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¨Il n’y a de pires sourds…

mardi 25 janvier 2011, par Pascal de Roubaix

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Voir en ligne : http://www.lebeffroi.eu/wordpress/?p=286


Une foule de Belges, peu importe combien, énormément de Belges se sont donné la peine de venir se promener en ville ce dimanche après-midi.
Beaucoup, énormément de Belges, sont venu exprimer un refus : celui de voir notre pays se perdre dans des querelles stériles entre dirigeants de partis, qui se montrent incapables de travailler au « Bien commun ».

Le succès de cette manifestation, qui a étonné plus d’un observateur patenté, est un événement passionnant à plus d’un titre :
· Ce fut une première victoire de l’internet (qui a joué un rôle décisif par ses consignes de rassemblement) sur les médias traditionnels bien obligés de suivre.
· Ce fut une victoire de la Belgique sur la peur de s’affirmer. Les consignes étaient neutres, et très prudemment « blanches », et on a vu déferler une foule crânement noir jaune rouge.
· Belge aussi était le mélange des langues des participants ainsi que leurs origines sociales et géographiques, et enfin la sympathique surreprésentation de la jeune génération.

Nous n’allons pas nous faire d’illusion pour autant sur la capacité des particrates à entendre leurs concitoyens dans cette nouvelle forme de liberté d’expression que permet internet. Ils ont d’ailleurs déjà tous réagi, sur toutes les antennes, pour nous convaincre de leur désespérante et volontaire surdité.
Un coup dans l’eau alors, cette manifestation ?
Nous dirions plutôt un coup de semonce qui dit à la particratie : « Il y a encore des Belges, beaucoup de Belges, énormément de Belges, ils ont le bon sens avec eux et de nouveaux moyens d’expression. Ils ne vont plus supporter longtemps d’être menés en bateau pendant que vous laissez sombrer le pays. »



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Les derniers commentaires

  • ¨Il n’y a de pires sourds…

    par (IP:xxx.x10.230.144) - 26 janvier 2011 06:03

    Sire de Roubaix,la possibilité la plus crédible est l’organisation d’élection non obligatoire.Les belges pourront ainsi confirmer vos dires mais j’en doute.Le fossé entre les deux communautés est devenu irréversible.

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  • Réaction à ¨Il n’y a de pires sourds…

    par Delmotte Etienne (IP:xxx.x01.1.78) - 26 janvier 2011 20:06

    Votre stigmatisation de la particratie est pleinement justifiée : elle s’acharne à dépecer notre pays comme la fronde des princes aurait dépecé la France si on l’avait laissé faire.



    Les particularismes et les forces centrifuges se retrouvent dans tous les pays. En Europe comme ailleurs. Cela n’a rien d’étonnant. Et rien de dramatique, pour autant qu’on puisse équilibrer les tensions entre le centre et les composantes.



    - Nos composantes "naturelles" ce sont nos neuf provinces de naguère. D’où viennent-elles ?
    Quand les révolutionnaires français décidèrent de nous annexer à leur République, chacun se souvenait de notre révolution de 1789-1790, menée par nos Etats provinciaux (souvent réactionnaires) confédérés contre le "despotisme éclairé".
    Dans sa logique, l’occupant français a choisi de scinder nos plus grosses "nations provinciales" : le Brabant, la Flandre, la principauté de Liège. Selon les vœux des jacobins, nos nouveaux départements (comme les leurs) ne devaient plus être que les instruments dociles des choix de la grande nation centralisée.



    En 1815, le royaume des Pays-Bas a trouvé que ce découpage départemental lui convenait fort bien : peu de choses ont donc changé. Quelques aménagements frontaliers du côté du Limbourg, du Hainaut, du Namurois. Et la dénomination. Les départements ont été baptisés provinces et les préfets des gouverneurs…



    En 1830 (une quarantaine d’années seulement après la fin de la confédération des Etats belgiques), le nouvel état a repris, lui aussi, le découpage des jacobins. Une fois de plus les provinces ont été muselées par l’autorité centrale.



