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Le tyran domestique... pas vraiment un gentil petit compagnon !

lundi 7 juillet 2008

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« Tyran : dictateur cruel et impitoyable qui utilise son pouvoir pour dominer sans considération les autres. Une sémantique qui se veut parfois plus modeste lorsqu’elle s’invite avec aplomb dans ce socle éducatif qu’est la famille, on parlera alors de tyran domestique. »



Si les divers médias sont en général plus prompts à révéler les exactions des despotes de haut niveau : Hitler, Staline, Kadhafi (j’en passe et pas forcément des meilleurs !), il est plus délicat de diagnostiquer, celles qui sont perpétrées dans un cercle plus intimiste, un foyer par exemple, par le tyran domestique (parent ou responsable). Même si leur ligne éditoriale est commune : l’autoritarisme, on décide, on impose, on asservit, une pensée unilatérale dénuée d’échanges, il m’appartient, et ceci dans un souci d’équité, de mettre pour une fois au pinacle de la perversité, le machiavélisme éhonté dont font preuve - également - les prétendus « chefs » de famille (ou responsables !). Une malice de proximité travestie par une obligeance démesurée à l’égard du monde extérieur, se jouant par ce fait de toute suspicion. Seuls les regards quelque peu éteints et le discours à l’occasion heurté de leur couvée, des stigmates circonspects, trahissent quelquefois un autoritarisme en cours. Un tyran domestique, comme son homologue star des tabloïds ou journaux télévisés, agit dans l’ombre : bien à l’abri des vues périphériques, tue au fur et à mesure de son mandat la naïveté de l’enfance, viole la psyché de sa descendance et l’enferme, parfois, délibérément dans une inculture souche. Leur devise : un côté face chatoyant pour un côté pile oxydé ; un rasoir double lame dont l’une, entaille en toute impunité !

Comme chez les « pros » du diktat avec la tutelle militaire, chez les « amateurs », on abusera d’un rapport de force plus humble : cris traumatiques, œil maléfique, contrainte physique, choix arbitraires... autant d’artifices primitifs issus d’un stock qui semble inépuisable. L’enfant n’est pas considéré comme un être à part entière, mais s’apparente à une plante verte, une chose, une obligation, un dû,... un faire-valoir.

Que peut-on réellement attendre d’une marmaille devenue adulte et qui a bénéficié d’un tel climat délétère durant son « évolution », hormis le risque qu’elle ne reproduise à son tour des poncifs éducatifs musclés, c’est de succomber à l’appel de la névrose : dépression, mal être persistant, manque de confiance en soi, quête d’identité,... suicide ! Un virus insidieusement inoculé dont la période d’incubation est difficile à définir, une plaie ouverte qui, en règle générale, survit à ses bourreaux (voir tyrans domestiques) ; un patrimoine lourd à porter, une manière assassine de perpétuer l’espèce. « Merci les grandes personnes », dixit Le Petit Prince !

Un permis d’être parents ?

A l’heure où l’on instaure des règles et des codes à foison , après le permis de conduire ou de chasse pourquoi pas celui d’être parents ?

Une suite d’examens relativement poussés pouvant mettre à jour des carences pédagogiques à venir. Un petit pas pour les vendeurs de sparadraps, mais un grand pas pour la paix des méninges ! .

Les voleurs de couleurs...

Ils sont partout...

A l’orée d’un bois ou à la table d’un café

Impérieux le jour et suffisants la nuit

Sinistres jusqu’aux pouces...

Ils sont partout...

Derrière un bureau ou devant un portail

Tyrans sans âme et despotes sans pote

Funestes jusqu’au cou...

Ils sont partout...

Parents clampins ou bambins errants

Nobles pour les forts et cuistres pour les rustres

Lâches jusqu’aux genoux...

Ils sont partout...

Voleurs de couleurs ou marchands de blues

Tueurs de rêves et faneurs de vie

 

Nuisibles jusqu’au bout...



