Il y a peu, les syndicats et le « patronnat » signaient un accord interprofessionnel. Aujourd’hui, les syndicats mangent leur parole et prennent tout le Pays en otage. C’est ça une Grève Nationale Socialiste ?
Le débat ici n’est pas le droit de grève ni le droit au travail mais bien les libertés fondamentales de chacun.
La première question que je me pose, c’est « les syndicats veulent-ils la mort des PME ? ».
La plupart des PME ne sont pas représentées par la FEB qui négocie pour tout le monde et sur le dos de tout le monde. D’un autre côté, les employés, ouvriers et fonctionnaires sont représentés par des gens qui négocient des accords puis quand, après coup, ils trouvent qu’un compromis est mauvais… juste parce que c’est un compromis, ils dénoncent l’accord qu’ils ont signé le jour même. Après « qui est le meilleur Flamand ? », c’est au tour des « qui est le meilleur syndicaliste ? ».
Ensuite, il y a la loi qui dit que si les « partenaires » sociaux ne sont pas d’accord, c’est le gouvernement qui tranche. Le Gouvernement issu d’un parlement qui représente le peuple, donc légitime, qui prend ici la décison d’appliquer l’accord signé, donc on parle d’un acte légal.
Alors, pour nous punir nous, les entreprises, de n’avoir ni signé d’accord, ni avoir mangé notre honneur et encore moins de faire partie du gouvernement, les syndicats organisent des barrages sur les routes et empêchent les gens de se rendre au travail (ou ailleurs) et donc de se battre pour sauver ce qui peut l’être (dont des emplois) dans un contexte mondial et économique des plus exécrables. Mais pourquoi ? Pourquoi sommes-nous responsables ? Pourquoi notre droit au travail n’est-il pas respecté ? Pourquoi ne puis-je pas me déplacer dans cette univers qui devient subitement une prison à ciel ouvert ?
Savez-vous que l’aéroport de Liège est le seul qui soit fermé ce vendredi 4 mars en Belgique ? Savez-vous que des affaires glissent progressivement de la Wallonie vers les Pays-Bas, l’Allemagne et Zaventem à cause de telles exceptions négatives ? Les syndicats s’en fichent : ils continuent à caresser le doux rêve d’une industrie lourde largement subventionnée « florissante » dans un monde qui s’arrête quelque part à gauche du bassin Carolo et à droite du bassin liègeois… ils continuent à rêver d’une société de travailleurs qui portent des sacs poubelles rouges tous payés par l’Etat (les travailleurs mais les sacs aussi)… sans se soucier un moment de où peuvent bien venir les sous qui nourrissent ceux que l’Etat paie, ceux qui travaillent dans les secteurs subsidiés. Pour que l’argent en vase clos puisse circuler, il faut un apport extérieur : c’est l’intérêt du commerce extérieur d’un Pays, c’est l’intérêt de favoriser la créativité et les entreprises privées pour financer les fonctions de l’Etat. Ici, on tue tout ce qui peut rendre jaloux. On tue l’art, la créativité, l’indépendance, l’innovation, l’âme des gens… on tue les Citoyens.
Une deuxième question que je me pose est « les syndicats ne fonctionnent-ils pas et ne se comportent-ils pas comme la mafia ? »
Bon, d’accord, ils reçoivent de l’argent de l’Etat, pas la mafia. Enfin, pas au grand jour, en tout cas.
Par contre, ils ne sont pas obligés de tenir des comptes… la mafia non plus. Qui peut dire aujourd’hui combien rentre dans les caisses des syndicats, combien est dépensé et pour quoi par qui? Comme la mafia, c’est un Etat dans l’Etat. Ils dénoncent que des grandes sociétés qui font des bénéfices ne paient quasi pas d’impôts. Dégueulasse, oui. Mais pour l’instant, ces grandes sociétés sont en position de force puisqu’elles sont les seules à pouvoir fournir des emplois tant recherchés en quantité. Mais les syndicats paient-ils des impôts sur l’argent qui transite chez eux ou qui est placé à l’ étranger ? A l’étranger ? Non, bien sûr… comment pourrais-je le savoir ?
