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La CSC soutient Monsieur Didier Reynders, Ministre des Finances de Belgiquevendredi 13 juin 2008, par Albert Muda
Prenez connaissance du dernier communiqué des syndicats chrétiens qui se mettent à soutenir la diminution de la fiscalité ... et donc des positions de Monsieur Didier Reynders, Ministre des Finances de notre beau pays.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA CSC Bruxelles, le 13 juin 2008
Pouvoir d’achat : La CSC demande un précompte plus proche de l’impôt
La CSC avance une piste concrète et aisée à mettre en œuvre pour améliorer rapidement le pouvoir d’achat des travailleurs Elle propose concrètement de réduire tous les précomptes professionnels de 30 euros/mois.
La réforme fiscale a été votée en 2001. La CSC constate qu’aujourd’hui elle n’est toujours pas complètement intégrée dans le calcul du précompte professionnel (sur la fiche de paie).
En Belgique, le fisc touche annuellement (en moyenne) 300 euros en trop par contribuable ![1] La CSC veut que les travailleurs payent un montant juste d’impôt, pas plus.
Explications : L’impôt sur le revenu est payé chaque mois via le précompte professionnel, puis définitivement lors de l’avertissement extrait de rôle, dans les 12 mois qui suivent la déclaration fiscale. La « facture finale », pour les revenus de 2008 sera ainsi réglée de fin 2009 à mi-2010 pour la plupart des contribuables.
Sur base du barème I (isolé ou mariés 2 actifs), la CSC évalue en effet l’écart entre le précompte et l’impôt final à environ 30 euros par mois (2) (voir tableau ci-dessous).
Cela signifie que l’Etat emprunte au moins 30 euros par mois, sans intérêt, à une majorité de travailleurs.
L’impact d’un réajustement serait de l’ordre d’un milliard d’euros à prendre en compte une fois. Ceci est renforcé pour l’instant par la faible indexation des barèmes du précompte 2008 (un peu moins de 2%), par rapport à l’inflation actuelle (4%).
En plus d’avoir un impact sur les travailleurs actifs, les précomptes trop élevés réduisent les revenus des nouveaux prépensionnés. Les prépensions sont calculées sur la base d’un salaire net de référence. Sauf indications contraires, ce salaire de référence est déterminé sur la base du salaire mensuel du mois qui précède le début de la prépension. Toutes les retenues fiscales et sociales sont ensuite déduites de ce salaire mensuel. Si les retenues sont fixées à un niveau trop élevé le prépensionné touchera un complément trop faible.
Si de nouvelles mesures fiscales sont décidées, pour être assez rapidement perçues par les travailleurs, elles doivent être vite intégrées dans les barèmes du précompte professionnel.
Estimation de l’écart entre les précomptes et l’impôt dû :
Revenu brut imposable mensuel Revenu déclaré annuel Précomptes sur un an Impôt Différence 2.010 24.120 6.890 6.527 363 2.505 30.060 9.663 9.313 350 3.000 36.000 12.497 12.190 307 3.510 42.120 15.672 15.381 291
(Le revenu mensuel est la rémunération qui est soumise au précompte, c’est à dire le revenu moins les cotisations personnelles à la sécurité sociale (13,07%))
Démonstration intéressante, n’est-il pas ?
------------------------------------------------------------------------ (1) Source : Service « d’étude » de la CSC (2) Le montant est assez stable en fonction du revenu, ce qui pourrait correspondre aux mesures prises pour relever du minimum imposable ou/et à celui des frais professionnels.
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