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Voir en ligne : http://bruxelles.blogs.liberation.f... Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la sûreté dans les aéroports et à bord des avions est devenue une priorité européenne. Afin d’unifier les contrôles à l’intérieur de l’Union pour éviter des distorsions de concurrence entre les aéroports, un premier règlement a été adopté en 2002, suivi d’un second en 2006, au lendemain de la découverte au Royaume-Uni d’un projet visant à faire exploser des avions avec des liquides, le tout complété par un troisième texte en 2008. À chaque fois, l’Union a renforcé les contraintes pesant sur les aéroports et les passagers (d’où l’explosion des taxes d’aéroport, quelqu’un devant payer ces mesures de sûreté), en rendant notamment les fouilles de plus en plus intrusives et en limitant ce qui peut être embarqué en cabine, comme les objets coupants ou les liquides. D’autres projets ont été évoqués, puis abandonnés, pour l’instant, afin de ne pas décourager la clientèle d’affaires : limitation de la taille des bagages à main, interdiction des téléphones et des ordinateurs portables, etc. Les textes européens n’interdisent cependant pas à un État membre d’aller plus loin dans la sûreté. Les scanners corporels que veulent installer les Pays-Bas et la Grande-Bretagne sont donc parfaitement légaux, comme on le précise à la Commission, « à partir du moment où ils ne contreviennent pas à la dignité humaine et au respect de la vie privée ». Il faudra, en particulier, que la photo soit immédiatement détruite si elle ne révèle rien et que l’opérateur ne puisse pas identifier la personne scannée. En octobre 2008, le Parlement européen s'était déjà inquiété de ce point dans une résolution.
C’est d’ailleurs pour cela que l’Union n’a toujours pas réussi à s’entendre sur un système de PNR (passenger name recorder) qui permettrait aux autorités de recueillir les données relatives à tous les passagers se rendant dans l’UE ou y transitant, alors que depuis 2004, les Américains ont accès à une vingtaine de données relatives aux voyageurs européens se rendant aux États-Unis. « Beaucoup de petits États membres ne voient pas l’intérêt de financer un tel système », explique un diplomate, celui-ci nécessitant une infrastructure lourde pour être exploitée. Mais ces faillites du renseignement de masse n’empêchent pas les Américains d’être toujours plus demandeurs : ils veulent maintenant avoir accès aux refus de visas que les Européens opposent à des ressortissants de pays tiers…
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