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Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

vendredi 27 mars 2009, par Pascal de Roubaix

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Diffusé par l’agence Zénit, à laquelle nous le piquons pour la bonne cause, voici un remarquable témoignage ulcéré par l’attitude méprisante et aveugle des médias occidentaux à l’égard de Sa Sainteté le Pape et des fidèles de toute l’Afrique, et qui remet bien chacun à sa place.



« Le Cameroun vient de boucler avec une réussite insolente la troisième visite papale de son histoire », lit-on dans le Cameroon Tribune, après les quatre jours de visite de Benoît XVI sur le sol camerounais, qui déplore en même temps la polémique engagée par les médias occidentaux contre le pape durant cette visite.
« Le Cameroun et l'Afrique ont vécu quatre jours si intenses et si magiques, qu'ils peinent encore à en jauger l'insondable portée », souligne Marie-Claire Nnana dans son article, convaincue que cette visite du pape en Afrique est « une visite à succès, et un événement majeur qui marquera l'Eglise et tout le continent ».
« En posant l'acte d'amour que constitue sa visite, en nous assurant de l'amour de Dieu, nous les damnés de la terre, le pape nous comble d'espérance », souligne la journaliste.
Mais « on ne décrira jamais assez le rapt inélégant et la parfaite imposture des médias européens et en particulier français sur cette visite », souligne-t-elle. « C'était le temps de l'Afrique. L'Afrique n'aspirait qu'à la communion spirituelle et à la fête. Nos confrères se sont évertués à ne mettre en lumière que les aspects les plus anecdotiques de cette visite, les chiens écrasés, l'écume des jours », ajoute-t-elle.
« Pas un mot sur le synode des évêques africains à venir, ni sur le document préparé à cet égard par le pape », commente-t-elle. « Ils ont parasité les ondes avec une polémique qu'ils ont créée de toute pièce. Car en sortant de son contexte la déclaration du pape sur le préservatif, ils en ont dénaturé la substance ».
Autre exemple de sabotage stratégique reproché aux médias occidentaux : avoir cherché, en Angola, à éclipser le message apostolique en montant en épingle une déclaration sur l'avortement thérapeutique.
« En résumant huit jours de visite en deux petites phrases, de préférence celles susceptibles de remuer une opinion publique formatée, il y a un risque de caricaturer et de fausser le message », souligne-t-elle. Et le comble pour la journaliste c'est lorsque « ces médias déclarent parler au nom des Africains.
Non, merci, chers confrères, vous parlez pour vous-mêmes, et pour votre public. Les Africains sont assez grands pour déchiffrer et critiquer, au besoin, les messages du pape, afin d'en tirer la substantifique moelle. ».
De plus, estime-t-elle, « les débats autour du SIDA et de l'avortement sont trop importants pour les biaiser de cette manière, en les réduisant à une polémique médiatique ».
« Si nous décrions cet opportunisme chez nos confrères, ce n'est pas que ces questions indiffèrent les Africains que nous sommes, précise la journaliste du Cameroon Tribune, simplement, il nous semble peu fécond de vouloir infléchir les prises de positions papales, parce qu'elles découlent des principes moraux et de valeurs dictés par les évangiles dont il est le gardien ».
« Le pape, que les médias décrivent comme austère et peu charismatique, nous a paru au contraire sensible à nos démonstrations bruyantes et sincères », poursuit-elle. « Il les a reçues dans le tempérament qui est le sien : tout en retenue, le geste peu emphatique, le regard ardent ».
En conclusion la journaliste pense que « Benoît XVI en aura bien besoin » de l'affection des fidèles Africains pour continuer sereinement sa mission, dans une Europe, dit-elle, « dont il est le fils biologique, mais non pas spirituel puisque cette Europe nie désormais la dimension spirituelle du monde ».
Isabelle Cousturié


