix


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Le BEFFROI, mouvement politique que j’essaye d’animer, vient de prendre une position délicate sur le sujet de Copenhague.
Nous n’allons peut-être pas nous faire beaucoup d’amis en nous rangeant dans le camp des éco-sceptiques, mais trop d’éléments restent sans réponse, selon nous, pour assister sans réticence à la grand-messe qu’on nous prépare à Copenhague.

 

Nous n’avons strictement aucune compétence scientifique à faire valoir pour contester ou donner raison aux chantres du catastrophisme, mais nous observons leur conduite et celle-ci nous gène ; trois éléments tout particulièrement.


Il y a d’abord leur manière de nier tout droit de parole à la contestation.

Il se fait qu’un certain nombre de personnes, pouvant faire état de grandes compétences scientifiques, mettent publiquement en doute certains points fondamentaux du discours écologiste. Nous ne savons qui a raison, mais la contestation argumentée est un fait. Elle dit par exemple que le réchauffement tant dénoncé serait bel et bien arrêté depuis plusieurs années, ou qu’en l’an 1000, il faisait manifestement plus chaud qu’à ce jour, ou que le CO² n’est pas la cause mais bien la conséquence du réchauffement, etc. etc. Nous ne savons pas qui a raison et qui a tort. Ce qui est certain, par contre, et très désagréable, c’est que ceux qui contestent le bien fondé des préceptes du GIEC se voient mettre à l’index avec une virulence dénuée de tout argument. Le monde de l’éco-conformisme n’a pas de mot assez cruel pour les stigmatiser : comment peut-on aller à l’encontre de ce que soutient la toute grande majorité des scientifiques ? 

Ah ! Parce que l’exactitude scientifique est une question de majorité maintenant ? (Majorité qui, entre parenthèses est formée de gens qui s’abreuvent, semble-t-il tous, à la même source ; source de chiffres dont, par ailleurs, nul contestataire n’est admis à vérifier la pertinence ou l’origine)

Curieusement pour un débat sur des faits scientifiques et donc mesurables et quantifiables, il ne leur est pas répondu en démontrant qu’ils se trompent, mais bien en les injuriant dans les média et en leur faisant mille procès d’intention.

Deuxième constat plus que troublant : l’affairisme a clairement changé de camp. Nous observons en effet que c’est, comme par hasard, depuis que l’édification d’un code de vie écolo a montré tout son potentiel de nouveau business, qu’il a réussi à se faire fort largement accepter dans son principe, pour ne pas dire se faire attendre dans toutes ses applications. Même l’industrie pétrolière, elle surtout, dont on connaît la puissance, ne peut qu’avouer aujourd’hui être la première bénéficiaire des annonces tapageuses sur la raréfaction de son or noir. Le prix du baril est, lui aussi, un fait qui doit éclairer notre lanterne : à qui profite le crime ?

Et nous ne parlerons pas du barnum pour concierges qu’élaborent sur ces thèmes des communicateurs professionnels qui cultivent les grandes peurs inconscientes des peuples pour en faire un business particulièrement rentable dont la planète n’est que l’évident prétexte. Les montants de leurs cachets et honoraires sont proportionnels aux énormités scientifiques qu’ils déversent sur nos grands et petits écrans sous les applaudissements du peuple, des sponsors opportunistes et du monde politico médiatique.

 

Mais le plus grave n’est pas dans les erreurs ou les manipulations plus ou moins scientifiques. Le plus grave est dans l’idéologie écolo totalitaire que porte tout ce processus et qui a récemment marqué des points dans une opinion publique parfaitement anesthésiée. Sous des dehors de bobos sympathiques et de grands protecteurs de la nature, c’est une idéologie dont ils nous gavent, celle de la contestation du progrès en lui-même. Selon ce qui est en train de devenir une toute nouvelle morale et un codex de type quasi religieux, il faut stopper le progrès de l’humanité. Et ils ne se contentent pas de dénoncer le nucléaire et de refuser toute recherche dans cette direction, d’encombrer nos paysages de dispendieuses éoliennes et de condamner les OGM comme les nanotechnologies, ni de pourrir la vie des automobilistes comme de l’ensemble des consommateurs, non, au lieu défendre raisonnablement une consommation moins débridée, ils poussent leur logique jusqu’à l’absurde, jusqu’au monstrueux : nous avons pu lire dernièrement un de leurs grands prêtres qui calculait l’empreinte écologique de la grossesse, de la mise au monde, des soins, des efforts et de toutes les consommations que demande l’éducation, pour en arriver à contester ouvertement le droit des parents à avoir plusieurs enfants.  Pour ces esprits malades le progrès de l’humanité est en effet le premier ennemi de la nature. 

Bref, tout porte à croire que le sommet de Copenhague risque de mener à des décisions basées sur des notions scientifiques pour le moins douteuses, pour prendre des mesures au mieux inutiles, mais inévitablement lourdes pour le contribuable. Elles seront tout profit, par contre, pour de nouvelles formes d’industries et de commerces, et baliseront « démocratiquement » la route du totalitarisme nouveau: le despotisme vert.

Nous ne croyons pas que le « bien commun » y trouvera son compte.


 

 



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