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Empreintes digitales....

lundi 4 février 2008, par Houard Marie-Claire

4 réactions
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Attention, j’entends déjà crier aux droits de l’homme.

Mais ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une extrémiste...

En lisant des articles sur des affaires non élucidées, mais pour lesquelles la police dispose d’empreintes ou d’ADN, pourquoi ne pourrait-on pas prendre les empreintes de chacun à 16 ans par exemple, ou l’ADN. Et constituer un fichier national.

Bien sûr, je suppose que le premier frein en serait le coût. Et je reconnais n’avoir aucune idée de ce que cela pourrait coûter !

Mais au final, la société ne serait-elle pas gagnante ? Résolution d’anciennes affaires de vols, violences, vols etc.

Et surtout est-ce que ce ne serait pas un signe fort AVANT que le fait commis ? Que la personne désirant commettre un acte sache qu’il existe déjà des outils qui pourront peut-être le retrouver rapidement..

Cela ne pourrait-il réduire fortement les risques ? N’est-ce pas le sentiment d’impunité qui donne du "courage aux lâches" ?

Qui me crie "droits de l"homme" ?

Quel est le pourcentage de personnes posant des actes répréhensibles (hormis le vol de la sucette au magasin du coin :-) )

10 % ? Donc je crie droit des 90% d’hommes restant...

Pour ma part, je ne me sentirais pas agressée par un tel fichier car je ne pense avoir commis de faits graves et j’espère ne jamais en commettre.Et si je devais le faire, tant pis pour moi ! On sait ce qu’on risque.

Combien de citoyens seraient heureux de savoir que leur agresseur a été retrouvé et sera (enfin) poursuivi, que le violeur est enfin sous les verrous etc. ?

Mais je suppose que ce serait hors de prix...Mais qu’est ce qui est encore à portée de prix de nos sociétés dites civilisées ?



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Les derniers commentaires

  • > Empreintes digitales....

    par Eric Bruckmann (IP:xxx.x17.50.66) - 4 février 2008 15:37

    En Islande, il y a une banque de donnée de toute la population (moindre que la ville de Liège, je vous le concède...).



    Pour moi, le problème n’est pas qu’on mette trop peu de moyens pour retrouver un malfrat mais bien le peu de moyens pour éviter les méfaits !



    Je suis pour les caméras comme en Angleterre car, comme vous, je n’ai rien à me reprocher et savoir qu’on est vu peut faire éviter de passer à l’acte.



    L’ADN permet de retrouver un mafrat mais ça fait une belle jambe à celui qui est la victime... surtout si c’est pour donner des peines ridicules après...



    Ce qui me fait peur, c’est l’usage des données : notre pays soit disant civilisé n’est pas mature assez pour gérer de telles données : j’ai appris que un type qui ne m’aprécie pas a demandé une enquête à son cousin policier pour en connaître plus sur mon sujet... le type en question a obtenu une sorte d’enquête de moralité le numéro de GSM de mon épouse !!!



    Avec une administration irresponsable et trop de fonctionnaires incontrôlables, ce genre de données peut faire des dégâts énormes... imaginez qu’on découvre le gêne du rédacteur Medium4you et qu’à cause de votre ADN, vous n’ayez plus accès à internet parce que vous serez jugée "à risque"... ça fout la frousse, hein !



     smiley

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  • > Empreintes digitales....

    par Pascal de Roubaix (IP:xxx.x4.8.195) - 5 février 2008 10:50

    Chère Marie-Claire,



    là je crois qu’on touche à un des sujets les plus délicats pour l’organisation d’un régime de liberté.



    Il ne faut jamais oublier que ce sont les occupants allemands qui ont imposé chez nous l’obligatoire carte d’identité. Nos dirigeants se sont bien gardés de la supprimer à la libération, alors qu’en Angleterre où elle fut également obligatoire durant la guerre, on en fit des feux de joie en place publique au retour de la paix, car elles étaient symbole de restriction de la liberté individuelle (acceptée en temps de guerre, insupportable en temps de paix).



    Aujourd’hui un simple employé de banque se croit autorisé à exiger une carte d’identité alors qu’il devrait se contenter de vous demander poliment en certaines occasions de bien vouloir lui donner une preuve de votre identité. C’est une nuance, d’accord, mais je la crois de première importance.



    J’ai participé, dans une vie antérieure, aux travaux parlementaires préparatoires à la loi créant le fichier national. Ma position était : l’important est que cette loi précise ce qui est d’ordre public et ce qui ne l’est pas. Là est le choix politique. Une fois décidé ce qui est public, tout doit être mis en fichiers et ces fichiers doivent être accessibles au public. Tout ce qui est d’ordre privé doit être interdit à la collation dans des fichiers organisés par les administrations.(pour votre billet la question est donc : l’ADN est-il d’ordre public ou privé ?)



    Pour le reste c’est à chacun d’accepter ou de refuser que ses données privées soient reprises ou non dans des fichiers "privés", comme les assurances santé etc.



    Par contre les forces de police, sont évidemment autorisées à créer des fichiers concernant les infractions ouvrant un "casier judiciaire". Ce qui est répressif est évidemment acceptable.



    Par contre, ce qui est préventif ne l’est pas, car ce serait considérer a priori le citoyen comme un délinquant potentiel. Personnellement je refuse qu’un pouvoir public qui, par définition, est à mon service, puisse me considèrer comme un délinquant potentiel. Passer outre à ce type de scrupule par souci d’efficacité, me semble mettre le pied sur une pente trop glissante et qui mènera inéluctablement à des abus et à une société de non-liberté.



    En bref, entre la sécurité et la liberté, moi, je choisis la liberté.

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  • > Empreintes digitales....

    par Houard Marie-Claire (IP:xxx.x1.175.213) - 5 février 2008 11:27

    je suis heureuse de lire vos réactions. C’est agréable de lire des opinions, des avis en toute honnêté. Cela permet d’avance, d’évoluer.



    Je suis d’accord sur bien des choses. mais si une de mes filles avait été violée, j’aurais préféré savoir que le coupable soit attrapé et jugé.
    basta dans ce cas de la liberté...
    Si on venait cambrioler chez moi, je pense que je pesterais si l’auteur circulait librement et qu’on ne puisse mettre la main dessus.



    Bien entendu, il faut des limites, des barrières et que ces données ne soient accessibles que sous certaines conditions etc.



    mais dans ce cas, je crois que ma liberté et ma force seraient aussi dans la possibilité d’obtenir justice.



    c’est sans doute un peu simpliste comme raisonnement...
     smiley

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  • > Empreintes digitales....

    par Eric Bruckmann (IP:xxx.x17.50.66) - 5 février 2008 11:51

    Sans vouloir faire le psy, je crois que votre raisonnement n’est pas simpliste : c’est juste que vous n’avez plus confiance ni dans vos institutions, ni dans votre appareil judiciaire ni dans votre justice.



    Quand on sait que l’on vit dans un pays "juste", on ne se demande pas ce qu’il faut faire pour attrapper le violeur ou le cambrioleur parce que tout a déjà été mis en oeuvre pour éliminer les récidivistes et les laissés pour compte (je veux dire faire ce qu’il faut pour qu’ils ne le soient plus, pas les flinguer...).



    Si les écoles étaient meilleures, il y aurait moins de gens dans les prisons, si la justice était plus équilibrée, il y aurait moins de pré-frustration chez les victimes potentielle.

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