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Les derniers commentaires

  • Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

    par printemps (IP:xxx.x43.34.36) - 27 mars 2009 18:34

    Vous semblez adorer le pape .
    Que pensez-vous dès lors de la levée de l’excommuication des 4 évêques de la Fraternité Saint Pie X, dont un négationiste, Fraternité Saint Pie X qui en Belgique est très clairement liée à l’extrême droite comme le démontre
    votre grand ami Abramovitz dans un article récent fort bien documenté .
    Mais bon pas mal de gens vous décrivent comme très proche de certaines personnalités d’extrême droite ( dans la mouvance de Belgique et chrétienté notamment, Monsieur Buffin est un de vos bons amis ) et tenant dans vos articles des propos qui permettent de vous classer parmi les catholiques ultra-conservateurs .
    Votre présence chez Lidé semble d’ailleurs avoir posé beaucoup de problèmes en raison de votre profil ultra-droitier , ce qui explique sans doute qu’il renonce à agir sur Bruxelles .
    Rien d’étonnant donc à ce que vous défendiez le Vatican qui devrait être très prochainement interpellé par le parlement belge au sujet des déclarations sur le préservatif et je m’en réjouis .
    Le cardinal Dannéels lui-même a pris ses distances avec le pape sur ces deux dossiers ( préservatif et levée de
    l’excommunication ) .
    Heureusement tous les chrétiens n’ont pas votre vision, mais malheureusement le système totalement anti-démocratioque de désignation du pape ne leur permet pas de porter au pouvoir une personnalité qui défendrait leurs idées .

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  • Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

    par Ø (IP:xxx.x08.136.223) - 30 mars 2009 00:30

    @printemps



    J’ai lu jusqu’à la seconde ligne. Je me suis interdit d’aller plus loin, cette seconde ligne portant une erreur qui discrédite votre texte.
    Le Pape n’a levé l’excommunication d’aucun évêque. Les quatre personnes dont vous parlez n’ont jamais été évêque de l’Eglise Catholique et ne le seront jamais.

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  • Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

    par brebis galeuse (IP:xxx.x13.247.238) - 1er avril 2009 22:01

    hmm, rien de bien nouveau, nous voilà en plein dans la dogmatique vieille comme le monde de la fonction strictement reproductrice de l’acte sexuel dans les liens sacrés du mariage.



    Ce n’est ni plus ni moins que de l’obscurantisme d’un autre âge, et encore ici il ne s’agit plus d’une sanction morale infligée à la brebis égarée, mais bien de l’exposer à un virus incurable et mortel dans de nombreux cas.



    C’est la négation du droit de chacun de disposer de lui-même, de son corps et de son âme par des personnes qui estiment qu’il doit en être autrement selon des lois religieuses vieilles de 2000 ans (pour les catholiques).



    Le catholiscisme n’est pas la seule religion à proscrire l’usage du préservatif, pourtant la femme n’est pas, à proprement parler, et dans biens des cas, exposée à un simple choix éthique, moral ou religieux.



    Imaginons un monde parfait selon le dogme de la fidélité et de l’acte reproductif, nous serions une véritable civilisation de lapins au taux de fécondité et de mortalité exponentiel. Vous me direz ensuite qu’il suffit de s’abstenir après avoir rempli sa fonction démographique.



    Le strict plaisir relève donc d’un sous-ordre à bannir pour éviter de corrompre notre âme.



    Vous y croyez vraiment à ses conneries ?



    Des fois j’ai pitié quand même, la vie ne doit pas être marrante tous les jours pour certains...

