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La Pologne craint le retour de la guerre en Europe si l’euro disparaitvendredi 16 septembre 2011, par Jean Quatremer 1 réactionVoir en ligne : http://bruxelles.blogs.liberation.f...
Si la zone euro éclate, l’Union européenne n’y survivra pas et la guerre pourrait rapidement faire son retour sur le vieux continent. Le ministre polonais des Finances, dont le pays, qui n’est pas membre de l’euro, assure la présidence tournante de l'UE, Jacek Rostowski, a dramatisé les enjeux de la crise que traverse l’Union depuis deux ans, ce matin, devant le Parlement européen réuni à Strasbourg en session plénière. « L'Europe est en danger », a-t-il clamé. « Si la zone euro se fissure, l'Union européenne ne sera pas capable de survivre, avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer ». Jacek Rostowski a ensuite raconté comment une vieille connaissance, rencontrée par hasard la semaine dernière dans un aéroport, et avec qui il a discuté de la crise actuelle, lui a fait part de sa crainte d'une « guerre au cours des dix prochaines années ». « Une guerre ! Mesdames, messieurs ce sont les termes qu'il a employés ». Le ministre polonais a ajouté que son interlocuteur avait « bien l'intention de demander la carte verte pour ses enfants pour les États-Unis ».
« J’ai seulement voulu souligner le caractère sérieux de la situation », a ensuite expliqué aux journalistes le ministre, afin que les responsables politiques européens « prennent conscience de l'ampleur de la crise de la zone euro » qui pourrait conduire à des« situations inimaginables ». « Si la zone euro disparaît, si cela devait arriver, alors il y a une grande menace que l'UE ne pourra pas survivre à une telle situation », ce qui, « dans un horizon de plusieurs années », pourrait conduire à un « très grand danger ». « La grande réalisation de l'Europe, c'est la paix politique, mais elle n'est pas éternelle. Si on ne prend pas les bonnes décisions, l'Histoire peut se retourner contre nous dans un mauvais sens ». Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, n’est pas loin de penser la même chose : « Nous sommes confrontés au défi le plus grave de cette génération, c'est une lutte pour l'avenir politique de l'Europe, pour l'intégration européenne en tant que telle », a-t-il dit devant les eurodéputés. À terme, la zone euro doit accélérer son intégration économique : « une intégration approfondie fait partie de la solution », même si « elle ne se fera pas du jour au lendemain ». Bref, l’état d’urgence est déclaré. Reste à savoir si les États européens sont capables de s’en rendre compte, eux qui, à coup de demies-mesures, n’ont eu de cesse d’aggraver la crise ? Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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