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Voir en ligne : http://blog.pickme.be/2011/07/22/le... A moins d’un incident plus ou moins sérieux, il n’y a aucune raison que ça bouchonne sur l’avenue Louise un 22 juillet, surtout si c’est un vendredi qui fait comme un tablier au pont suspendu entre la fête nationale et un week-end à manger des gaufres chantilly chez Marie Siska, avec du chocolat chaud. Ce midi pourtant, ça bouchonnait devant une moto de modeste cylindrée gisant sur la chaussée. Un fort des halles à moustaches de sergent-major de l’armée britannique organisait vaille que vaille la circulation qui s’écoulait goutte à goutte pour ne rien manquer du spectacle toujours prisé de la souffrance des autres. Moi, je regardais ailleurs mais je l’ai entrevu quand même, dans le coin de l’écran. On l’avait assis en bord de route, encore casqué intégral sur sa tenue de ville, appuyé à un pylône, attendant l’ambulance. La silhouette était frêle, peut-être un ado, et cette image fugace me racontait une histoire désolante de rendez-vous manqué ou de maman qui s’inquiète d’un retard encore inexpliqué. Et de belle moto cassée, à peine étrennée. Ce n’est peut-être que mon humeur mais ça peut être triste, un lendemain de fête nationale. Laisser un commentaire |
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