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    • Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

      par Pascal de Roubaix (IP:xxx.x6.3.122) - 2 avril 2009 11:53

      Ce n’est pas parce qu’une vérité est proclamée depuis deux mille ans que, soudain, aux confins du XXème et du XXI ème siècle, elle deviendrait caduque, au contraire.
      Oui, la recherche du plaisir sexuel pour le plaisir est une erreur qui ne conduit ni à la joie ni au bonheur. Jamais l’Eglise catholique n’a dénoncé le plaisir, à condition que celui-ci soit trouvé dans un projet personnel et social. Il est comme la récompense naturelle pour les choix assumés.
      Boire est un plaisir. Boire pour boire mène à l’ivrognerie, au malheur, à la maladie et à la mort.
      Manger est un plaisir, manger pour manger mène à l’obésité, au malheur, etc.
      Le repos...idem, le travail...idem, etc.
      Et vous, vous voudriez que ce soit différent pour les relations sexuelles ?
      Je vous plains à mon tour, car, au-delà de quelques instants de jouissance, il ne doit pas être drôle tous les jours de ne pas connaître la joie et le bonheur profond qu’apporte l’amour du conjoint quand il est don de soi, sans réserve, définitif et respectueux de l’autre.
      Ceci dit, jamais l’Eglise n’a condamné l’usage du préservatif en cas de "tourisme sexuel", au contraire son message dans ce cas est très clair : "n’ajoutez pas le crime à votre faiblesse".

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      • Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

        par polpol (IP:xxx.x91.150.140) - 3 avril 2009 14:39

        Ce n’est pas parce qu’un mensonge est proclamée depuis deux mille ans, que soudain, aux confins du XXème et du XXI ème siècle, il deviendrait caduque, au contraire,..., crétins et cathos de tous les pays unissez-vous, en plus du pape, votre nouveaux dieux, votre guide, sera Pascal de la Misère, ne vous écartez pas du droit chemin divin, sinon c’est un aller-simple pour les flammes de l’enfer, holala, j’ai peur. Pour déresponsabiliser l’être humain, t’es le meilleur avec le cave du vatican qui a quand même une longueur d’avance, mais lui c’est son fond de commerce

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  • Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

    par brebis galeuse (IP:xxx.x13.247.238) - 2 avril 2009 14:19

    ’’Oui, la recherche du plaisir sexuel pour le plaisir est une erreur qui ne conduit ni à la joie ni au bonheur’’



    Et pourtant cette recherche peut mener aussi à l’équilibre moral, la sexualité est une partie très importante psychologiquement, cela ne se résume pas à un pur acte procréatif ou de jouissance crasse.



    Boire est un plaisir, vous contentez vous de boire de l’eau ?



    Manger est un plaisir, vous contentez vous de manger le même plat ?



    Ce que vous dénoncez ici, c’est l’excès, et il est difficile de contester que tout excès est néfaste à sa santé dans la plupart des cas. Pas besoin de religion pour le savoir.



    Pourquoi en serait-il autrement de sa sexualité et de l’acte sexuel ?



    ’’Ce n’est pas parce qu’une vérité est proclamée depuis deux mille ans que, soudain, aux confins du XXème et du XXI ème siècle, elle deviendrait caduque’’



    Quelle vérité cher Monsieur ? Au nom de quoi, d’écrits colportés à travers des évangiles au fil des siècles et inlassablement cultivés par une minorité de croyants indéfectibles et imperméables à deux mille années de découvertes, de savoir et d’évolution ?



    ’’Ceci dit, jamais l’Eglise n’a condamné l’usage du préservatif en cas de "tourisme sexuel", au contraire son message dans ce cas est très clair : "n’ajoutez pas le crime à votre faiblesse".’’



    Bien évidemment ! C’est beaucoup plus insidieusement que l’église prend position : Soyez bon Chrétien et vous ne risquerez rien... On ne condamne pas nomément, on préfère agir sur la fibre morale, ce qui pour certaines populations revient exactement au même ou presque.



    ’’Rome a été très explicite lors de la Conférence du Caire et de Pékin pour dire que le Saint-Siège ne saurait en aucun cas approuver la contraception ou l’usage de préservatifs comme mesure de planification familiale ou dans les programmes de prévention du H.I.V/Sida (Réserves et déclaration d’interprétation du Saint-Siège n°5).’’



