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Le CARCE se pose un certain nombre de questions

jeudi 29 octobre 2009, par Collectif pour l’Assainissement Raisonné des cours d’Eau

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Dans le cadre du projet de pose de collecteur et d’égouttages associés à Bousval, le Collectif pour l’Assainissement Raisonné des Cours d’Eau (CARCE) se pose quelques questions.


Nombreux dégâts matériels en cas de la pose d'un collecteur et d'égouts dans une zone marécageuse comportant des sources

Nous venons de visiter un site à Braîne-le-Château où un collecteur et des égouts associés ont été posés dans un terrain de nature similaire à celui de Bousval, à savoir marécageux, rempli de sources.  Pour rappel, un même projet y est actuellement sous demande de permis. 

Nous avons été choqués par les nombreux dégâts causés aux maisons se trouvant aux abords de ce chantier. Ces maisons ne se trouvaient pourant pas à quelques mètres de la tranchée, mais plutôt à une distance de 20 à 30 mètres. Nous y avons vu des maisons aussi bien récentes qu'anciennes ayant des fissures importantes au point de mettre en danger la stabilité de certaines d'entre elles. 

Il semblerait que la technique utilisée par l'IBW ne soit pas appropriée pour ce type de terrain. En effet, l'IBW a ouvert le terrain sur une profondeur de 4-6 mètres afin de poser le collecteur à la profondeur désirée. Ensuite, des drains ont été disposés dans les terrains entourant la tranchée afin de canaliser les eaux vers cette tranchée. Etant donné que le collecteur doit être posé à sec, des pompes puissantes ont été utilisées pour évacuer cette eau. Il s'agit d'un pompage de grands volumes d'eau étant donné la nature du sol et la présence de sources.  Ainsi, à Braîne-le-Château, l'IBW a ainsi pompé sans arrêt pendant une année. 

A la longue, ce pompage finit par provoquer des glissements de terrain et des déplacements des nappes phréatiques, ce qui à son tour provoque des fissures et des affaissements dans les constructions environnantes.  Les terrains asséchés se tassent alors plus ou moins selon le type de sol.  Le trafic incessant d'engins de chantiers provoque alors des vibrations importantes sur ces terrains "vidés" d'eau et fragilisés, cause supplémentaire de dommage aux habitations (sans même parler des désagréments liés à ces vibrations continues pendant la durée des travaux).

La vallée du Ry de Pallandt et de la Cala à Bousval a non seulement des caractéristiques de sol similaires à celles de Braîne-le-Château, mais en outre la vallée y est plus étroite. Les habitations y sont plus proches du chantier prévu.  La technique que l'IBW compte utiliser est la même qu'à Braîne-le-Château.  Il y a dès lors fort à penser que les risques de dégâts aux habitations y seront au moins aussi élevés.  Sans parler du fait qu'un pompage d'eau pendant une si longue période finira d'achever les arbres qui n'avaient pas encore été détruits par les engins de chantier.

Nous nous posons la question de savoir pourquoi l'expérience de Braîne-le-Château n'est pas prise en compte par l'IBW.  Pourquoi s'entêter dans la même approche alors qu'il est très probable si pas certain que les dégâts seront importants?  Dire que le chantier s'arrêtera en cas d'observation de tels dégâts, ou encore que "l'assurance paiera", constitue-t-il une bonne réponse, alors que des approches alternatives existent?  Pourquoi, eu égard à la nature particulièrement difficile du terrain et aux risques encourus, ce type de vallées n'est-elle pas classée en épuration individuelle?


Coût d'une installation de traitement des eaux usées individuelle

L'IBW, lors de la réunion d'information du 28 août dernier ainsi que lors des visites chez plusieurs riverains directement concernés par le projet, nous a informés qu'une installation individuelle de traitement des eaux usées coûte entre 6.000 et 9.000 euros.

Nous venons de lire un article de "L'Echo" du 24 octobre 2009 sur la rénovation d'une ferme dans la commune limbourgeoise de Kinrooi qui détaille le coût de la rénovation. Dans cet article, nous pouvons lire que l'installation de traitement des eaux usées a coûté 1.802 euros. De plus, les propriétaires ont reçu une prime de l'intercommunale de 901 euros pour cette installation, ce qui a donc raméné son coût à 901 euros pour les propriétaires.    

Quelqu'un peut-il nous expliquer la différence entre le coût annoncé par l'IBW d'une part et ce montant?


Hellen Braun



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Les derniers commentaires

  • Le CARCE se pose un certain nombre de questions

    par Pierre (IP:xxx.x5.238.134) - 29 octobre 2009 11:31

    Je suis entrepreneur.



    Pour info, la fourchette de prix pour un raccordement à l’égout est de 1000 à 3000 €.
    Le prix moyen pour un raccordement à l’égout est de l’ordre de 1500 € (2 m de profondeur, 2 m de long, réasphaltage, évacuation des terres).
    Le prix varie en fonction de la longueur, de l’évacuation ou non des terres etc.

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