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Chef du groupe PS au Parlement de la Communauté française
Ce n’est pas faute d’essayer de se faire remarquer ni d’avoir assez d’ancienneté dans le milieu – ça fait 25 ans qu’il est député-bourgmestre – mais Léon reste inconnu au-delà du Brabant wallon. Et encore : de l’Est du Brabant wallon. La faute à un profil trop consensuel, sans doute – « une certaine mollesse », traduit un rival. Léon Walry, c’est d’abord Opprebais, où il est né (le 24 mai 1946), où il vit et qu’il administre, même si depuis la fusion des communes, on ditIncourt. Régent littéraire, il devient échevin dès ses 25 ans, Premier échevin six ans plus tard (en 1977) et bourgmestre en 1985. Depuis, il n’a fait qu’améliorer ses scores communaux : sa liste du bourgmestre avait échoué à dépasser les 50% (49,64 précisément) en 2000, concurrencée par les 39,86% du PRL ? Six ans plus tard, Léon attirait le gros des réformateurs et pétait un 79,56% – un ovni rouge en Brabant bleu. En face, l’opposition se résume à… un Ecolo, qui vote souvent avec la majorité… Il faut dire que le bourgmestre est « un homme convivial et chaleureux », même s’il a« tendance à prendre les choses pour acquises puis à se noyer dans l’accomplissement », dit un MR. Et « sauf quand il s’en prend à FrançoiseBertieaux ! ». Ça, c’est l’autre Léon, le député. Candidat à partir de 1974 à la Chambre, il y siège de 1985 à 1995 avant de passer au Parlement wallon. Et donc de facto à celui de la Communauté française, où il préside le groupe PS depuis 2004, juste en face de son homologue MR et meilleure amie, ladite Françoise. C’est viscéral : dès que l’un(e) ouvre la bouche, l’autre beugle. La règle ne souffre aucune expression. Du reste, au PCF, Léon alterne les rôles de chien de garde et de gentil toutou du PS. Une basse tâche intellectuellement malhonnête à accomplir ? Le Boulevard de l’Empereur tape 3615 Léon – il faut dire qu’il est très souvent le seul socialiste présent rue Royale… Résultat : notre homme rate souvent des occasions de se taire… comme d’éteindre son téléphone portable, ce qui lui a récemment valu un petit rappel du règlement par le président Luperto. En juin dernier, le PS reconduisait son fidèle cerbère. Non sans heurts : rétrogradé du gouvernement fédéral, le nouveau président du PS brabançon André Flahaut avait décidé de s’autodésigner à la tête de la liste, au très grand dam de Léon. Si les deux hommes sont arrivés à un gentleman’s agreement qui promettait que Fla-Fla démissionnerait au profit de son premier suppléant, l’épisode n’en a pas moins laissé « une rivalité certaine avec Flahaut. Léon aimerait sans doute avoir la main sur l’Est du Brabant wallon, mais je ne suis pas sûr que Flahaut la lui laisse ». Léon avait promis que 2009 serait sa dernière élection extra-communale. Mais, souligne un collègue, « on sait ce que ça vaut. Je ne suis pas sûr qu’il ait envie de se faire marcher sur les pieds par la petite [Véronique]Ghenne ». Et si ce n’est pas l’éphémère ex-députée, le leadership régional du PS brabançon pourrait revenir à Benoît Malevé, ami et Premier échevin de Léon. A suivre.
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