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Voir en ligne : http://ploutopia.over-blog.com/arti... Quelques extraits du livre Le temps du changement de Fritjof Capra (Monaco, éditions Le Rocher, 1983). L'auteur est un physicien américain, auteur de Le Tao de la physique et de Sagesse des Sages. Il a participé au Colloque de Cordoue en 1979 sur "Science et Conscience".
p. 47 ; "Entre 1500 et 1700, se produisit un bouleversement spectaculaire dans la manière dont les gens se représenteraient l'univers et dans leur mode de pensée. La nouvelle mentalité et la nouvelle perception du cosmos fournirent à notre civilisation occidentale les éléments caractéristiques de notre ère moderne."
p. 48 ; "La perspective médiévale se modifia radicalement aux XVIème et XVIIème siècles et fit place à une vision du monde considéré comme une machine. Le "monde-machine" devint la métaphore dominante de l'ère moderne. Cette évolution résulta des changements révolutionnaires intervenus en physique et en astronomie, culminant dans l'oeuvre de Copernic, de Galilée et de Newton. La science du XVIIème siècle reposait sur la nouvelle méthode d'investigation défendue avec force par Francis Bacon ; celle-ci impliquait la description mathématique de la nature et le raisonnement analytique dû au génie de Descartes. Conscients du rôle primordial joué par la science dans l'avènement de ces transformations fondamentales les historiens ont baptisé cette époque : Ère de la Révolution Scientifique."
p. 49 ; "Alors que Galilée imaginait des expériences ingénieuses en Italie, en Angleterre, Francis Bacon énonçait explicitement la méthode empirique de la science. Il fut le premier à formuler une théorie claire de la procédure inductive -faire des expériences et en tirer des conclusions générales à tester par de nouvelles expériences- et son influence fut considérable, tant il défendait avec acharnement de la nouvelle méthode. Il attaquait vigoureusement les écoles de pensées traditionnelles et développa une véritable passion pour l'expérimentation scientifique. L'"esprit baconien" bouleversa profondément la nature et l'objectif de la quête scientifique. Depuis les Anciens, les buts de la science avaient été la sagesse, la compréhension de l'ordre naturel et la vie en harmonie avec celui-ci. La science était pratiquée "pour la gloire de Dieu" ou, comme le disent les Chinois, pour "suivre l'ordre naturel", "suivre le cours du Tao". Ces buts étaient de nature yin, ou intégrants ; l'attitude des scientifiques était fondamentalement écologique, pour employer un terme actuel. Au XVIIème siècle, cette attitude laissa place à son opposé polaire ; du yin on passa au yang, de l'intégration à l'affirmation."
"Notre obsession de l'expansion a déséquilibré l'économie, les institutions et même l'environnement naturel. On peut parler d'une croissance cancéreuse des villes comme des technologies, dues à un chaos conceptuel hérité d'une vision mécaniste du monde (...) La nouvelle vision de la réalité, qui ouvrira le passage vers une ère solaire, repose sur une approche holistique des phénomènes, c'est-à-dire globale et non fractionnée. Nous sommes condamnés à changer de mode de pensée, de façon de vivre et, par conséquent, de société. Mais ce changement se fera-t-il avec nous ou sans nous ? Sera-t-il évolutionnaire ou révolutionnaire ? (...) Penser globalement, agir localement est une clé majeure de cette vision systémique."
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Un petit tour sur le site phramacritique est également très instructif. Laisser un commentaire |
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