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Coup d’état politique contre la royautélundi 22 mars 2010, par Belge et fier de l’être 10 réactionsVoir en ligne : http://belgeetfierdeletre.over-blog...
Les partis politiques des deux côtés de la frontière linguistique souhaitent réduire le pouvoir du Roi à 0 dans le seul but de renforcer leur emprise sur le pays, de dévier l’attention des citoyens des vrais problèmes comme le chômage, l’insécurité et le délabrement des services publics ( p. ex. les chemins de fer). En outre, ils souhaitent affaiblir davantage la Belgique. Le 19 mars 2010, le journal Le Soir publiait une liste de noms du cercle privé du prince-héritier Philippe. La liste consiste essentiellement en dirigeants d’entreprise, économistes, professeurs, diplomates et militaires. La direction serait aux mains de Frans van Daele. A ses côtés, on voit l’ancien recteur de la K.U.L., André Oosterlinck, et l’économiste Geert Noels. Ce qui était surprenant, c’était qu’il n’y avait qu’un seul homme politique dans le cercle, Francis Delpérée, un homme qui de plus a été choisi en tant que professeur par le Roi Baudouin Ier parce qu’il était un des seuls à pouvoir expliquer ce système ultra-complexe du fédéralisme que les politiciens avaient imposé à la Belgique dans le but d’affaiblir le pays et de renforcer leur pouvoir. Ce n’est que beaucoup plus tard que ce professeur est entré en politique en participant aux élections régionales de 2004 pour le CDH. Dans l’émission « Mise au Point » du 21 mars 2010, il se demandait d’ailleurs à juste titre à quoi pouvait bien servir une monarchie protocolaire excepté pour fournir des images à Paris-Match ou d’autres revues légères. Le Soir, quant à lui, titrait également à juste titre : “Le monde politique redoute Philippe Ier”. Il est logique que les politiciens aient peur du Prince Philippe parce que son groupe de conseillers possède suffisamment de qualités pour renvoyer les 6 gouvernements et prendre en mains le pouvoir exécutif des 60 ministres. C’est exactement pour cette raison que la particratie nationaliste loue le Roi (trop) docile Albert II et que le futur Roi Philippe Ier, soi-disant trop ambitieux, doit être discrédité à tout prix. Néanmoins, l’équipe du Prince héritier ne pourrait gérer le pays pire que c’est le cas actuellement. Si son équipe s’occupait en outre activement de la suppression de ce fédéralisme résolument bancal, il nous rendrait bien service. A juste titre, la particratie a donc peur du prince héritier. Elle craint en effet de perdre son pouvoir par le retour à la démocratie. Toutefois, connaissant la particratie, elle n’abandonnera pas son pouvoir si vite. Voilà pourquoi, elle lance ce débat pseudo-démocratique sur la fonction protocolaire du souverain et repêche pour les besoins de la cause la vieille histoire du refus du Roi Baudouin de signer la loi sur l’avortement en 1990. La polémique actuelle sert dès lors de paratonnerre pour masquer l’emprise quasi-dictatoriale et nationaliste de la particratie sur la Belgique. La maison royale doit être maintenue dans sa forme actuelle comme contrepouvoir et ceci au moins aussi longtemps que les nationalistes anti-belges sont au pouvoir. Le premier débat devra donc porter sur le pouvoir des nationalistes ainsi que sur le fédéralisme linguistique et non sur une institution qui – surtout en période de crise politique - a prouvé son utilité jusqu’à aujourd’hui. De toute façon, les politiciens ne peuvent décider seuls du sort de la monarchie. Un référendum devra être organisé dans de bonnes conditions (c-à-d sans des pseudo-débats nationalistes qui risqueraient de canaliser les votes).
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