    Ne pas approuver ne signifie pas être contre, formellement nous sommes d’accord, mais ce qui est formel n’est pas seulement ambigü mais aussi clairement irresponsable eu égard aux réalités sociales et humaines.



    Lorsque l’on détient l’autorité morale, ou en tout cas une forte reconnaissance en ce sens, ne serait-il pas faire preuve d’une extrême empathie de réserver ses déclarations à ses ouailles ? Ou alors ce prosélytisme d’ordre moral et Chrétien supplante t’il tout autre considération ?



    D’autant que sur le plan d’un certain respect de l’humain, l’Eglise au cours de son histoire n’aura pas toujours été un exemple en matière de respect de l’autre et de la personne humaine, à un niveau certainement plus grave que le port d’un préservatif ou de l’usage d’un contraceptif.



    Enfin bref, chacun sa vérité, même si pour certains elle remonte à quelques milliers d’années...

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  • Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

    par Jacques LITWAK, Entrepreneur - Essayiste (IP:xxx.x45.137.139) - 3 avril 2009 12:07

    Bj à toutes et tous,



    Que voilà à nouveau une polémique très peu constructive.



    Le Pape a dit, aurait dit, on a dit que le Pape a dit ...



    Qui était là ?



    Les médias ont dit, on dit que les médias ont dit ...



    Qui a entendu, analysé et compris ?



    Le parlement belge va demander au ministre compétent de dire au représentant ad hoc du Pape qui le dira à son responsable qui le dira - peut-être - au Pape qui dira ...



    En ce qui me concerne, au travers du temps qui passe dans ma vie ou plutôt à travers mon humble vie qui passe dans le temps, je suis enclin de plus en plus à une grande prudence.



    Au plan de l’expression, libre est le Pape de dire ce qu’il souhaite dans le cadre de sa mission.
    Au plan de l’expression, libres ne ce sont pas les médias de relater imparfaitement les propos des uns et des autres.
    Au plan de l’expression, libres sont les médias d’analyser et de commenter tous les propos en séparant bien faits d’une part, analyses et commentaires de l’autre.



    Au plan de la maladie (SIDA ou autre), encourageons la voie royale de la recherche scientifique afin de trouver le remède. Encourageons la voie sociale pour le développement planétaire de la solidarité responsable. Il en est de même pour la faim, la soif, la pauvreté dans le monde et tant d’autres choses.



    Au plan confessionnel, les nuances des positions publiques sont de telles abîmes qu’on en arriverait à ne plus rien dire. Non, s’exprimer permet au moins la remise en débat de problèmes majeurs.
    Si les autorités civiles avait résolu ce drame (comme la peste, le typhus, la lèpre, ...), il n’y aurait plus matière à débat.
    Si les citoyens/politiques ne souhaitent pas voir des autorités morales s’immiscer dans les matières temporelles, il leur reste à résoudre les problèmes.



    Au plan personnel, je rejoins Monsieur P. de Roubaix sur le fait " qu’il ne doit pas être drôle tous les jours de ne pas connaître la joie et le bonheur profond qu’apporte l’amour du conjoint quand il est don de soi, sans réserve, définitif et respectueux de l’autre".



    Bienheureux ceux qui vivent cela.



    Et pour les autres ?



    Culpabilité ? Miséricorde ?



    Entre l’idéal et la réalité, il y a la réalité ...

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  • Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

    par brebis galeuse (IP:xxx.x13.247.238) - 3 avril 2009 19:49

    Une manière comme une autre de passer totalement à côté de la question...



    Je vous cite : ’’Entre l’idéal et la réalité, il y a la réalité ...’’



    La réalité la voiçi :



    67 % des personnes séropositives vivent en afrique subsaharienne.



