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Le FMI soupçonne son directeur, Dominique Strauss-Kahn, d’abus de pouvoir dans une affaire sexuellelundi 20 octobre 2008, par Jean Quatremer Voir en ligne : http://bruxelles.blogs.liberation.f... En pleine tempête boursière, Dominique Strauss-Kahn, le directeur du Fonds monétaire international L’affaire est banale, du moins pour DSK : à peine arrivé à Washington, il tombe sous le charme d’une responsable du département Afrique du FMI, Piroska Nagy, une Hongroise mariée à un économiste argentin réputé, Mario Blejer, lui-même ancien employé du Fonds, de la Banque centrale argentine et de la Banque d’Angleterre. L’ancien ministre des finances socialiste est connu pour ses très nombreuses aventures et ses méthodes de drague lourde qui confinent parfois au harcèlement. Il se montre particulièrement pressant, multipliant les mails et les appels téléphoniques à partir de décembre 2007. Finalement, la dame cède à ses avances en janvier 2008, à l’occasion d’une conférence en Europe. Le mari découvre l’affaire et la relation cesse. Quelque temps plus tard, Piroska Nagy quitte le FMI. Je connaissais cette affaire depuis huit mois. Une source proche du couple m’en a informé, mais je n’ai jamais pu leur parler, celui-ci refusant toute publicité, ce qui rendait difficile une publication sur le sujet. D’après cette source, le couple et surtout la femme ont été particulièrement atteints par cette affaire. L’enquête devra donc déterminer si DSK a abusé de sa position vis-à-vis de sa subordonnée et s’il l’a ensuite poussé vers la sortie. De même, ses indemnités de départ ont-elles été plus élevées que la normale afin de s’assurer de son silence ? Selon l’avocat de Nagy, cité par le WSJ, elle n’aurait subi aucune pression pour quitter le FMI et n’aurait touché que son dû. DSK, intelligemment, ne nie pas l’affaire, dans un pays où le mensonge est presque pire que l’adultère : « l’incident qui s’est produit dans ma vie privée » a eu lieu en janvier 2008, déclare-t-il dans un communiqué. « À aucun moment, je n’ai abusé de ma position de directeur du fonds ». Quelle que soit l’issue de cette affaire, elle n’est guère surprenante. Les lecteurs de ce blog se rappellent que j’avais prédit, le 9 juillet 2007, que DSK, dont tous les médias connaissent le goût pour une sexualité débridée, risquait des ennuis dans un pays qui ne plaisante pas avec la morale, en général, et le harcèlement sexuel en particulier (lire aussi ce billet). Ce papier, qui avait eu un fort retentissement sur la toile, m’a valu de sévères critiques... Même si le harcèlement reste à prouver, comment être certain qu’une subordonnée donne un consentement libre à des relations sexuelles avec son patron ? Un minimum d’intelligence politique aurait du amener DSK à s’abstenir, à tout le moins, surtout qu’il s’est fait de solides ennemis au sein d’une institution qu’il a entrepris de réformer. L’homme est en tout cas atteint, même si sa démission n’est pas à l’ordre du jour. Pour l’instant. Et ce, au pire moment pour la France qui promeut une réforme du capitalisme mondial et qui comptait bien sur DSK pour l’aider dans cette tâche.
NB : on en parle sur Rue89, 20minutes.fr, Arrêt sur image, Mediapart,Nouvelobs.com, Bakchich.info, Corriere della Sera, Times, Independent, etc. NB1 : la réaction d’Anne Sinclair sur son blog. Laisser un commentaire |
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