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Mademoiselle Barbie avait réussi l’exploit de s’intégrer à la société iranienne
avec ses deux compères Harry Potter, magicien bien connu et Spiderman,
homme-araignée qui étend sa toile de par le monde. Mais le couple star n’a pas pu échapper au regard réprobateur des ayatollahs et le couple mythique se voit interdit de résidence depuis 1996. Les fabricants américains ont omis de créer dans la palette vestimentaire de Miss Barbie le tchador qui sied tant à la pensée iranienne et si peu aux femmes. Les religieux musulmans ont décidé d’éradiquer la pernicieuse poupée aux allures de perverse occidentale sans préciser le sort qui sera fait à Ken. Peut-être l’ajout d’une simple barbe lui permettra-t-il de survivre à sa destruction massive. Autrement dit : les poils sont salvateurs. Une interdiction qui n’a nullement empêché les marchands de se procurer ces jouets par le biais de filières de contrebande. Un véritable réseau de résistance a permis de contrer l’interdiction et Barbie continue de passer en Iran contre vent et marées de la pensée islamiste. L’Iran vient récemment de lancer deux nouvelles poupées Sara alias Barbie et Dara alias Ken sur le marché, ces derniers n’ont pas l’aura des stars américaines et peinent à se faire acheter. Il est vrai que Sara est moins séduisante que Barbie, elle est impossible à déshabiller. Quand on sait que le principal plaisir de la petite fille est de dévêtir et revêtir inlassablement sa poupée, la situation prête à rire. Une chose est sûre les Ayatollahs n’ont pas fait preuve d’un grand sens du marketing, mais d’un grand sens pudique. Il y a des peuples où hommes, femmes, enfants, vivent nus, il y a des peuples où les vêtements sont réduits à leur portion congrue et personne ne s’en offusque. Ils semblent si loin dans leur manière de vivre qu’on semble ne pouvoir se rapprocher de leur mode de pensée et pourtant, ils font pourtant partie de cette humanité qui nous est commune. Chez nous, en occident souvenons-nous qu’il y a peu de temps, la femme en aucun cas n’avait le droit de montrer sa cheville et que la première femme ayant fait scandale en se déshabillant en public s’appelait Colette. Les années 60 apporteront leur lot de libéralisation de la mode vestimentaire féminine et masculine. Mini-jupe et décolleté pigeonnant descendront dans la rue et les corsets seront rangés au placard. Combien de temps a-t-il fallu à une femme occidentale pour qu’elle puisse se dénuder sans pour autant choquer. Combien de temps faudra-t-il aux femmes iraniennes pour faire tomber le voile sans faire tomber de honte le regard des hommes dans la rue. Et si tout cela n’était qu’une question de temps ? Laisser un commentaire |
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