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Guillaume Depardieu : « De l’ombre à la lumière… éternelle ! »lundi 17 novembre 2008 Syndrome Henri Salvador : diagnostic implacable où la manifestation de l’ego prend le pas sur l’humain. Demandez à Jean-Marie Perier, fils putatif et physiologique du sieur Salvador, sa vision très personnelle du vénérable chanteur pourtant reconnu par ses pairs et disciples. Un dernier gratifié par son fils du titre de piètre paternel, manipulateur et jésuitique ; un profil peu glorieux aux antipodes de la star joviale et thérapeutique, estampillée par le petit écran et tabloïds de tout poil.
Le succès a parfois un prix. Elaborer une carrière s’apparente par moments à un choix cornélien, surtout lorsque l’on embrasse une voie cinématographique ou artistique. Il ne doit pas être aisé pour un fils (Guillaume Depardieu en l’occurrence !) en quête d’identité de se construire dans ce fatras médiatique qui porte au pinacle du demi-dieu (Gérard Depardieu), un acteur passant la majorité de son temps aux génériques de films à succès. Une généalogie par défaut qui n’échappe pas, et malgré le statut pas toujours estimable de « fils à papa », aux indispensables fondamentaux éducatifs gage d’un œdipe réussi. Une identification souche avortée, dans ce cas-ci, par les absences répétées et le caractère excessif d’un homme à l’illustre appendice nasal, un Cyrano sacrifiant sur l’autel du 7ème art, un gamin hanté par un chancre d’angoisse. Une hyperémotivité latente (et létale en devenir) diagnostiquée depuis toujours chez Guillaume, synonyme d’un grand artiste qui sommeille et baille à coups de stigmates corporels son besoin de reconnaissance. Martyr de l’ombre d’un intouchable et de l’effervescente clarté d’un être qui se cherche, Guillaume Depardieu, même s’il s’en est toujours défendu, jalousera en sourdine la notoriété de ce colosse imperméable de père. Suivre inlassablement les empreintes indélébiles d’un ogre de la pellicule, défrayant à l’occasion de la nourriture des incompris (les excès !) les différentes chroniques du pays. Une chevauchée pathétique dont le but ultime et inavoué était en définitive de s’affranchir les yeux dans les yeux d’un « Je suis fier de toi mon fils » ; ultime tirade d’un patriarche envers son rejeton, un passage de témoin, une bénédiction libératrice. Il est clair qu‘aujourd’hui, il lui aura enfin, le temps d’une actu chaude et posthume, volé la vedette. Et ça, il ne pourra jamais lui reprendre… enfin, pas tout de suite ! Va en paix Guillaume… Laisser un commentaire |
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