Il est fini le temps où les syndicats protégeaient les travailleurs des abus des uns ou des autres. Ce sont des armes politiques redoutables liées généralement à d’autres syndicats : les syndicats d’élus.
Des armes ? Vous lisez bien… comme la mafia, les syndicats n’hésitent pas à menacer l’intégrité physique de ceux qui n’obtempèrent pas à leurs injonctions.
J’exagère ? Lisez ce qui suit, tiré d’un mail reçu des autorités aéroportuaires de Liège :
[…] we also suggest you (and your staff) to avoid any confrontation with the people on strike, as well as conflict
Traduction: nous vous suggérons également (ainsi qu’à vos travailleurs) d’éviter toute confrontation avec les grévistes ainsi que tout conflit.
Clairement, une suggestion qui pose question : est-ce que ne pas être d’accord avec le mouvement met l’intégrité physique de mes collègues et de moi-même en danger ? Bien sûr, cette information de l’aéroport est à classer dans les conseils de bienveillance, n’y voyez aucun malice… mais vous rendez-vous compte de la puissance de ces organisations capables de faire fermer un aéroport international (le 8 ième plus grand en cargo en Europe, quand-même!) sans que personne ne le remette en question ? Vous rendez-vous compte que ce message dit à tous les étrangers qui investissent ici « si vos opinions ne rejoignent pas les intérêts directs des syndicats, nous vous conseillons de rebrousser chemin pour éviter qu’il vous arrive quelque chose » ? Bien plus grave que l’atteinte au droit du travail, c’est l’atteinte aux libertés individuelles que je dénonce aujourd’hui : la liberté d’opinion, d’action, de non-action, de penser… et, par dessus le marché, la liberté de circuler !
C’est un véritable scandale de bloquer des voies de communication. En fait, ça trahit une certaine faiblesse des syndicats : devenus aussi pourris que les partis politiques belges, ils n’arrivent plus à innover, ils n’arrivent plus à rassembler et encore moins à mobiliser parce que les citoyens en ont marre d’être instrumentalisés hypocritement. Alors comme on n’a plus les moyens d’organiser une vraie grève générale avec des vraies revendications (autres que NON) et des vrais objectifs en mettant la pression sur ceux qui décident et non ceux qui souffrent de la situation, on bloque des routes parce que c'est plus efficace que de bloquer chaque porte et tant pis pour les dommages collatéraux. Ces mêmes dommages créés par les méfaits du capitalisme.
La troisième question que je me pose est « quand les syndicats vont-ils réussir à tuer la Wallonie ? »
A Liège, on a Arcelor Mittal. Une boîte qui génére des profits, qui ne paie quasi aucun impôt mais qui a reçu beaucoup d’argent pour sauver des emplois condamnés depuis près de quarante ans. En fait, la sidérurgie est sous perfusion permanente et pour ne pas que l’on doive payer des impôt pour payer des chômeurs, on paie des impôts pour payer des travailleurs qui vont générer des profits qui fileront tous à l’étranger. C’est ça, le socialisme moderne : perfuser pour garder un électorat au mépris et au détriment des générations futures.
Alors quand-même, l’homme politique n’était pas parmi les plus débiles, il s‘est rendu compte que cette situation ne serait pas éternelle : on a décidé de développer l’aéroport de Liège qui doit être un outil de reconversion des emplois perdus dans le bassin Mosan. L’aéroport ne tient pas vraiment toutes ses promesses mais quand-même, il arrive avec un certain succès à se faire une place sur la scène internationale. Dans les plus grande sociétés, il y a évidemment une représentation syndicale. Et qui sont ceux qui défendent les travailleurs de ces sociétés qui devraient être le nouveau moteur économique liégeois ? La FGTB Métallo essentiellement… vous voyez, ceux qui ont intérêt à ce que l’aéroport se développe au détriment de la sidérurgie perfusée… vous savez ce que ça touche, un représentant qui se fait virer ? Ce serait dommage d’être « reconverti » avant, non ?