    Cette région connaît 1.700.000 décès suite au sida rien que pour 2007



    1.800.000 enfants séropositifs vivent en Afrique Subsaharienne
    (2007)



    Dans le monde, 6 jeunes de moins de 25 ans contaminés chaque minute. Lorsque vous terminé la lecture de cette page, six jeunes de moins de 25 ans à travers le monde auront contracté le virus du sida, la plupart d’entre eux en Afrique. Les jeunes de 15 à 25 ans représentent déjà aujourd’hui un tiers des séropositifs de la planète, soit dix millions de personnes. Parmi les victimes de la pandémie, on peut ajouter les dix millions d’orphelins du sida qui doivent vivre seuls parce que leurs parents ont succombé au virus.



    Les enfants première victime :
    L’Afrique, et particulièrement le sud-est du continent affichent les chiffres les plus terribles. Au Botswana, dans la tranche d’âge 15 à 24 ans, une jeune femme sur trois et un jeune homme sur sept sont infectés par le VIH. En Afrique du Sud, au Lesotho et au Zimbabwe, une jeune femme sur quatre et un jeune homme sur dix sont contaminés.



    Parmi les conséquences de l’épidémie, l’UNICEF remarque que l’avenir des enfants est hypothéqué en Afrique subsaharienne. L’an dernier, 860 000 enfants ont été privés de leurs enseignants, morts du sida. Une conséquence d’autant plus dramatique de l’épidémie que c’est par le biais de l’éducation que doivent passer les messages d’information et de prévention.



    Un effort d’éducation :
    L’UNICEF préconise en effet une réponse forte en matière d’éducation. Ce que l’organisation appelle un " processus suivi d’éducation ". En clair, les enfants doivent être informés dès le plus jeune âge des modes de transmission de la maladie et de ses conséquences avec des mots qu’ils sont en mesure de comprendre. Ces informations doivent ensuite être répétées au fil des années, pour que les " enfants les assimilent peu à peu tout en grandissant ". D’après les études publiées, le risque de transmission du sida de la mère à l’enfant est de mieux en mieux compris. Une enquête conduite dans 18 pays touchés fortement par l’épidémie montre que dans 15 de ces pays de 60 à 96 % des femmes enceintes connaissent les mesures à prendre si elles sont séropositives.



    Le constat que dresse l’UNICEF est plus qu’alarmant. Les responsables politiques sont sommés de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour éviter la propagation du virus aux jeunes générations. L’UNICEF entend d’ailleurs porter la question devant le Conseil de sécurité de l’ONU estimant que le sida menace la sécurité nationale et la stabilité en Afrique.



    L’exploitation sexuelle des enfants vecteur de la propagation du VIH/SIDA :
    Le lien entre la propagation du VIH/SIDA et l’exploitation sexuelle des enfants constitue l’un des aspects les plus troublants et les plus complexes de cette épidémie. Qu’il s’agisse des mythes sur les vertus curatives des rapports sexuels avec de toutes jeunes filles ou d’attitudes macho prônant un comportement sexuel violent envers les femmes et les filles, la relation entre les abus sexuels sur les enfants et la propagation du VIH/SIDA est claire.



    Les enfants sont entraînés de force dans le commerce du sexe (on estime leur nombre à un million chaque année). Ce sont eux qui risquent le plus de contracter et de propager le VIH/SIDA. Il est impératif de prendre des initiatives visant à s’attaquer directement à des comportements sexuels jusqu’à présent plus ou moins tolérés. tout en mettant les enfants à l’abri du commerce du sexe



    Alors franchement, l’avis du Pape sur les méthodes de prévention acceptables ou pas, pardonnez moi mais c’est lamentable !



    La voilà la REALITE cher Monsieur !

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  • Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

    par Jacques LITWAK, Entrepreneur - Essayiste (IP:xxx.x43.152.38) - 4 avril 2009 16:33

    Bj,



    Merci beaucoup pour toutes ces précisions.



    Je ne vois pas la contradiction entre votre propos et le mien.