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Les derniers commentaires

  • > Le tyran domestique... pas vraiment un gentil petit compagnon !

    par Another world (IP:xxx.x45.149.108) - 7 juillet 2008 13:27

    Votre billet me rappelle quelques personnes : mes parents et moi.
    J’ai été éduqué de façon assez stricte, privilégiant les apprentissages scolaires et donc je n’ai eu que très peu de sorties avant d’être en 1ère candi universitaire. Mes décisions et choix étaient souvent critiqués voire totalement refusés, c’est encore le cas maintenant où une corde invisible me relie à eux malgré que je sois adulte depuis déjà quelques années (cette dépendance il faut dire que je l’entretiens un peu, j’ai du mal de "couper le cordon").
    Dans la vie de tous les jours, j’ai du mal à prendre MES propres décisions (cela va même jusqu’à des trucs tous bêtes comme choisir entre deux couleurs de pull, je dois toujours demander l’avis de quelqu’un smiley), quant à a confiance en moi il y a des jours où elle est totalement absente.
    Mon sentiment vis-à-vis de cela est partagé. D’un côté, je leur en veux un peu de m’avoir isolé d’un tas d’expériences de la vie. Le fait d’avoir encore une influence sur moi fait que parfois je me sens mal car j’ai peur de les décevoir, de les inquiéter mais qu’en même temps je n’ai pas envie de vivre ma vie à travers ce que eux veulent et non en suivant mes désirs. De l’autre côté, je leur suis reconnaissant de m’avoir guidé vers des valeurs qui manquent à beaucoup d’ados ou adultes. Ce qu’ils ont fait, ils le faisaient "pour mon bien", ils ne pensaient pas à mal et par rapport à certains parents, ils méritent une médaille smiley
    Grâce à eux j’ai fait de hautes études (elles ne me servent pas vraiment mais au moins j’ai la satisfaction d’avoir réussi), ils m’ont toujours aidé quand j’avais des soucis (et encore maintenant) et je n’ai jamais manqué de rien tant point de vue affectif que matériel.



    Je trouve qu’un permis pour être parent serait une bonne chose, mais il faudrait d’abord savoir ce qu’est un bon parent, chacun a ses faiblesses, personne n’est parfait. Mais cela ne serait pas une mauvaise chose d’éviter aux gens qui ne sont pas du tout fait pour élever correctement des enfants, d’en faire des individus responsables et respectueux du monde qui les entoure, de "procréer"

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  • > Le tyran domestique... pas vraiment un gentil petit compagnon !

    par (IP:xxx.x09.95.86) - 1er août 2008 11:21

    Bien sûr les parents n’agissent que pour notre bien mais comme tu l’as remarqué tu ne vis plus ta propre vie, tu ne poursuis plus tes rêves et tu vas accumuler les regrets !Les parents font souvent un "transfert" sur leurs enfants:ils refusent d’accepter leurs échecs et lorsque l’enfant est assez grand, ils lui imposent leur façon de faire et de penser (on retrouve souvent ce transfert dans un cadre professionnel !).C’est pourquoi dans la vie il faut rester objectif en toute circonstance (sauf pour les folies) et garder ses distances avec autrui surtout ceux qu’on aiment pour pouvoir les préserver et ne pas les étouffer !
    Pour ce défaut de "projet" des parents je crains que personne n’échappe à la règle !Pour ma part j’ai donc choisi d’accepter quelques ensembles de projets (qui me plaisent, tout de meme !) mais pour les sois-disants projets qui me tiennent à coeur, je les ai élevé au rang de "rêves"...
    En revanche chaque transfert a son degré de gravité, avec ses traumatismes qui bousculent l’enfance !
    Il est vrai que ta vision des choses (cher lecteur/commentateur) est assez étrange car enfant nous admirons nos parents, adolescents nous les détestons presque et l’âge adulte devrait être un juste milieu ; or toi tu jongles entre l’admiration et quelques révoltes "l’agresseur n’est pas celui qui se révolte mais celui qui affirme". Pour afirmer il faut avoir confiance en soi !
    Il te faudra bien du courage en passant par de nombreuses étapes pour acquérir la liberté que tu réclames !
    En attendant, espérons...
    Respectueusement !
    Dandy smiley

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