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Voir en ligne : http://blog.pickme.be/2010/05/22/de... Coïncidence ou clin d’œil de la Providence – c’est la Pentecôte… -, il y a deux gazettes qui valent leur prix, ce samedi: La Libre qui publie une décapante interview de Bart De Wever et De Standaard qui, pour sa part, interroge Olivier Maingain. De Wever m’épate toujours. Ce type est exceptionnellement doué pour l’analyse. Il met toujours le doigt là où ça fait mal:
C’est en effet le point crucial.
Mais cela ne semble pas émouvoir Olivier Maingain. Ce qui le préoccupe, lui, c’est le sort des francophones qui habitent en Flandre. Enfin… dans la périphérie bruxelloise. Ces deux-là ne vivent donc manifestement pas sur la même planète. Et c’est fort ennuyeux.
A y regarder de plus près toutefois, les revendications de Maingain sont assez faciles à satisfaire, comme le relève Guy Tegenbos dans son édito.
Ce que le journaliste n’aperçoit pas, ou feint de ne pas apercevoir, c’est que le président du FDF ne dit peut-être pas tout. Sont-ce vraiment les droits des francophones qui l’intéressent, ou bien plutôt le petit capital bien juteux que représentent quelques dizaines de milliers d’électeurs qui se sentent « opprimés » en Flandre? J’ai le même souci avec Bart De Wever, d’ailleurs. Il est prisonnier lui aussi d’un électorat de Dupont-Lajoie flamands, ni plus ni moins agressifs et haineux pour l’Autre que leurs correspondants francophones. En leur temps (1977), des Schiltz et des Outers avaient eu le courage de passer outre et de brûler leurs vaisseaux en élaborant le pacte d’Egmont. L’establishment belgicain (le CVP de Tindemans, contre celui de Martens) a réduit cet espoir à néant, avec l’appui circonstanciel des myopes les plus radicaux du Mouvement flamand. Schiltz et Outers ont payé leur audace au prix fort. S’ils avaient réussi, on ne parlerait aujourd’hui plus de BHV: l’arrondissement serait splitté depuis trente ans et les « droits d’inscription » pour les francophones d’au-delà les communes à facilités seraient également éteints… C’est le président de la Volksunie, Hugo Schiltz, qui avait initié le mouvement qui conduisit à la conclusion du pacte d’Egmont. En envoyant un billet à Willy Claes, dans les allées du parlement. Quel francophone influent oserait-il aujourd’hui envoyer un post-it à Bart de Wever ou à Kris Peeters? Ou à Johan Van de Lanotte? Pour donner une dernière chance à un Etat belge considérablement amaigri mais enfin efficace, au bénéfice de tout le monde? Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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