    J’essaie de prendre un peu de recul et alors je constate que la pandémie du SIDA est à la fois un problème individuel, un problème social et un problème politique.



    GRAVE donc !



    Je ne vois pas d’intérêt de polémiquer sur l’avis du Pape (fondé ou non). C’est une autorité religieuse et pas politique (même si le Vatican se veut un Etat).
    C’est l’importance accordée à la polémique qui gonfle l’importance du propos.



    De la même manière, je ne vois pas l’intérêt pour le parlement belge de se saisir de cette polémique sauf à surfer sur une vague d’indignation pour des raisons opportunistes à savoir à aller dans le sens de l’air du temps.



    Pourquoi ne pas avoir plutôt consacré le temps des parlementaires à voter 1 % de plus au gouffre bancaire pour résoudre cela ?



    Par rapport aux chiffres annoncés par le G20, 1% de 5.000 milliards = 50 mds de $ soit largement de quoi mettre un terme à la pandémie et stopper la progression de la pauvreté là où la pandémie sévit le plus.



    C’est à chacun d’entre nous (ici et là-bas) et aux gouvernements (et les instances en tout genre dont l’UNICEF) d’affronter ce drame.



    Bien évidemment, l’éducation (sphère parentale) et l’instruction publique "civile" constitue la meilleure voie de résolution.



    Pour les êtres humains en état de survie ainsi qu’en état de nécessité absolue, il me semble que seule l’approche collective peut contribuer à la résolution de ce problème.



    Pape ou non.



    Bonne journée.

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  • Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

    par Pascal de Roubaix (IP:xxx.x6.3.122) - 4 avril 2009 19:08

    A la suite de la polémique la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’ouest (Cerao) réagit.



