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Déséquilibre entre francophones et néerlandophones

lundi 19 avril 2010, par XXX


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Voir en ligne : http://www.sebastienstrazzer.be/?p=990

Il y a, tant au fédéral qu’à Bruxelles, un déséquilibre manifeste entre les représentations des deux communautés. Au fédéral, alors que les francophones apportent le plus grand nombre de députés à la majorité gouvernementale et que la parité linguistique doit être respectée, on constate malgré tout que les fonctions régaliennes filent entre les mains flamandes (et ce depuis le gouvernement transitoire Verhofstadt III) : Affaires étrangères, Défense, Intérieur, Immigration, Justice et … le 16 rue de la loi que les francophones n’espèrent même plus occuper un jour. Bref, lorsque la Belgique débarque à l’étranger, elle a un visage uniquement flamand.

En ce qui concerne la Région bruxelloise, il y réside un peu moins de dix pourcent de néerlandophones et pourtant ceux-ci bénéficient d’une large surreprésentation.

En effet, dans les administrations, les néerlandophones bénéficient d’un cadre linguistique très (trop ?) favorable. Un quota de vingt-cinq pourcent de fonctionnaires et agents communaux leur est réservé et la moitié à partir du « grade » de directeur. Avec une telle répartition, les néerlandophones sont nettement avantagés pour les promotions.

Il y a également l’obligation pour tout fonctionnaire ou ouvrier de passer un examen linguistique pour être nommé. Étant donné que les bruxellois francophones entendent moins parler l’autre langue, n’ont-ils tout naturellement plus de difficultés à réussir un tel examen ? On pourrait également se poser des questions quant à l’utilité d’un tel examen pour certains emplois …

Au niveau de la représentation politique, le déséquilibre existe aussi. Tout d’abord par l’imposition qui est faite à la Région de Bruxelles-Capitale de disposer d’une surreprésentation d’élus néerlandophones dans sa députation sans oublier la parité – Ministre-Président exclu – de son gouvernement.

Il existe aussi la possibilité pour les communes bruxelloises de disposer d’un échevin surnuméraire s’il est néerlandophone. Si le collège compte cet échevin ou un président de CPAS néerlandophone, la commune percevra sa quote-part des 23,8 millions d’euros affectés à une dotation spécifique, dotation qui découle de l’art. 46 bis de la loi spéciale relative aux institutions bruxelloises, c’est à dire des moyens spéciaux mis à disposition par le … fédéral.

Ces avantages faussent très clairement le jeu démocratique, travailleurs et élus bruxellois ne sont pas sur un pied d’égalité face aux néerlandophones.

 


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