Pour rencontrer beaucoup d’étrangers et de managers sur le site, je peux vous dire que le désemparement des uns et la colère des autres sont en train de tuer les futurs développements du site aéroportuaire et que les syndicats par leurs revendications (complètement hallucinantes parfois) découragent de plus en plus de décideurs économiques qui ne souhaitent plus risquer quoi que ce soit à Liège de peur de perdre leur crédibilité au sein de leur groupe ou du secteur au niveau mondial. Vous lisez bien : l’Aéroport de Liège est scruté dans le monde entier du cargo, un monde tissé de liens souvent très personnels, un monde tout petit où l’on peut gagner beaucoup ou perdre davantage en un temps record dans le cadre d’un tel développement public/privé.
Aujourd’hui, la colère gronde et les plus grandes sociétés sont prêtes à écarter Liège de leurs projets d’avenir par crainte de voir leur liberté d’entreprendre sans cesse remise en cause et en question par des gens qui sont bien décidés à nationaliser les entreprises de fait car ils considèrent que puisqu’ils travaillent à un endroit, ça leur donne le droit de gérer l’entreprise et de risquer les deniers d’autrui.
Ceci est un exemple parmi d’autres. Mais lorsqu’on entend les interviews de la Présidente de la FGTB, par exemple, on peut se demander si comme en politique le bon sens n’a pas été remplacé pathétiquement par le souci de communiquer pour plaire et non convaincre.
Alors je pose une dernière question qui, je pense, devrait être débattue sérieusement : « la Belgique n’a-t-elle pas besoin d’un syndicat unique : celui des défenseurs des travailleurs ? »
On peut légitimement se demander quel est l'intérêt d'empêcher des citoyens de circuler alors que ce sont les couillons qui décident qui peuvent changer quoi que ce soit. A moins que le but n'est pas de changer les choses mais juste rouler des mécaniques dans l'intérêt de certains. Des intérêts purement politiques.
En effet, le monde des entreprises est aussi celui des travailleurs mais il est clair que chez nous, ils sont antagonistes. En Belgique, on a créé les syndicats Socialistes et Chrétiens comme on a créé les partis Flamands et Francophones pour diviser les Belges. Donc, leurS solidaritéS. Alors qu’en principe, les syndicats et les entreprises devraient tout faire pour maintenir une entreprise en vie car il est le point commun des deux mondes et non la pomme de discorde… exactement comme Bruxelles est le point commun de tous les Belges et non leur problème !
En guise de conclusion, je dirais que depuis que les syndicats bloquent les voient de communication, depuis qu’aucune force de police ne fait donc respecter la loi (dont le code de la route et les autorisations de manifester ou non sur tel ou tel territoire), j’ose crier haut et fort que notre démocratie est morte. Si bien que plus personne aujourd’hui n’est à l’abri de représailles physiques si simplement on veut jouir de ses libertés individuelles. La force des syndicats n’est pas le nombre de ses affiliés mais l’absence de personnalité juridique qui, comme la mafia, les mets en marge de l’Etat de droit.
Et la Nation ne peut donc plus protéger les plus faibles… la loi de la jungle est proclamée.
Les derniers commentaires
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
chaloupette
(IP:xxx.x34.47.108) -
4 mars 2011 10:07
Je peux comprendre cet article et même adhérer à certaines questions légitimement posées. Toutefois, tout n’est pas toujours noir ou blanc.
Bien que certains syndicats et certains syndicalistes ont perdu depuis longtemps le sens du combat syndical, il y en a aussi qui, au quotidien, aide, sauve, soutienne, défende, se batte vraiment, en dedans et au dehors, pour les travailleurs, avec droiture et sans magouille. Des idéalistes qui croient en ce qu’ils font, en leur métier. Des travailleurs, eux aussi, qui ont fait le choix de tout sacrifier pour les autres. Leur salaire est celui d’un travailleur ordinaire, leur horaire de travail à un début mais pas de fin, les week-end, ils ne connaissent pas, les vacances oui mais toujours avec le téléphone à proximité au cas ou un affilié aurait besoin d’eux, pour la maladie, ils n’ont pas le temps, une vie sociale, ils n’en ont plus depuis longtemps et leur vie de couple a depuis longtemps éclaté ou elle passe généralement après les intérêts des autres.