    Nous avons été tous surpris et étonnés de la façon dont une phrase du Saint-Père a été
    totalement sortie de son contexte proche et lointain pour devenir le motif récurrent de toutes
    les émissions de Rfi et d’autres médias français sur le premier voyage apostolique du Saint-
    Père, le Pape Benoît XVI, en Afrique. Le comble est cette occultation systématique des autres
    idées de l’interview et la minimisation de tout ce que le Saint-Père s’est efforcé de
    communiquer comme espérance à l’Afrique, tant au Cameroun qu’en Angola. A cela
    précisément ne devrait-on pas reconnaître que c’est à l’Eglise et à sa mission évangélisatrice
    que les acteurs de l’ombre s’en prennent ?
    Nous, évêques de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’ouest (Cerao),
    avons pris la mesure de l’événement et nous tenons à déclarer à tous ce qui suit :
    Démolir la morale est crime contre l’humanité
    On n’arrivera pas à bout du Sida, en cassant les ressorts spirituels et moraux des
    hommes, surtout des adolescents et des jeunes, en les fragilisant et en faisant d’eux des
    paquets de désirs sexuels sans les régulateurs prévus par le Créateur. C’est un crime contre
    l’humanité que de priver l’enfant, l’adolescent et le jeune de l’entraînement à la maîtrise de
    l’esprit sur le corps et ses pulsions qu’on appelle éducation sexuelle. En ce sens, les slogans
    publicitaires et la distribution de préservatifs pourraient n’être qu’irresponsabilité et crime
    contre l’humanité.
    Des propos irrévérencieux, injurieux et sacrilèges
    Pour nous, Africains, le Pape est le père de la Grande Famille qu’est l’Eglise et, à ce
    titre, nous lui devons respect et affection. Il est sacrilège, selon nous, du simple point de vue
    de notre culture africaine traditionnelle, pour ne pas encore parler de la foi, que des fils et des
    filles d’Eglise qui se prétendent catholiques s’en prennent au Pape avec vulgarité, arrogance et
    injures, comme certains journalistes d’organes français et certaines personnalités françaises,
    espagnoles, européennes, se sont permis de le faire. Nous déplorons et condamnons ces
    propos irrévérencieux et injurieux.
    L’attentat post-moderne contre la vérité
    et ses conséquences violentes sur les relations humaines
    Mais nous ne sommes d’une culture qu’au titre de la vérité plus profonde de notre
    humanité. Et l’humanité qui est commune à tous, est unique ; elle se concrétise dans un certain
    nombre de droits et de devoirs, inséparables de la dignité de toute personne humaine. Il est
    absolument intolérable qu’un petit groupe de communicateurs -parfois hélas des Africains
    émargeant sans gêne à la richesse " sale " de ceux qui ont dépouillé leurs peuples- s’arroge le
    droit de déformer la vérité pour se présenter en bienfaiteurs responsables face à la condition
    dramatique de nos frères et soeurs porteurs du VIH-Sida, et, par contre, transformer le Saint-
    Père en un personnage "irresponsable" et dépourvu d’humanité, et ainsi pouvoir l’injurier et
    tenter d’ameuter contre lui une cohue d’individus, qui s’estiment en droit de parler de ce qu’ils
    n’ont pas pris le soin de connaître avec précision. Ils oublient que, ce faisant, ils se
    disqualifient professionnellement, puisqu’il existe une différence essentielle entre créer du
    sensationnel scandaleux et informer. Nous déplorons et condamnons l’attentat contre la vérité
    qui est le péché de notre monde post-moderne et dont résultent les graves blessures que subit
    de plus en plus la Sainte Eglise, Notre Mère. Quel est ce monde où l’on ne prend pas le temps
    d’écouter l’autre, de l’écouter jusqu’au bout et où on lui fait dire ce qu’on veut qu’il dise ? La
    sagesse africaine et la sagesse biblique toutes axées sur l’écoute ont une autre vision du monde
    à proposer.
    Profonde union de pensée et de coeur entre Benoît XVI et l’Afrique
    Nous, évêques africains, remercions du fond du coeur le Saint-Père, qui a tant
    d’affinités avec nous, du fait de notre communauté de pensées sur l’Eglise et de votre
    engagement commun en faveur des pauvres, des blessés de la vie et des petits. Qui ignore que
    les titres : Eglise, Maison (Famille) et Peuple de Dieu ; Eglise, Fraternité Chrétienne, Eglisecommunion
    sont de lui ? Il y a cru et y a travaillé depuis longtemps comme jeune théologien
    et plus récemment comme cardinal Préfet de Dicastère ; nous y croyons aussi et nous sommes
    à pied d’oeuvre pour édifier en Afrique l’Eglise Communion comme Famille de Dieu et
    Fraternité du Christ. Il est venu chez nous pour nous confirmer dans cette foi. Nous l’en
    remercions.
    Église d’Afrique, une église porteuse d’espérance
    Nous lui savons gré aussi pour tout le message d’espérance qu’il est venu nous livrer,
