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Le fantôme de la rédaction du Vif (1/2)

mardi 28 avril 2009, par PAN


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Voir en ligne : http://www.lepan.be/?p=4030

Depuis la désormais très célèbre kärcherisation de sa rédaction en janvier dernier, le Vif, dont les rênes ont été depuis repris par la très cordiale Christine Laurent, ne cesse de faire parler de lui. Inquiétudes sur les chiffres de vente, politique rédactionnelle infructueuse et journalistes fantômes en sont le lot quotidien. Episode 1/2.

Rétrospective : en janvier dernier, trois journalistes (Pascale Gruber, Elisabeth Mertens et Isabelle Philippon) et leur rédactrice en chef (Dorothée Klein) étaient foutues dehors par Rik De Nolf, administrateur-délégué de Roularta, et Amid Faljaouidirecteur général du Vif. A l’annonce d’une charrette pour boucler le numéro du 30 janvier, la rédaction s’en alla en grève, dès le 22. En pleine mutinerie, la fraichement débarquée Christine devait trouver la parade pour pondre une actu gangrénée par la grève de ses troupes… Quitte à faire appel à des mercenaires ?

Troquer les « antisociaux » pour des cabinetards PS ?

Un article en particulier (« Reynders-Di Rupo : sur le ring »), signé des initiales « L.O. », a particulièrement attiré l’attention de la rédaction qui, lors de la sortie du numéro en question, s’est interrogée sur l’origine de cette « mystérieuse signature »… Selon ses détracteurs, Kiki Laurent aurait commandé des articles clé-sur-porte à des personnalités externes au Vif. Tel Olivier Vanderijst (chef de cab de Laurette Onkelinx, ex-journaliste de le RTBF Charleroi et ancien chef cab du Ministre-président Van Cau), qui aurait pondu l’article en question, et signé ce dernier, en guise de boutade, « L.O. » comme… Laurette Onkelinx. Vanderijst dément. A la question de savoir s’il avait « collaboré » pour ce numéro du Vif : « Je n’ai jamais écrit une ligne pour le Vif ! ». Remarquez qu’on ne lui a jamais demandé s’il avait « écrit », mais « collaboré »… Christine Laurent, elle, contourne : « Comme vous le savez, le secret des sources est un principe sacré pour les journalistes, je dirais même qu’il est la pierre angulaire de l’éthique de notre métier.  Il serait totalement contraire à la déontologie, à laquelle je ne doute pas que vous avez adhéré, de répondre à votre question ». C’était sans savoir que les journalistes du Vif devaient travailler dans le secret ! Devons-nous en déduire que l’auteur de l’article est une source ? Et donc que celui-ci a été commandité ? Espérons seulement que le monde politique ne prenne pas la plume et ne se serve du Vif pour propager sa vision (partiale) du monde et de son actualité !

Petit Vif entre amis

Mais qui est Christine Laurent ? Dans les années 80, Kiki travaille pour leJournal Indépendance Le Peuple comme rédactrice en chef, aux côtés de journalistes ayant depuis fait le transfuge vers les cabinets PS. Après un court passage au Vif, elle débarquera finalement en 90 à l’Instant, organe socialiste voire spitaelsien, aux côtés de son mec de l’époque, MichelHenrion, fidèle porte-parole de Spitaels. Quelques années plus tard, elle retournera à ses premiers amours au Vif Weekend, avant de détrôner Dorothée Klein du Vif, sur lequel « elle aimait tellement casser du sucre, pendant ses années à l’Instant ! ».

Des chiffres en baisse et des lettres en hausse

Autre préoccupation de la rédaction du Vif : les ventes ! Selon un ancien journaliste, le périodique serait passé de « 15 - 20 000 numéros/semaine à 10 - 12 000 » ! Information bétonnée au sein de la rédaction. Dans un mail daté du 2 avril dernier, Philippe Engels (président de la Société des journalistes, SDJ) s’adressait à Kiki : « J’ai été personnellement très étonné par ta présentation des chiffres de vente, hier, en réunion de rédaction. J’observe ton incrédulité par rapport aux ventes difficiles des dernières semaines; à travers tes propos, je crois déceler une pointe d’inquiétude bien légitime. (…) Ce qui m’étonne, c’est le constat d’un électrogrammeplat. En librairie, la courbe des ventes du Vif/L’Express stagnerait sur le long terme autour des 12 000 unités. Tel serait le stock des acheteurs hebdomadaires. Les ‘pointes’ seraient dues à des ‘plus produit’ ou à l’usage de ‘marronniers’, dis-tu. (…) Quant à la stabilisation actuelle et toute récente sous les 12 000 unités - combien d’exemplaires vendus en novembre et décembre? 13 000? 14 000? -, elle n’est due qu’à une seule chose: la brutalité de licenciements qui a effrayé une partie de nos lecteurs, brouillé l’image d’un magazine réputé consensuel et provoqué un réflexe de méfiance en kiosque. Est-il scandaleux d’oser avouer ça? A ma connaissance, ni toi, ni moi, ni nous n’en portons la responsabilité ». Inquiétude à laquelle la nouvelle rédactrice en chef répondra : « Je veuxtout d’abord te rassurer, je ne suis pas du tout inquiète au sujet desventes de notre magazine ». Tant mieux pour elle ! Suite au prochain numéro…



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