Ca aussi c’est le visage du syndicalisme et je voudrais que quelqu’un puisse être assez honnête pour rendre justice à ces travailleurs de l’ombre.
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
Eric Bruckmann
(IP:xxx.x8.160.144) -
4 mars 2011 10:17
Et c’est pour ça que c’est encore plus écoeurant que certains profitent de l’énergie de ces gens dans des desseins forts détournés.
Pas de corporatisme : critiquer les syndicats n’est pas critiquer le militant syndical. Critiquer les partis n’est pas critiquer les adhérents. Critiquer l’administration n’est pas critiquer les fonctionnaires.
Mais ce qui m’énerve, ce sont les tabous : ce n’est pas parce que la lutte syndicale est utile qu’on peut l’utiliser sans cesse pour autre chose que pour le bien des travailleurs.
Défendre sa croute ne peut se faire au détriment des libertés d’autruis. Si on n’est pas d’accord avec ce principe, il faut envoyer des troupes en Lybie... pour aider Khadafi !!!
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
Pierre@s
(IP:xxx.x6.3.121) -
4 mars 2011 10:51
"Le Capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme.
Le Syndicalisme, c’est le contraire" Coluche.
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
gars62
(IP:xxx.x7.12.228) -
4 mars 2011 11:56
Votre critique est uniquement une vue du côté patronal de la vie sociale.
N’oublions pas que (et ce qui suit n’est qu’un échantillon) :
* l’arrêt de la liaison des salaires à l’index (déjà faussé avec sa version "santé") diminuera inexorablement le pouvoir d’achat des travailleurs. Ceux-ci consommeront moins, que feront alors les PME devant la chute de leurs ventes, sinon licencier (chose qui se fera aisément si l’AIP est accepté (préavis raboté).
* vous, les propriétaires de sociétés, que faites vous quand vos frais de fonctionnement augmentent ? Vous répercutez la hausse sur votre prix de vente... et rendez la vie plus difficile à vos acheteurs... Le travailleur ne peut, lui, augmenter ses revenus (surtout en acceptant l’AIP)
* Harmoniser les statuts employé et ouvrier se ferait, selon l’AIP, par le bas... tout bénéfice pour le patronat, tout financé par les travailleurs !!!
Bref, Monsieur, vous perdez une journée de travail ? D’accord... le travailleur risque de perdre bien plus si les syndicats laissaient passer cet accord (signé par les instances et refusé par la base !).
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
Eric Bruckmann
(IP:xxx.x5.94.39) -
4 mars 2011 17:00
Ma critique est celle du point de vue d’un citoyen qui doit se cacher pour ne pas se faire blesser. Celle d’un homme qui croyait être libre mais qui ne peut se déplacer comme il l’entend. Celle d’un démocrate qui réfléchit à la portée de certains actes et de leur conséquences.
Vous voulez qu’on parle de ce côté patronal quand on est une PME ? OK.
Travailler près de 6 mois sans être payé au début, vous l’avez déjà fait ?
Mettre ses biens en garantie pour obtenir un petit crédit pour se lancer, c’est un risque que vous êtes près à prendre ?
Travailler plus de 5 ans entre 70 et 90 heures semaines de jour, de nuit, le week-end, vous accepteriez ?
Etre considéré comme un voleur ou un tricheur quand vos activités commencent à tourner, c’est juste ?
Etre un "sale" patron par des types qui transpirent la jalousie lorsqu’on engage du personnel après être passé par toutes ces étapes, ça vous donnerait envie de créer des emplois ?
Une entreprise PME est une aventure humaine, pas un goulag. On ne vire pas des gens par plaisir sinon pourquoi on les engagerait ?
