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L'affaire, ou l'affaire bis, c'est celle mise au Grand Jour du Grand Soir par Martin Buxant dans la Libre, qui nous annonçait déjà depuis plusieurs jours "une affaire saignante":
L’article fait apparaître un jeu d’influence et un tissu de connivence et d’accords entre magistrats et hommes politiques. L’objectif ? Tout faire pour empêcher la vente de Fortis à la banque française BNP Paribas, mais aussi essayer de décrédibiliser Reynders par la même occasion, comme dans d'autres, égalment. Quarante appels téléphoniques … « Le président de la 18e Chambre, Paul Blondeel, ne reste pas non plus les bras croisés Ce magistrat est connu pour sa proximité avec les socialistes flamands du SP.A. – d’autres opposants à la revente de Fortis à BNP-Paribas. Il rencontre, à deux reprises au moins, le chef de file du SP.A au Parlement, Dirk Van der Maelen. Qu’en penser ? « Dirk Van der Maelen, de son côté, explique ces appels téléphoniques d’une seule manière : le scalp du ministre des Finances Didier Reynders. « C’est l’unique objectif de ces appels : torpiller Didier Reynders»
Mireille Salmon a un "ami" : Lionel Perl, qui à l’automne 2008, est candidat à un poste d’administrateur chez Fortis Holding. Interrogé, Sven Mary, l’avocat de Mireille Salmon, assure que sa cliente est parfaitement droite dans ses bottes.
Modrikamen: Le nouveau scénario du Fortisgate n'est qu'un "contre-feu allumé par l'Etat"Yves Leterme “c’est un devoir de faire toute la vérité et d’aller jusqu’au bout de l’enquête” sur le Fortisgate. “Mais il faudra vraiment que l’enquête aboutisse et qu’on y donne une suite pour que je retrouve confiance en la justice dans ce pays" Lire aussi: Fortis: « La Libre» s’emballe. Trop vite? Je m’efforce toujours de rester à l’écart des polémiques qui concernent des gens ou des institutions avec qui je suis ou ai été en relations d’affaires ou assimilées. C’est une question de crédibilité, me semble-t-il. Et c’est en tout cas un domaine dans lequel il s’impose de faire preuve de la plus grande transparence. Pour ceux qui l’ignoreraient, je mentionne donc explicitement ici que j’ai écrit un livre sur l’affaire Fortis avec l’avocat Mischaël Modrikamen, que j’entretiens avec lui des relations cordiales et que j’ai de la sympathie pour le combat des actionnaires qu’il défend, même si je n’en suis pas. Cela étant posé, j’ai été réveillé un peu brutalement, ce matin, par un journal parlé qui faisait état d’un « nouveau scénario du Fortisgate« , cette sombre affaire qui a coûté son gouvernement et son poste de premier ministre à Yves Leterme. C’était dans La Libre, sous la plume de Martin Buxant. Liège: Reynders affublé d’un bonnet d’âne ! Dans la nuit de jeudi à vendredi, les syndicalistes de la CSC et de la FGTB enseignement ont placardé près de 300 affiches à travers toute la ville de Liège.Des affiches qui montrent Didier Reynders, le ministre des Finances, affublé d’un bonnet d’âne. Les affiches ont été placées partout: sur les banques, sur les écoles, sur les panneaux d’affichage public, sur les bulles à verres, sur les panneaux de signalisation... Pourquoi le bonnet d’âne ? Parce que, pour les syndicats d’enseignants, Didier Reynders a dépensé sans compter pour la réforme fiscale, l’aide aux banques, les intérêts notionnels. Soit des milliards d’euros qui, selon eux, auraient dû être mieux utilisés “ en établissant une fiscalité plus juste, en combattant la fraude fiscale, en exigeant un retour des banques. ” Dans la journée, le ministre des Finances a réagi en qualifiant ces affirmations de “ caricatures ” et de “ simplismes ”. quelles sanctions ? Cette campagne, originale et très visible, a aussitôt fait grincer des dents. Michel Péters, conseiller communal MR, et aussi conseiller de Didier Reynders, s’est adressé par courrier au bourgmestre Willy Demeyer, et au commissaire en chef, Christian Beaupère: “ L’affichage a été fait sur des supports qui ne me semblent pas réglementaires. Je vous demande donc de faire procéder au constat des faits, de vérifier la conformité de l’affichage avec le règlement communal en la matière, éventuellement de me faire savoir le nombre d'infractions relevées, et de me faire connaître la suite de la procédure. ” S’il apparaît en effet que l’affichage est illégal, cela risque de coûter cher aux syndicats: à 150 euros par affiche enlevée par les services communaux, cela