    au Cameroun et en Angola. Il est venu nous encourager à vivre unis, réconciliés dans la
    justice et la paix, pour que l’Eglise d’Afrique oit elle-même une flamme ardente d’espérance
    pour la vie de tout le continent. Et nous le remercions pour avoir reproposé à tous, avec
    nuance, clarté et pénétration, l’enseignement commun de l’Eglise en matière de pastorale des
    malades du Sida.
    Humanisation de la sexualité et don de soi aux malades du Sida
    Il nous encourage tous à vivre et à promouvoir l’humanisation de la sexualité et le don
    de sa propre humanité pour être avec et secourir en vérité les frères et soeurs malades du Sida,
    comme l’authentique attitude responsable des Catholiques face aux malades du Sida et de tous
    ceux qui aiment vraiment les Africains atteints de ce mal. Nous accueillons son message qui
    est aussi notre propre position. Et nous déclarons tous avec lui : "... On ne peut pas surmonter
    ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n’y met pas l’âme, si on
    n’aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au
    contraire, le risque est d’augmenter le problème ". Telles sont les paroles de Benoît XVI qu’un
    matraquage médiatique s’est évertué à travestir. En vain.
    Responsabilité des médias
    Dire moins, c’est mépriser l’Africain et témoigner de zèle à tuer ce qu’il y a
    d’authentiquement humain en l’homme noir dont par exemple toutes les traditions valorisent
    tant la virginité constatée au mariage. Nous déplorons et nous condamnons cette prétendue
    responsabilité vis-à-vis de l’homme noir qui n’aurait de solution que mécanique à un problème
    aussi vital qu’est la sexualité pour tout homme et donc pour l’Africain lui aussi. La
    responsabilité des médias est élevée ; ils ne doivent pas déchoir, sous peine de faire déchoir
    quelque chose de l’humain fondamental.
    Non à la pensée par procuration
    Nous disons enfin que les Africains ont la capacité de penser par eux-mêmes, aussi
    bien les problèmes qui les concernent que ceux de toute l’humanité. Nous déplorons et
    dénonçons le crime, venant du fond des âges, où l’on traitait nos frères et nos soeurs en
    marchandises et en "biens meubles" (Le Code Noir, Art. 44), et qui aujourd’hui consiste à
    s’acharner à penser pour nous, à parler pour nous, à faire à notre place sans doute parce qu’on
    ne nous croit pas en mesure de le faire par nous-mêmes. Peut-être dira-t-on que c’est à des
    Communicateurs africains qu’habilement, on confie la sale besogne de jouer aux pitres pour
    amuser le monde et rendre l’Afrique doublement pitoyable : non seulement matériellement,
    mais aussi moralement. Mais il n’y a pas que ces Africains ignorants des structures
    anthropologiques les plus solides et des valeurs morales les plus sûres de l’Afrique qui soient
    à même de parler au nom du continent. Nous, évêques de l’Eglise catholique de l’espace
    Cerao, exigeons qu’on cesse de penser pour nous, de pousser l’Afrique de la rue à parler au
    nom de l’Afrique et amuser la galerie aux dépens de nos peuples. Nous exigeons que pour
    parler de l’Afrique, l’on respecte les valeurs essentielles, sans lesquelles l’homme n’est plus
    l’homme, et qui sont synthétisées dans la dignité de tout homme créé à l’image de Dieu. Oui à
    la suite du Concile Vatican II, nous réaffirmons que "sans le Créateur, la créature s’évanouit
    tout simplement ". Nous remercions le Saint-Père d’avoir fait du Dieu d’Amour et de la foi en
    lui la priorité des priorités pour notre temps. C’est bien l’illusion qu’il puisse y avoir une autre
    priorité, qui a créé la situation paradoxale et violente, où l’on prétend être responsable de
    nous, tout en mettant à sac ce que nous avons de plus vital : notre relation de foi, d’espérance
    et d’amour avec le Dieu vivant, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, et notre vie morale.
    Abidjan, le 27 mars 2009
    Théodore Adrien
    Cardinal SARR

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  • Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

    par Delphine (IP:xxx.x5.141.39) - 17 avril 2010 11:49

    Il faut être complêtement cinglé pour prendre la défense du pape. Il nous vient du moyen-âge ce Pascal de Roubaix ?

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    • Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

      par Pascal de Roubaix (IP:xxx.x6.3.122) - 19 avril 2010 09:30

      Désolé, mais je ne fais que répéter les avis de l’Eglise d’Afrique, unanime derrière son guide ! Et l’Eglise d’Afrique c’est 18 cardinaux, 630 évêques, 33.000 prêtres et 66.000 religieux/ses, et encore 24.000 séminaristes et quelques centaines de diacres, ça fait beaucoup de gens "complètement cinglés".
      Mais je suppose que vous connaissez bien mieux qu’eux les problèmes des africains. smiley

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