    De 1970 à nos jours, dans un état qui s’est divisé et se prétend fédéral, on a scindé le Brabant, une fois encore. (Sauf BHV. Ce qui ne saurait tarder.)



    - Une (soi-disant) fédération.
    Les dernières évolutions institutionnelles ont été baptisées pompeusement "réformes de l’Etat", "fédéralisme d’union"… (Cette dernière expression est un pléonasme parfaitement vicieux : fédérer signifie unir.



    Etait-ce autre chose qu’un "sur-découpage" électoral et linguistique ? C’est peu probable : dans ce "sur-découpage", chacune des familles politiques pouvait espérer se tailler son fief. Et dans ce cadre-là chacune des grandes composantes nouvelles a pu renforcer son centralisme interne, jacobin et particratique. (Fusion des communes. Nouvelle cure d’amaigrissement des compétences provinciales. Etc.)



    Par ailleurs, ces superstructures se sont révélées ruineuses : nouveaux parlements, gouvernements et cabinets, "à gogo". Ceci, sans apporter aucun apaisement communautaire. Au contraire. Ces institutions ont forcément constitué de nouvelles et puissantes forces centrifuges. Le petit nombre des composantes (finalement deux) a conduit aux blocages que nous avons vécu, que nous vivons et que nous vivrons : à deux, il n’y a pas d’autre issue que l’unanimité ou le blocage.



    Les exemples suisses et autrichiens existaient. Comparés à nos structures, seraient-ils plus coûteux, moins efficaces, ou moins démocratiques ?



    Si, finalement, le bon sens devait conduire à pérenniser notre pays… Faut-il continuer à limiter le débat entre un petit nombre de Régions (ou Communautés) antagonistes ? Faut-il, tout au contraire, renforcer les compétences des composantes plus nombreuses, moins antagonistes, plus aptes à tisser entre elles des collaborations concrètes et nécessaires ?

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  • ¨Il n’y a de pires sourds…

    par Pascal de Roubaix (IP:xxx.x6.3.122) - 26 janvier 2011 23:45

    Merci !
    Quand on vous lit, on en vient à se demander comment il se fait que notre pauvre pays soit si difficile à organiser.
    Pourquoi diable l’électoralisme fait-il perdre tout bon sens ?



    Je crois que si l’on parvenait à chiffrer ce que nous ont déjà coûté les réformes institutionnelles successives en terme d’argent, de perte ahurissante de temps et d’énergie, en image au niveau international, en découragement d’initiatives et finalement en délocalisations et en fuite des cerveaux vers des cieux plus hospitaliers, (le tout pour arriver au blocage actuel) plus personne ne songerait à refuser le principe de subsidiarité.

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  • ¨Il n’y a de pires sourds…

    par Stéphane Dohet (IP:xxx.x10.247.162) - 27 janvier 2011 21:16

    30 000 manifestants, sur 11 millions de Belges... énorme en effet, ça fait peur, la révolution unitariste en marche.



    Et après analyse, c’est encore plus ridicule. Seulement 21% de Flamands, 44 % de Bruxellois et 35 % de Wallons. Surreprésentation des Bruxellois néerlandophones (4%), des groen et spa, cdh et ecolo, des très jeunes et des très vieux.



    Bref, rien de très représentatif.