S’il y a bien des gens qui mériteraient d’avoir plus en poche, c’est bien mes collègues... mais pour qu’ils obtiennent 100EUR net, je dois débourser 270EUR par mois en moyenne ! Cinq employés, pas de soucis, ça fait 1350EUR par mois, 16200EUR par an... et on fait quoi aujourd’hui avec 100EUR net ???
Alors faut un peut arrêter de tirer sur les patrons (de PME en tout cas) et vous poser les bonnes questions :
la solidarité est-elle une aide pour rebondir dans la vie ou un droit à la paresse ?
que font nos élus avec nos impôts ?
la dette publique grandissante : une fatalité ou un réel hold up sur la population ?
quand va-t-on cesser de croire aux droits immortels sans efforts ni devoir liés ?
Petite précision : lorsque les frais de fonctionnement augmentent, comme les français, les hollandais et les allemands ont des coûts stables, on doit réduire les nôtres et c’est souvent le personnel qui en pâtit. C’est triste et injuste mais c’est comme ça, vu les chiffres cités plus haut.
Harmoniser les statuts ? D’accord : mais alors pour les fonctionnaires et les indépendants sinon ce serait d’une hypocrisie féroce... et faudra encore financer tout ça avec une base productrice qui se rétrécit sans cesse.
Que vous le vouliez ou non, si on augmente les salaires, nous tous le paieront autrement. Parce que le capitalisme mondial nous a bien profité pendant plus de 100 ans. Maintenant que nous glissons lentement du côté de ceux que nous avons exploité, c’est la panique et vous ne voulez pas vivre ce que nous avons imposé au monde toutes ces décennies.
Ou bien on retrousse nos manches et on bosse plus pour moins (augmenter les salaires nets sans augmenter le brut est une forme de moins puisqu’il y aura moins de moyens pour l’Etat donc nous tous), ou bien on va se faire manger tout cru par le reste du monde.
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
Deathounet
(IP:xxx.x46.127.164) -
4 mars 2011 12:10
Le meilleur article jamais écrit sur le syndicalisme à la belge... Je précise que je fais partie des ’gentils’ suivant les normes binaires de la FGTB c’est à dire que je suis un travailleur et non un ’patron’...
Je recomencerai à croire que le syndicalisme est une bonne chose le jour où ces organisations auront la personnalité juridique et l’obligation de publier leurs compte... Mais ce jour n’arrivera jamais, amis travailleurs si vous saviez à quoi sert votre cotisation mensuelle, vous rendriez votre carte illico presto ! Amis travailleurs, trouvez vous normal que des représentants syndicaux siègent dans des conseils d’administration et y touchent des jetons de présence ? Amis travaillleurs si vous saviez ce qui motive réellement les mots d’ordre de ’la centrale’ !
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JP Aron
(IP:xxx.x2.105.249) -
4 mars 2011 13:54
Le syndicalisme date de l’époque ou le suffrage n’était pas universel. Les ouvriers n’avaient d’autre moyen de faire valoir leur point de vue que de s’associer et refuser de travailler. Je ne sais pas ce qu’en disait la loi, mais en l’absence de tout contrat de travail comme c’était probablement le cas la plupart du temps à l’époque, c’était évidemment leur droit. Avec l’introduction du suffrage universel et la fin de l’injustice initiale de la non-représentation des ouvriers, le syndicalisme aurait du disparaître. Mais non. Entretemps le syndicalisme s’était enraciné. Ayant pris goût au pouvoir que leur confèrait leurs syndicats, les ouvriers ont refusé de rendre les armes et se battre à la loyale au parlement. Ils ont fait de leur syndicats un état dans l’état. Un contre-pouvoir prêt à rançonner, casser et sequestrer pour extorquer des avantages injustifiés ou carrément comme certains l’avouent sans honte, la dictature du peuple. Si encore toute cette violence était orchestrée comme au début du 20ième siècle par des intélectuels plus-ou-moins honnêtes, convaincus qu’il fallait passer par la pour le bien commun des générations futures. Mais non. Depuis des décennies, c’est les gros bras qui dictent leur loi. Les intellectuels servent tout au plus à ensevelir l’injustifiable sous un torrent de théories fumeuses et de belles paroles. Quel dommage qu’il n’existe pas d’ordinateur qui puisse nous calculer à quoi aurait ressemblé le monde aujourd’hui si la ’classe ouvrière’ avait épargné à l’occident au 20ième siècle après l’introduction du suffrage universel, cette chape ’progressiste’ faite d’idéalisme béat en un premier temps, puis de mensonges. Il y a fort à parier qu’il serait bien différent, qu’on aurait poursuivi de plus belle dans la recherche du bon et du beau au lieu de faire dans l’horreur.
