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Les autorités sanitaires nous recommandent de consommer 3 à 4 laitages par jour. Pour arriver à nous séduire, les marques les plus connues nous bombardent de publicités (mensongères) pour un tas de produits dont il est inutile de rappeler les noms. Mais la consommation de lait, et plus généralement de produits laitiers, est-elle vraiment bonne pour la santé ? A-t-on besoin de consommer des produits laitiers pour se protéger de l’ostéoporose ?
Après avoir lu le livre « lait, mensonges et propagande » de Thierry Souccar et surfé sur différents sites commehttp://www.lanutrition.fr/et http://www.ateliersante.ch, je me suis forgée mon opinion et j’ai mes propres réponses à ces questions. Non, le lait et les produits laitiers ne sont pas bons pour la santé. Mais alors, comment se fait-il que le lait et ses dérivés soient toujours proposés à la consommation ? C’est simple, les politiques nutritionnelles nationales françaises, belges et autres sont corrompues par l’influence de l’industrie laitière. Faire marche arrière ? Impossible car beaucoup trop d’intérêts sont en jeu. Des régions entières, des pays ont une grande partie de leur économie et leurs traditions basées sur la production laitière...
Le lait, cette poule aux œufs d’or ?
Pendant plusieurs millions d’années, les précurseurs de l’homme, puis l’homo sapiens lui-même se sont comportés sagement de la même manière, ils ont absorbé un seul lait, celui de leur mère, et seulement pendant la petite enfance. En France, l’élevage remonte à 5000 ans, mais le lait de vache a longtemps servi essentiellement à nourrir les jeunes veaux. Les enfants humains tétaient leur mère ou une nourrice. S’ils buvaient un lait animal, c’était surtout celui de chèvre, de brebis, ou celui de jument qui est le lait se rapprochant le plus du lait humain.
Le lait et les os, ici et ailleurs
Par contre, dans les pays où la consommation de calcium laitier est la plus élevée, comme l’Europe de l’Ouest, l’Amérique du Nord, l’Australie, ... l’ostéoporose fait des ravages. Comment le lait peut-il avoir un effet néfaste sur nos os ? A cause du calcium.
Le lait et le calcium A la fin des années 60, la production laitière diminue. Un nouveau mot apparaît et en relance la consommation tout en intoxiquant le corps médical : le calcium. Les 2/3 des ostéoblastes qui s’assemblent à un site de remodelage meurent, le reste est incorporé à la surface de l’os sous la forme de cellules ou protéines. Les ostéoclastes meurent aussi et sont éliminés par des cellules du système immunitaire. Un ostéoblaste vit 3 mois et un ostéoclaste 2 semaines. Le BMU doit donc être approvisionné en permanence par de nouveaux ostéoclastes et ostéoblastes. Mais les ostéoblastes sont fabriqués par une cellule souche de la moelle osseuse dont le renouvellement est hélas limité. Si l’on consomme trop de lait, l’apport en calcium sera trop élevé, ce qui accélère la formation des ostéoblastes et stimule les ostéoclastes et donc augmente le processus de remodelage osseux. Et si le remodelage osseux est stimulé à excès dans les 1ères décennies de la vie, le nombre d’ostéoblastes sera insuffisant dans la 2ème partie de l’existence pour assurer le renouvellement de l’os. Il y aura alors des trous là où les ostéoblastes auraient dû intervenir et voilà cette chère ostéoporose qui pointe le bout de son nez...
Le lait et le lactose Depuis toujours, la digestion du lactose provoque douleurs intestinales, diarrhées, maux de tête mais aussi vertiges, difficultés de concentration, fatigue, douleurs musculaires et articulaires, maux de gorge,... Les bébés mammifères fabriquent une enzyme appelée LACTASE qui transforme le lactose en deux sucres : le galactose et le fructose. Après la petite enfance, l’activité de la lactase diminue et la digestion devient problématique. Si malgré cela, l’adulte consomme des produits laitiers, il va non seulement ne pas digérer cet aliment, mais créer un état de suractivation d’acide lactique qui, en trop grand quantité dans l’organisme, deviendra toxique, avec pour résultat final la création de kystes et de tumeurs. Exceptions : les Blancs d’Europe du Nord et les tribus nomades où les populations ont une longue tradition d’élevage. Il a été constaté que plus de 80% de la population d’Europe du Nord conserve une lactase activée à l’âge adulte. Par contre, en France, il n’y a plus que 59% de la population qui digère le lait contre seulement 11% dans le Sud de l’Italie.
Le lait de vache contient des quantités très importantes de protéines, de graisses saturées d’origine animale, d’acide gras trans, de sucre (lactose) et une dizaine de substances hormonales.
Si l’on consomme du lait tout au long de la vie, on s’injecte dans l’organisme des facteurs de croissance qu’un veau ne reçoit plus après un an ! Le lait de vache, qui ne correspond donc en rien à la croissance normale de l’être humain, va perturber son développement harmonieux et déclencher une série de conséquences fâcheuses pour le bon fonctionnement physiologique.
Le lait, la vitamine D et les cancers Un de ces fameux facteurs de croissance contenu dans le lait, l’IFG-1, amène les cellules saines et (pré)cancéreuses à se multiplier. Que se passe-t-il pour les personnes ayant un taux d’IFG-1 élevés dans le sang ? Elles ont un risque augmenté de cancer du sein ou de la prostate avant 50 ans ainsi que celui du poumon. L’IFG-1 est contrôlée par la vitamine D active (calcitriol), arme naturelle anticancer, qui favorise la liaison de cette IFG-1 à une protéine. Plus il y a de vitamine D, moins l’IFG-1 n’exerce ses effets proliférateurs. Mais la consommation de laitages apporte beaucoup de calcium dans l’organisme et la vitamine D, qui a pour but de contrôler ce taux de calcium dans le sang, verra son niveau diminuer si l’apport en calcium est trop élevé. Comme la quantité de vitamine D diminue, celle de l’IFG-1 augmente et il n’y a donc plus assez de vitamine D pour empêcher les cellules précancéreuses de devenir cancéreuses et pour limiter la prolifération de l’IFG-1
Fondamentalement différent, le lait humain contient des acides gras poly-insaturés essentiels pour le développement du cerveau et du système nerveux de l’enfant, alors que le lait de vache, contient essentiellement des acides gras saturés à grosses molécules lipidiques nocifs pour la santé de l’être humain. Le foie et le système biliaire se fatiguent pour tenter de dissoudre un produit incompatible avec le système digestif. Il est important de savoir que le lait de vache a la propriété de fixer les toxines déjà présentes dans le corps et principalement celles qui viennent s’y ajouter par l’alimentation. C’est pourquoi lors d’une maladie aiguë ou chronique (grippe, angine infection) il est indispensable de supprimer tous les produits laitiers afin d’accélérer la guérison. De plus, les graisses qui ne sont pas éliminées seront absorbées au niveau de l’intestin grêle, passant ainsi dans le sang, ce qui est particulièrement nocif.
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