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    • ¨Il n’y a de pires sourds…

      par Pascal de Roubaix (IP:xxx.x6.3.122) - 28 janvier 2011 09:48

      Votre mauvaise foi est pire que celle des pires flamingants. On croirait lire Bart De Wever.
      Il y avait bien plus de 30.000 personnes, tout le monde (et vous aussi) le sait bien.(Même la police après avoir cité 34.000 personnes, bien avant la fin du cortège, reconnaissait que c’était une "évaluation" vraiment minimale)
      Le public était extrêmement mélangé (ce qui est très rare dans une manifestation, quelle qu’elle soit) et ça a étonné tous les observateurs.
      Il ne s’agissait pas d’une manifestation "unitariste", et vous le savez aussi. Par contre, ce que sont venu dire aux francophones les plus de dix mille néerlandophones manifestants c’est : "Ne croyez pas ce qu’on vous dit, la majorité des flamands ne veut pas le séparatisme et n’est pas nationaliste".
      Mais ça, vous ne voulez pas l’entendre.
      Nier les faits qui dérangent n’apporte que la zizanie. Mais c’est sans doute elle que vous cherchez, tout comme la NVA !

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      • ¨Il n’y a de pires sourds…

        par Youri (IP:xxx.x2.78.113) - 28 janvier 2011 10:47

        La NVA est en effet le seul parti qui joue encore "cartes sur table" dans ce "pays".
        Vivement la circonscription nationale que les Wallons puissent voter NVA.

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      • ¨Il n’y a de pires sourds…

        par Stéphane Dohet (IP:xxx.x10.207.246) - 29 janvier 2011 08:56

        30 000, 34 000, même 50 000, c’est rien du tout. Vous appelez ça le peuple en marche ? Il faudrait un million de marcheurs pour avoir une quelconque crédibilité.



        À la base, oui, ce devrait être une marche blanche, apolitique et neutre, mais avec un message politique quand même : "on veut un gouvernement fédéral). Mais au final, ne sont venus quasiment que des unitaristes avec leurs drapeaux ridicules à cœur jaune, leurs chapeaux à grelots jupiler. Il y avait même un vieil homme déguisé en oncle sam belge ! Et des slogans assez plats.



        Si la majorité des Flamands n’est pas nationaliste, ils votent quand même NVA, VB et LDD, les autres votent quoi, confédéraliste avec le CD&V... D’ailleurs cette majorité n’était pas représentée à cette manif.



        Je me demande qui cherche à nier les faits, et à refuser de voir que la Belgique est morte, mais que certains sont encore intéressés de laisser le cadavre sous respirateur artificiel pour en retirer des bénéfices. Ce qu’il faut à la Belgique, c’est l’euthanasie, et repartir sur de bonnes bases bruxelloises, flamandes, germanophones et wallonnes.

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  • ¨Il n’y a de pires sourds…

    par (IP:xxx.x10.237.23) - 28 janvier 2011 21:30

    Vous me faites tous chier avec vos idées de soulards.Pouvez-vous imaginez que nous sommes tous des rois sans royaume.La Belgique est est accident de l’histoire,avoir l’audace de réparer cette bévue me semble tout à fait raisonnable.OUI la Flandre qui s’est dotée de la dénomination du comté des Flandres bien FRANCAISE peut accéder à son autonomie.Bien vite la réalité internationale lui accordera un certain mépris.La Belgique morte lui fera ombrage.Le fameux boulet dont l’avenir ne peut se faire que par le rattachement à la République Françaice ne sera plus méprisé ni dénigré.Un plan audacieux de relance économique serait salutaire.La dénomination réductrice de francophone de Belgique qui devient insolant ne sera plus d’actualité avec l’acquisition de la nationalité Française.

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  • ¨Il n’y a de pires sourds…

    par (IP:xxx.x10.239.182) - 31 janvier 2011 06:14

    Le ministre Stéfan Declercq a prouvé qu’un accord gouvernemental n’est pas possible.Son parti l’ex.CVP n’arrive pas à reconnaitre la Région BRUXELLOISE.Les négociations sont pour lui bi-latérales de communauté à communauté.Le blocage est bien flamand.

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  • ¨Il n’y a de pires sourds…

    par (IP:xxx.x10.239.182) - 31 janvier 2011 06:17

    Bravo Laurette tu es vraiment la meilleure.

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