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Elio Di Rupo propose un referendum dans la périphériemercredi 29 septembre 2010, par Philippe Duvieusart Importante proposition" Di Rupo : un referendum dans la périphérie
C'était le 12 janvier 2008. Elio Di Rupo confie au Soir : "- Il y a des tabous chez nous. Bruxelles-Hal-Vilvorde par exemple. Nous savons que la scission risque de n'être qu'une étape. Après, on va supprimer les facilités. L'expérience montre que, quand on lâche quelque chose, on dit du côté flamand : donnez-nous autre chose. Il y a deux manières d'aborder les prochaines négociations. Ou bien on se dit qu'on va ensemble tenter de stabiliser la Belgique fédérale avec de nouveaux équilibres et on doit alors faire des pas de chaque côté. Ou on essaie – et c'est typiquement le cas de la note Verhofstadt – de nous conduire encore une fois vers une étape supplémentaire dans le long processus qui conduit à l'autonomie flamande. - Les partis francophones ont-ils des revendications claires ? - Oui. Sur l'essentiel des aspects institutionnels, les francophones sont d'accord. Nous n'avons pas attendu le 9 janvier pour nous y préparer. Tout va dépendre de ce qui va venir du côté flamand. - C'est encore et toujours une attitude défensive… - Pas du tout. On va venir avec une importante proposition : je propose de faire un recensement linguistique des communes qui avoisinent Bruxelles, qu'on sache une fois pour toutes ce que doit être la Région bruxelloise. - Mais vous savez que c'est inacceptable pour les Flamands… - Quoi ? Quand quelque chose vient du côté flamand, ce serait acceptable. Et quand cela vient de 4,3 millions de francophones, il faudrait s'entendre dire que c'est inacceptable ? Pourquoi devons-nous considérer que Bruxelles-Hal-Vilvorde est scindable et pas faire un recensement linguistique ? Interrogeons tous les gens qui avoisinent Bruxelles, pour voir où ils veulent aller. C'est la démocratie qui s'exprime." Cette proposition est cohérente avec l'invitation faite trois mois plus tôt par M. Di Rupo aux Francophones à "se préparer à une inéluctable sécession de la Flandre . . . car il arrivera un moment, même si on ne le souhaite pas, où la Flandre voudra voler de ses propres ailes". Dans la campagne 2010 du Président du PS comme dans ses déclarations antérieures transparaît la vive conscience de ce qu'une solution BHV qui ne comprendrait pas l'élargissement de Bruxelles - suite normalement à un referendum dans la périphérie - serait gravement préjudiciable pour les Francophones "parce que les Francophones ne veulent pas que la frontière administrative qu'est la frontière linguistique devienne une frontière d'Etat". En ce moment où se manifeste la vigueur de la marche flamande vers "l'inéluctable sécession", ce serait un abandon de poste lourd de conséquences pour les leaders francophones d'accepter la scission de BHV - modification des frontères électorales et élargissement du territoire électoral flamand aux dépens du territoire électoral bruxellois - sans referendum dans la périphérie ou élargissement de Bruxelles. L'histoire jugerait très sévèrement les coupables d'un tel abandon de poste, d'un tel reniement à des engagements solennels signés par les quatre partis francophones le 29 mars 2007. Laisser un commentaire |
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