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Voir en ligne : http://www.lepan.be/?p=4376 Bonne gouvernance et développement durable, promettaient les écolos. Ça n’a pas tardé : la première revendication post-négociations des Verts concerne… la localisation du cabinet de leur nouveau leader wallon, Jean-Marc Nollet. De l’art de pinailler sur des biestries.
Ça se passe à la première réunion du nouveau gouvernement wallon Caca d’oie, jeudi passé. Les huit nouveaux (ou presque) ministres s’acquittent du devoir officiel qui consiste à se nommer entre eux. Cinq minutes, emballé pesé. Pour l’amour des Célestines Deuxième point à l’ordre du jour, rayon intendance : attribuer à chaque ministre un cabinet – le bâtiment, pas le personnel. À tout seigneur tout honneur, Rudy Demotte conserve l’Élysette, face au Parlement wallon à Jambes. On s’attend à ce que le second dans l’ordre protocolaire admis par la nouvelle majorité, Jean-Marc Nollet (Ecolo), récupère le cabinet de feu Michel Daerden, situé lui aussi à Jambes, à deux coups de pédale de l’Élysette. Mais à la surprise générale, Monsieur Green deal exige de recevoir les Célestines, du nom d’un ancien couvent du centre de Namur, occupé jusqu’ici par le cabinet de Jean-Claude Marcourt. Motif ? D’abord,« je suis le n°2 de ce gouvernement ! Donc je choisis ce que je veux après Rudy ! ». Un camarade rappelle à son collègue Ecolo qu’en réalité, la répartition officielle issue de la clé d’Hondt fait figurer au deuxième rang protocolaire (derrière le Ministre-président) le… PS. Qui a gracieusement légué cet honneur à Ecolo. Réponse de Nollet : rien à f…, je veux lesCélestines. Deuxième motif de sa demande : ledit cabinet se trouve assez près de la gare de Namur, gage de mobilité douce pour le ministre et ses collaborateurs. Oui, mais l’ancien cabinet de Daerden se trouve non loin d’une gare (celle de Jambes) lui aussi, et qu’il s’agisse du personnel de Marcourt ou de celui de Nollet, l’empreinte écologique reste la même. À propos d’empreinte écologique, l’environnementaliste du cdH Benoît Lutgen explose : déménager Marcourt à Jambes, ça a un coût. Plutôt lourd : en termes économiques (il faut déjà quelques camions et quelques déménageurs pour tout transporter), en termes écologiques (lesdits camions ne roulent pas à l’eau) et surtout en termes de fonctionnalité : il faudra transférer les lignes téléphoniques, réorienter le courrier, etc. Nollet n’en démord pas. Même Rudy Demotte s’invite dans le débat, pendant que l’autre Ecolo, Philippe Henry, regarde ses pieds. Le Ministre-président propose de reporter la discussion, pressé qu’il est d’aller prêter serment devant Bébert à midi. Nollet ne lâche toujours pas. Fait le forcing. Et obtient son caprice devant des nouveaux partenaires médusés. Et choqués de tant de discourtoisie envers Marcourt. De tant de poil-de-cutage, aussi. Parce que le vrai motif du caprice nolletien est bien plus prosaïque : en dehors des Moulins de Beez que Philippe Courard avait fait rénover à grands fracas mais qui sont bien trop éloignés du centre de Namur, lesCélestines, c’est le plus beau cabinet wallon : caves voûtées, pierres apparentes et tout le toutim. Rien à voir avec les simili-locaux administratifs auxquels ressemblent la majorité des autres cabinets. Voilà la vraie raison. Comme premier fait d’armes Ecolo dans cette nouvelle législature, difficile de parler d’un bon signal… Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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