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
bennno
(IP:xxx.x01.85.247) -
4 mars 2011 15:25
Il ne faut pas tout mélanger, l’AIP a été signé par la CSC, les deux autres organisations syndicales la refusaient, d’où leur présence dans la rue aujourd’hui.
Ceux qui se plaignent aujourd’hui des grèves, seront ceux qui manifesteront demain,car à ce moment là on touchera à leurs avantages ou salaire. Ils seront alors contents de trouver une organisation syndicale pour les défendre.
N’oublions pas que la grève menée par plusieurs aujourd’hui, profitera à tout les salariés demain.
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
Eric Bruckmann
(IP:xxx.x5.94.39) -
4 mars 2011 16:40
Là où vous commettez une erreur, c’est que l’Europe occidentale n’est plus le centre du monde et que l’argent qui se multiplie comme des petits pains sans efforts, ça n’existe pas. Les droits immuables en constante évolution ne pourront continuer à exister que si on accepte le sale combat de la guerre mondiale économique. Je ne dis pas que c’est bien, je dis que c’est comme ça. Et cette grève n’y changera rien.
Au fait, je n’ai jamais dénoncé la grève en elle-même, je dénonce la privation des libertés individuelles fondamentales qui sont baffouées en empêchant tout un chacun de circuler librement. Je n’ai même pas aborder le problème du droit au travail.
Vous venez de me conforter dans l’idée qu’il y a trop d’organisations syndicales. Pourquoi une mesure serait-elle bonne lorsqu’on va à la messe et qu’on est ouvrier mais mauvaise pour son collègue qui chante l’internationale à tue tête ? Ca n’a aucun sens.
De plus, cette grève, même si elle rencontrait les aspirations des grèvistes, est inutile : en effet, pourquoi ne pas demander de doubler les salaires ?
Vous savez quoi ? J’espère que dans le contexte actuel, elle n’aboutira à rien parce que si on laisse grimper les coûts bruts de personnels (attention, je suis d’accord que le net des travailleurs est trop bas), pour survivre, il faudra diminuer le nombre de gens pour compenser l’écart qui se creuse entre nous et les voisins, entre nous et les pays émergents.
Dans un pays où le nombre de cotisants diminuent, où le nombre de fonctionnaire est pharaonique, où le nombre d’allocataires sociaux grandit à grands pas, les travailleurs devront être saignés pour couvrir les droits que vous appelez "acquis".
Alors ceux qui devront payer râleront et ceux qui ne le seront plus parce qu’il n’y a plus assez d’entreprises aussi : nous deviendront tous des esclaves de l’Etat.
Et quand je vois ce que les entreprises ainsi que ce que les privés paient par an, y compris les taxes cachées en frais divers au profit des communes, provinces, régions et le fédéral, je conbstate qu’on s’en approche très rapidement.
Quand comprendrez-vous que si on veux relancer la machine, on va devoir bosser plus et laisser quelques privilèges de l’époque où nous dominions le monde de côté ?
Enfin, quand les syndicats ont, comme tous les belges, pris connaissance que les élus s’étaient octroyés une augmentation de 300EUR par an, on ne les a pas entendus ! On n’a vu personne dans la rue : je persiste et signe : vous êtes tous manipulés par des types qui sont à la solde de partis politiques ou, à tout le moins, d’être politiques.
