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Le piège financier
Parmi les pièges les plus importants, figure le piège financier. En effet, pour 40% des chômeurs, il leur en coûterait plus d’aller travailler car la différence entre les allocations de chômage et le salaire ne suffirait pas à couvrir le mangue à gagner (logement social, allocations familiales majorées, cheque mazout,…) ou les frais supplémentaires (transport, crèche et vêtements,…).
Si l’on ajoute à cela l’estimation selon laquelle le travail au noir concerne environ 300 000 personnes (équivalent temps plein), on peut facilement comprendre que dans un pays qui compte un demi-million de chômeurs, il est souvent difficile de trouver de la main d’œuvre. N’oublions pas non plus de rappeler que la Belgique est le seul pays d’Europe où le droit aux allocations de chômage est illimité dans le temps. Et qu’en plus de cela, un pays comme la France, où le chômage est limité à 26 mois, connaît un taux de pauvreté qui est nettement plus bas que chez nous.
Certaines mouvances de l’idéologie de gauche ont compris qu’il était temps de changer son fusil d’épaule. Une telle situation n’est plus tenable car elle rend le paiement des pensions difficile et elle procède d’une politique d’exclusion d’une partie importante de la population. La culture de l’assistanat n’est pas la philosophie de la « nouvelle gauche » qui propose comme alternative l’idée d’une troisième voie ou d’un « état social actif ».
Quand Blair et Schröder vont-ils enfin inspirer les socialistes wallons ? La crise économique, dont maintes personnes abusent pour proclamer la fin du libéralisme sans avoir par ailleurs d’alternative à proposer, devraient plutôt créer une dynamique positive car nous avons besoin de tous les travailleurs pour permettre à la Wallonie de sortir de son marasme économique. C’est pourquoi la Belgique ne peut plus se permettre d’écarter un demi-million de personnes du processus économique en les mettant à charge de ceux qui travaillent.
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