pourrait se monter à plus de 40.000 euros d’amende. Pour Michel Péters: “ Je trouve intolérable d’avoir ainsi utilisé des supports publics pour une telle campagne qui défigure la ville. ” Les syndicats coiffent Didier Reynders d'un bonnet d'âne Une campagne d'affichage a été organisée pendant la nuit de jeudi à vendredi à Liège, où la CGSP et la CSC ont collé près de 300 affiches sur les organismes financiers, les écoles et les panneaux d'affichage public de la ville. Sur ces affiches, un dessin représente un écolier aux traits de Didier Reynders, coiffé d'un bonnet d'âne, et se faisant sermonner par un professeur d'école. Vendredi matin, une distribution de tracts reprenant cette affiche était en outre organisée à la gare des Guillemins de 7 à 8h00. La CSC et la CGSP estiment que "Monsieur Reynders a dépensé sans compter: les intérêts notionnels (+ de 2 milliards), la réforme fiscale (+ de 10 milliards) et l'aide aux banques (près de 20 milliards)". Elles ont également rappelé que les organisations syndicales de l'enseignement ont rencontré la ministre Simonet lundi et, mardi, le ministre-président et les principaux ministres de la Communauté française. "Lors de ces rencontres, les ministres ont certes annoncé l'abandon définitif de certaines pistes d'économies, mais les perspectives budgétaires restent inchangées et continuent à inquiéter sérieusement les enseignants". "Plus que jamais en cette période de conclave budgétaire, les enseignants continuent la mobilisation", ont expliqué les syndicats qui estiment en outre que cette politique doit être radicalement revue. "Il s'agit d'investir dans l'avenir et l'éducation de nos enfants en établissant une fiscalité plus juste, en combattant la fraude fiscale, et en exigeant un retour des banques", conclut le front commun. Quelque 12.000 travailleurs ont défilé vendredi matin dans les rues de Charleroi lors de la manifestation organisée dans la ville contre la crise. En cortège, les manifestants sont montés de la place Emile Buisset jusqu'à la partie nord de la ville. Les travailleurs qui participaient à l'action venaient d'une multitude de secteurs. Les secteurs les plus touchés par la crise étaient représentés par des travailleurs venant notamment d'AGC Automotive Belgium, de Carsid ainsi que de la Sonaca où une grève a été décidée pour permettre une meilleure participation à l'action. Les rangs des manifestants comptaient aussi une composante de travailleurs dont l'entreprise est moins concernée par les problèmes actuels. L'ensemble manifestait pour indiquer, à quelques heures d'importantes décisions budgétaires au niveau du gouvernement fédéral, le refus des travailleurs de payer pour les déboires consécutifs à la crise financière. Ils espèrent être entendus par le gouvernement fédéral. Il est toujours président du MR et ministre des Finances, mais le ton a changé On lui promettait des lendemains qui déchantent et avec beaucoup moins de poésie dans le ton. Après les échecs électoraux de 2007 (fédéral) et 2009 (régions), Didier Reynders pouvait oublier la présidence du parti. Le clan Michel n'allait pas le louper... Mais la tornade bleue s'est transformée en petit courant d'air d'un soir d'été. Le président du MR entendait bien le rester. Tout comme ministre fédéral d'ailleurs, quelqu'un avait à y redire? Deux mois plus tard, Didier Reynders occupe donc toujours les deux fonctions... mais le ton a changé. Continuer à mener les deux missions de front? Pas sûr! S'il doit choisir, il restera assis sur son siège de président. Louis Michel peut-il dès lors se préparer à reprendre, au printemps 2010, son strapontin dans le gouvernement Van Rompuy? Pas si vite! La décision reste prérogative présidentielle et cela ne se fera qu'après débats et congrès promis à volonté. Dans ses interviews de rentrée, le premier des Bleus francophones a laissé l'artillerie lourde au vestiaire: il ne flingue pas les 4,5% de la norme de croissance des soins de santé si chère à la socialiste Laurette Onkelinx, promet de combattre durement les parachutes dorés des banquiers, ne se dit pas hostile à la taxation des opérations boursières. Mieux: il taxe l'Olivier régional “ d'un préjugé, d'un a priori favorable ”, même s'il attend de voir les mesures concrètes. Où est cette arrogance que ses adversaires lui reprochaient jusqu'au sein de son parti?Veni, vedi, jecri
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