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
Julien
(IP:xxx.x97.75.246) -
4 mars 2011 22:40
Demandons à une majorité de manifestants d’aujourd’hui pourquoi ils manifestent ? Réponses aussi diverses que le nombre d’interrogés, voir ignorance totale sur le sujet ... Quand on craint ne pas être suivi, c-a-d que l’on craint un échec cuisant de l’appel (peu de participation), on empêche les citoyens de participer à leurs activités quotidiennes dont leur travail en bloquant les accès, les routes, ... on se croirait au Kosovo lors des pires moments ! Si le droit de grève est inaliénable, le droit au travail est aussi important.
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Le titre est tout un programme !
par
Tube cathodique
(IP:xxx.x69.9.14) -
4 mars 2011 15:42
Une Grève Nationale Socialiste... Vous êtes ignare ou vous l’avez fait exprès ? Non, vous avez mis des majuscules : c’est donc intentionné. C’est dire le (ca)niveau de votre prose. Une chose est sûre : elle dépasse les bornes !
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Le titre est tout un programme !
par
Eric Bruckmann
(IP:xxx.x5.94.39) -
4 mars 2011 16:25
Ca c’est très drôle... ce serait en faisant de la prose de caniveau que je fais connaissance avec vous... un hasard ou je le fais exprès aussi ?
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Le titre est tout un programme !
par
Tube cathodique
(IP:xxx.x6.246.227) -
5 mars 2011 07:51
Quant à moi, j’ai fait connaissance avec votre prose par un mail qui tourne, dénonçant cos amalgames nauséabonds. C’est drôle, non ?
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Le titre est tout un programme !
par
Eric Bruckmann
(IP:xxx.x6.199.248) -
5 mars 2011 08:14
C’est vrai que, quelque part, c’est drôle que ce soit un mail libre qui dérange tant ceux pour qui vérité, sincérité et liberté d’expression soit si subversive.
Sinon, le fait que beaucoup d’autres de votre avis sont au courant de ce texte, c’est sensé m’effrayer ?
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Bonjour,
Dites, je me pose une question.
Pourquoi les grèves sont-elles toujours (ou quasi) organisées le vendredi (ou un jour de proximité du week-end ou des jours fériés) ?
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
Eric Bruckmann
(IP:xxx.x8.160.144) -
11 mars 2011 14:28
Les autres jours, y a du foot à la télé...
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
Alain
(IP:xxx.x10.220.106) -
10 mars 2011 18:27
Le monde des travailleurs est aussi touché par le syndrome de l’individualisme.Des délégués syndicaux invitent leurs affiliés à faire la grève et eux viennent se présenter sur les lieux du travail pour ne pas perdre une partie du salaire.Les délégués syndicaux dans les services publiques sont totalement corrompus.Imaginer un agent des postes qui devient permanent syndical touche un double traitement,se promène en costume cravate et évite le contact avec les travailleurs.En soulevant les périodes bien déterminées du vendredi ou du lundi l’explication est simple un prolongement d’une grace matinée ou le prolongement d’une fin de semaine.j’ai été délégué syndical de la CGSP secteur poste et pour avoir défendu les travailleurs précaires j’ai été assassiné par les cadres et sans réaction de la part de ma centrale.La lutte pour une meilleur répartition des richesses sur base du mérite ne peut etre négligé.
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
Eric Bruckmann
(IP:xxx.x8.160.144) -
11 mars 2011 14:30
C’est assez grave ce dont vous nous faites part... on dirait un certain clergé d’il y a un siècle ou deux...
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Grèves : les syndicats ne dépassent-ils pas les bornes ?
par
Eric Bruckmann
(IP:xxx.x01.98.155) -
23 décembre 2011 10:35
Un article qu’on aurait pu re-poster aujourd’hui : les petits ont payé pour l’hypocrisie des syndicats qui n’ont rien obtenu parce la colère est aussi artificielle que contenue.
Mais les agences de com aiment...
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Liège - FEI World Equestrian Games : c’est parti ! (1) (Eric Bruckmann)
Une insatisfaction (Bernard Delattre)
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