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Un point de vue suisse.
De véritables as du diagnostic, de véritables moines trappistes interdits de parole quand il s’agit de trouver des solutions. Chaque jour apporte il est vrai son lot de nouvelles négatives ou positives, et la balance entre désinformation, croyance et réalité est de plus en plus difficile à faire. L’UDC toujours si prompte au démarrage ne pipe mot. PRD et PDC sont muets ou presque. Bref, de quoi sérieusement douter qu’ils soient en mesure de comprendre quelque chose ces braves parlementaires “pain-fromage”. On apprend ce matin que le Sénat US a adopté le plan Paulson. Vraisemblablement en pure perte, car actuellement on ne voit guère la Chambre des Représentants virer de bord : le citoyen US en grande majorité ne comprendrait pas qu’on le ponctionne d’un “malus” fiscal pour jeter l’argent par les fenêtres. Le plan Paulson est d’ailleurs aussi utile qu’un sparadrap passé de date et qui se décolle. N’oublions pas que les sommes en jeu, aussi colossales qu’elles paraissent, ne sont malheureusement que des gouttes d’eau par rapport à l’exposition des banques. La crise des subprimes est loin d’être finie. Une nouvelle série de “machins sans valeur” arrivera à échéance en 2009 et il faudra bien les négocier. C’est plusieurs milliers de milliards de US dollars qu’il faudrait trouver pour arriver à un résultat. Mais on les prend où ? Dans le village d’indiens que constitue actuellement la Berne fédérale, avec un gouvernement affaibli et qui ne cesse de se chamailler, nul doute qu’on n’a aucune idée de ce que l’on va ou doit faire. Sinon ça se saurait. La Schlumpfette étudie paraît-il les plans de sauvetage de l’UBS, mais en pure perte : la Suisse n’a tout simplement pas les moyens de sauver les meubles. Et doit-elle franchement le faire, on en doute. En revanche il est une mesure concrète qu’elle pourrait instaurer très vite : la création immédiate d’un organisme central bancaire d’État qui ne soit pas inféodé au pouvoir comme l’est la BNS, doté de liquidités en suffisance et qui négocie âprement des refinancements bancaires. On saurait ainsi enfin combien la Suisse a déjà prêté à l’UBS pour qu’elle survive en terme de liquidités, et surtout sur la base de quelles garanties. Car il n’est nul besoin d’être grand clerc pour comprendre que ce sont sans doute des garanties de papier mâché listées à la grande hâte qui contrebalancent actuellement les avances de trésorerie de la BNS à l’UBS. Et ça finalement le citoyen a le droit de le savoir, et d’être au bénéfice de ce qui s’appelle la transparence. Elle a même un préposé à la transparence, le même que celui qui est censé protéger les données personnelles mais qui doit visiblement être un peu caché par la fumée de certaines pipes, ou peut-être par l’ombre du Nez. Laisser un commentaire |
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