La religion n’est rien de plus qu’une proposition politique du vivre ensemble.
mercredi 10 février 2010, par
Pierre Meur
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Commentaire à l’article "Egypte : la charia au secours des minorités" du mardi 9 février 2010 - par Sara Khorshid sur oumma.com
- De quel religion est "Dieu" ?
- De quel religion est l’être humain ?
Les tiraillements idéologiques et partisans ne dénoncent qu’eux-mêmes. Ils ne définissent "Dieu" et l’être humain qu’en s’opposant à d’autres définitions.
"Dieu" crée le cadre concret de notre existence et renvoie à l'être humain la responsabilité de la gestion de la relation humaine.
L'espèce humaine est une et indivisible. Les raisons de se diviser ne sont que les étiquettes dont on habille son humanité.
La seule évidence est que la règle commune doit faire l'objet du plus grand consensus, et que ce consensus sera toujours un compromis.
C'est lorsque la règle commune est établie sur un rapport de force, et non sur la base d'un dialogue bienveillant à l'autre, que naît le conflit. Le conflit n'est jamais équitable.
La liberté n'est donc pas absolue, mais la plus grande liberté possible face à des contraintes communes. Voilà ce qui est équitable, voilà ce que dit l'être humain responsable, voilà ce que souhaite "Dieu".
Tout autre propos n'est qu'idéologique et partisan.
La physique dit que deux énergies de sens contraire s'annulent au prorata du reliquat de puissance, et que deux énergies de même sens s'additionnent même si elles sont de forces différentes.
Comprendre la plus grande alliance est le défi lancé à l'être humain par "Dieu". L'être humain le comprend bien au niveau technologique, mais il est toujours incapable de l'appliquer à la relation humaine. C'est pourtant si simple à comprendre.
Le vivre-ensemble, c'est une simple équation dont il faut réduire les inconnues à leur plus simple expression :
- Si vous n'êtes pas d'accord, tuez-vous.
- Si vous êtes d'accord, vivez ensemble.
Entre ces deux termes, il y a toutes les nuances du potentiel de la relation humaine qui ne s'expriment pas en absolu, mais dans une dynamique relative a des contextes bien particuliers, et qui trouve tout son sens dans un processus démocratique.
L'idéal n'est même pas une utopie, c'est une chimère de l'esprit.
Qu'est-ce qui vous gêne dans ce commentaire ? Le terme "Dieu" ? C'est parce que c'est un concept qui n'a jamais été défini que par un anthropomorphisme ou un universalomorphisme, ce qui n'est qu'une représentation d'une chose toute simple : la cause, elle même incausée, de notre réalité.
Les derniers commentaires
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La religion n’est rien de plus qu’une proposition politique du vivre ensemble.
par
clo
(IP:xxx.x0.81.181) -
10 février 2010 16:43
Quel titre idiot ! Si la religion "reliait" réellement, ca se saurait.Cela fait des millénaires que l’on s’entretue au nom des religions et ne semble pas près de s’arrêter. La religion isole et élève des barrières et tous les discours lénifiants n’y changeront rien.
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La religion n’est rien de plus qu’une proposition politique du vivre ensemble.
par
Godefroy de Bouillon
(IP:xxx.x6.3.122) -
11 février 2010 00:42
Les hommes n’ont jamais eu besoin de religion pour s’entretuer, bien qu’ils ont souvent utilisé Dieu comme faux prétexte pour leurs turpitudes sanguinaires. Le XXème siècle qui a été de très loin le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité, en est un bel exemple, et il ne compte dans tous ses gigamassacres aucune guerre de religion !
Tournez donc sept fois votre plume en bouche avant de traiter les réflexions des autres d’idiotes
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La religion n’est rien de plus qu’une proposition politique du vivre ensemble.
par
clo
(IP:xxx.x0.82.111) -
12 février 2010 00:11
Par contre, la religion a bien servi à l’ancien Godefroy de Bouillon pour se tailler un beau royaume en massacrant plein de gens... Si vous croyez que la religion est un facteur de paix, libre à vous, mais gare aux désillusions.
