De ces jours tragiques
Limite mystiques.
Des coïncidences, qui me poursuivent.
Des jours dans l’année qui pèsent particulièrement.
Des dates anniversaire ou de rencontre heureuse/malheureuse
(par exemple)
Des jours qui s’inscrivent sur la peau au fer rouge,
Douloureusement.
Aujourd’hui c’est le jour de bonheur pour l’un,
Et de ruine pour l’autre.
Ce n’est pas bon de ressasser le même bordel,
Encore et encore.
Mais c’est parce qu’on ne peut pas ressasser le bonheur à venir,
et que surtout on ne se rend pas compte tout de suite comme on peut être heureux sur le moment pour pouvoir s’enivrer de tout ça (plutôt que du reste)
Les souvenirs en arrière eux en revanche sont bien enregistrés.
C’est la facilité, je sais,
C’est perdre du temps.
Mais c’est incontrôlable.
Sinon ce serait tellement facile…
C’est comme un devoir de mémoire.
Un passage obligé.
Mais c'est saoulant.
Et je ne peux pas faire autrement,
sinon tout ça ne serait plus sincère.
Entre le journal intime, l’autofiction et la romance il n’y a qu’une fine frontière.
Qui s’éclate en morceau à la moindre saute d’humeur et d’émotion irraisonnée.
C’est juste humain.
Mais c’est devenu laborieux,
Et surtout épuisant.
Le prix à payer pour éviter de se mentir à soi-même.
Et la douleur la souffrance, comme étape, c’est sain.
Quand on sait qu’on vit dans une société qui ne prône que le mirage du bien-être et du bonheur.
Mais je n’ai pas envie de partager ça ici.
Le lâcher prise m’a rendue lunatique.
Et un peu trop sauvage aussi.
Je n’ai pas pitié de ceux qui m’ont pourri la vie, ce sont juste des gens perdus et malheureux.
Et qui malgré les apparences sont seuls.
Mais j’ai vraiment rencontré le pire et le meilleur.
Il y a tellement de gens exceptionnels autour de moi,
mes amies, des potes, même des ex.
Qui me réconcilient avec le genre humain.
Qui ne s’arrêtent pas à ne me dire que ce que j’ai envie d’entendre.
Qui ne sont pas parfaits non plus,
mais qui ne se transforment pas en psychopathes au moindre problème ou difficulté de communication.
J’ai un chagrin d’amour encore trop magistral.
Et dans quelques jours ça fera 2 ans.
C’est bien assez…
Pour moi et pour tout le monde.
Et je ne tournerais pas la page sans (vraie) destruction.
Sans (vraie) disparition.
Cette fois-ci pour de bon.