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Voir en ligne : http://www.blog-citoyen.com/article... Le 17 octobre, c’est aussi le 47ème anniversaire du 17 octobre 1961. De quoi parlons-nous ? D’une partie de l’histoire de la France dont on ne voudrait pas parler - en tout cas en haut lieu - et pour cause, cette nuit du 17 octobre 1961 fut l’histoire d’un massacre commis au nom de l’Etat, un nom de l’ordre public et de son maintien. Si nous devons nous souvenir de Guy Môquet alors nous devons aussi mémoire au 17 octobre 1961 Cette nuit du 17 octobre 1961 au cours de laquelle des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, Préfet de police de Paris, est effectivement un triste anniversaire pour la France. Mais le courage, si cette valeur existe encore aujourd’hui, nécessite de revenir sur cette histoire douloureuse. Avant la nuit du 17 octobre 1961, la guerre d’Algérie avait déjà touché la France. Les tensions avec les partisans d’un maintien de l’Algérie dans le giron de la République. Au sein des « forces de l’ordre colonial », des groupes de policiers se formèrent qui, sur leur temps libres, « ratonnaient », tabassaient et exécutaient des Maghrébins. Ceux-ci défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Dans les jours précédents le 17 octobre, du 1ier au 16 octobre 1961, l’Institut médico-légal de Paris recensa 54 cadavres de Maghrébins. Des bruits faisaient état de cadavres, de Maghrébins, retrouvés dans la Seine. A la répression policière, les militants FLN répondaient par les armes. Au total, 22 policiers trouvèrent la mort dans les attaques du FLN de janvier à octobre 1961. La lutte pour l’indépendance de l’Algérie se jouait aussi sur les bords de la Seine. Ce jour-là, le 17 octobre 1961, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes, perdirent la vie aux mains des forces de police, suivant les ordres de leurs supérieurs. - le développement de la recherche historique sur ces questions dans un cadre franco-algérien et international Organisations signataires : 17 Octobre contre l’Oubli, A.L. (Alternative Libertaire), ACCA (Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui), AMF (Association des Marocains de France), Au Nom de la Mémoire, Les Alternatifs, APCV (Association de Promotion des Culture et du Voyage), ATF (Association des Tunisiens en France), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins en France), Droits Devant, FTCR, GISTI, LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire), LDH (Ligue des droits de l’Homme), L.O. (Lutte Ouvrière), MJCF (Mouvement de la Jeunesse Communiste de France), MOUVEMENT de la PAIX, MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), Panthères Roses, PCF (Parti Communiste Français), SUD Education, Union Syndicale Solidaire, Les VERTS. Laisser un commentaire |
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