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Le plan de sauvetage de la Grèce est enfin prêt, dans ses derniers détails. Au cours d’une Le plan européen s’étalera sur trois ans afin de donner de l’air à la Grèce et lui donner le temps de procéder aux réformes nécessaires : « les montants pour les années suivantes seront déterminés ultérieurement, en fonction de l'évolution de la situation financière de la Grèce », a ainsi expliqué Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe. On ne sait pas exactement comment se répartira cette somme entre les pays de la zone euro. Juncker a simplement précisé que tout le monde participera en fonction de ses moyens. Mais l’élément le plus important pour donner de la crédibilité à ce plan est là : l’Allemagne sera bel et bien présente !
Outre les montants, les ministres des Finances ont précisé un élément fondamental, celui des taux d’intérêt qu’ils demanderont à la Grèce : ce seront des taux qui varieront en fonction de la durée et du montant du prêt, mais qui devraient se situer globalement « autour de 5 % », a précisé le commissaire chargé des affaires économiques et monétaires, Olli Rehn. Quant au FMI, il se contente de taux compris entre 1,25 % et 3,25 %. Or, actuellement, les marchés exigent, pour prêter de l’argent à la Grèce, et selon la durée du prêt, entre 6 % et presque 8 %, ce qui intenable à moyen terme. Le taux que les pays de la zone euro vont consentir à la Grèce se situeront donc au-dessus des taux irlandais et portugais (autour de 4 %), mais en dessous des taux de marché. Surtout, tous les États qui participeront à ce mécanisme gagneront de l’argent, les prêts consentis étant davantage rémunérés que ceux qu’ils obtiennent sur les marchés (Berlin se finance autour de 3 %). Bref, les investisseurs ont désormais la garantie absolue que la Grèce ne tombera pas en cessation de paiement. Le plan européen est en effet susceptible de couvrir l’ensemble des besoins du pays : il ne lui reste plus à trouver pour cette année que 35 milliards d’euros sur les 53 milliards dont elle avait besoin. Les marchés n’ont donc plus à avoir peur d’une éventuelle cessation de paiement (qui n’a jamais existé que dans leur esprit) et devraient à nouveau prêter de l’argent à la Grèce à un taux plus raisonnable, proche de ce qui est demandé à l’Irlande, par exemple. Il est même possible que le plan européen n’ait pas besoin d’être activé.
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