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La religion n’est rien de plus qu’une proposition politique du vivre ensemble.
par
jcm
(IP:xxx.x0.85.138) -
12 février 2010 02:16
pourquoi "sept fois", et pourquoi en bouche !!! ??? !!! ...
L’inquisition - pour ne citer qu’elle - a fait au moins autant de victimes , si pas plus !
Quant à l’histoire contemporaine vous semblez oublier " Gott mit uns",
"Franco", "Pinochet", (de très fervents catholiques !), "le djihad islamique", j’en passe et des meilleures ... (la religion n’est chaque fois jamais très loin !!!)
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La guerre n’est-elle pas un type de relation ?
par
Pierre Meur
(IP:xxx.x98.117.243) -
11 février 2010 07:36
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La guerre n’est-elle pas un type de relation ?
par
clo
(IP:xxx.x0.82.111) -
12 février 2010 11:29
Réponse au questionnaire. Pour plus de facilité, j’ai numéroté les questions.
1)L’histoire nous permet de comprendre le présent. Sinon, à quoi sert-elle ?
2) Hors sujet
3) Les peuples, comme les individus, sont contradictoires : anges un jour, démons le lendemain.
4) La Sainte Inquisition a été remplacée il y a quelque temps déjà par le machin-chose pour la Propagation de la foi, dirigée longtemps par un cardinal Ratzinger, promu pape il y a peu. On ne croit pas en une organisation en elle-même, mais en ce qu’elle proclame, ce qui est différent.
5)Tous = 100 %. Je ne suis pas stupide à ce point-là, mais le pouvoir d’influence et éventuellement de nuisance d’un groupe ne tient pas à son nombre, comme l’ont démontré Ben Laden et Bush fils.
6)"Dien" = illusion (cf Père Noël, djinns, lutins et autres fantômes).
7)Leur emprise sur les consciences.
8) Les hommes, bien sûr : ce sont eux qui créent les illusions.
9)En démocratie, un parti politique propose uniquement une gestion de la chose publique, sans s’immiscer dans l’intimité des consciences, ce que font les religions. Il n’y a confusion que dans les Etats totalitaires, comme la défunte URSS et l’actuel Iran. Quand on vote pour un parti démocratique, on vote pour un programme. C’est quand on adhère à un parti que la question des valeurs se pose.
10) Cf réponse 9
11) Rien, puisqu’un parti politique démocratique ne s’occupe pas de "Dieu", même dans les partis qui s’en réclament, comme les partis socio-chrétiens.
12) Cf réponse 9
13) Les valeurs défendues par les religions ne concernent que leurs croyants, et non pas l’Etat : c’est cela la séparation de l’Eglise et de l’Etat. En démocratie, seuls certains partis se réclament de valeurs religieuses (cf réponse 11).
14) Il paraît qu’il y a des catholiques et des musulmans qui ne croient pas en "Dieu". Cela me paraît bizarre, mais pourquoi pas ?
15) La difficulté, c’est de définir la frontière.
16) Seules des attaques personnelles peuvent m’offenser. Se sentir offensé par une opinion d’ordre général me paraît être le signe d’une grande faiblesse d’estime de soi.
17) C’est la conscience d’être libre. Ringlet a dit des choses intéressantes sur le sujet.
18) Bien sûr, mais il n’est nul besoin de religion pour avoir une conscience claire.
19) C’est pouvoir penser et vivre par soi-même. Beaucoup de gens sont morts et meurent encore, hélas, pour elle. Mais elle le mérite bien.
Je suis consciente que c’est un peu court, certaines notions sont complexes, mais j’espère que ces réponses vous aideront.
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La liberté de conscience
par
Pierre Meur
(IP:xxx.x98.117.243) -
12 février 2010 14:26
@clo
Question 6 : « Si vous ne croyez pas en "Dieu", pouvez-vous définir ce en quoi vous ne croyez pas Réponse : "Dieu" = illusion (cf Père Noël, djinns, lutins et autres fantômes).
Je comprend que vous ne croyez pas en "Dieu" en fonction de votre définition.
Question : Pensez-vous que les croyants donne de "Dieu" la même définition ?
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