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Charles Bricman a démontré que la NV-A estimait avoir perdu sur toute la ligne dans le processus de négociation: réforme de l’État impressionnante sur les montants mais à la marge en terme de pouvoir réel, des principes sur la loi de financement qui en balisent très sévèrement la réforme et, surtout, un débordement sur son flanc gauche au sein du gouvernement à venir. Rendez-vous compte; le cdh, en vertu de la parité, y obtiendrait 3 ministres, soit autant (ou presque) que la NV-A. Avec Elio 1er ministre, la NV-A serait mise en minorité avec son programme socio-économique de droite. D’où l’erreur fondamentale, séminale, initiale de Bart De Wever: s’embarquer dans des négociations à 7, SANS les libéraux. Raison pour laquelle il ne bougera plus sans les libéraux: on peut le comprendre. De son côté, les francophones et Elio di Rupo en tête, ont de l’avis général bien poussé la négociation. Personne ne conteste sérieusement aujourd’hui la responsabilité déterminante de la NV-A dans l’échec des négociations. Elle s’en trouve isolée. Mais voilà, il est dangereux d’isoler un mammouth électoral qui se sait incontournable. La NV-A a les moyens de l’intransigeance et peut se permettre, stratégiquement aussi bien que programmatiquement, d’aller au clash. Le PS a rudement bien joué son coup, il a ficelé Ecolo et le cdH, il a négocié une grande réforme de l’État qui ne fasse pas perdre un euro aux francophones, qui les renforce sans les appauvrir et, enfin, il a isolé politiquement son adversaire principal. Au passage, Di Rupo y gagne ses galons d’Homme d’État primo-ministrable. Il refuse dès lors de toucher à cet équilibre qui lui est foncièrement favorable et profite de sa position de force pour pousser la NV-A dans les retranchements de sa responsabilité.
Je pense que les élections auront lieu en janvier 2011. Pourquoi janvier? D’une part, parce que trois mois correspondent plus ou moins au délais de dissolution des chambres et de convocation des électeurs. D’autre part, parce que ce sera là le terme de la présidence belge de l’UE et que le souhait existe que le gouvernement actuel, même démissionnaire, poursuive et achève cette mission de présidence. Le seul espoir qui subsiste est que le degré de ridicule absolu de ce scénario – retourner aux élections sans même avoir eu la formation d’une coalition de gouvernement – éveille chez les plus hauts responsables de la crise la crainte d’une punition spectaculaire des électeurs. Si malgré tout des élections devaient se produire, j’en connais alors qui pourraient lancer leur slogan, « Stop au cirque politique », sans la moindre trace de poujadisme. Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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