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Les velléités séparatistes du PS : dramatisation, musculation, rodomontades et écrans de fuméemardi 7 septembre 2010, par Claude Thayse 1 réactionVoir en ligne : http://www.claude-thayse.net/articl...
Les voltigeurs du PS (ou plus précisément de Di Rupo) ont fait ces derniers jours quelques déclarations qui ont fort marqué la presse aux ordres, toujours à l’affut de petites phrases permettant de relancer une opinion publique assoupie et à la conscience politique endormie par des années de propos lénifiants.
Les récentes déclarations ne sont sans doute que musculation et rodomontades qui ne sont que des écrans de fumée.
Le président de la N-VA qui est loin d’être un imbécile dit d’ailleurs ne pas comprendre le message envoyé par les socialistes francophones et les renvoie dans les cordes : . « Quelqu'un peut-il m'expliquer leur logique ? », déclare-t-il au « Het Laatste Nieuws ». « Lorsque vous lui demandez de faire en sorte que Bruxelles et la Wallonie soient plus responsables, le PS dit « non ». Et avec quelles menaces viennent-ils maintenant ? Faire exploser le pays, conséquence de quoi Bruxelles et la Wallonie seront totalement responsables de leur sort ».
En Flandre, la presse s’empresse de faire chorus. Et chose amusante, « Le Soir », relatant les réactions dans la presse flamande s’associe complètement dans un article à cette dernière, y signalant que sa rédactrice en chef, Béatrice Delvaux, est d'avis que les menaces francophones relatives à la séparation du pays sont « stratégiquement et psychologiquement bien vues ». Elles permettent de dire que « les francophones ne sont pas réduits à conclure un accord à n'importe quel prix » et que, le cas échéant, « on empoignera sans complexe ce projet séparatiste, plutôt que de le subir ». Confirmant les propos de Guy Tegenbos dans le « Standaard », qui croit avoir décelé dans cette stratégie un « truc » visant à faire reposer la culpabilité sur les Flamands. C'est aussi, précise-t-il, un moyen permettant par la suite de légitimer un nouveau compromis, sur le mode « nous avons fait des concessions mais nous avons pu éviter une véritable catastrophe – la fin de la Belgique ».
Souvenons-nous, il y a déjà quelques années lors d'un congrès du PS (à Gembloux ?), Elio Di Rupo avait déjà menacé la Flandre de la même manière, ou peu s’en faut.
Au risque de décevoir les quelques excités compulsifs des forums, mais ça n’a pas d’importance, je ne pense pas qu’il y ait là matière à penser que les socialistes (ouvertement) et les autres (plus discrètement) soient prêts, cette fois ci encore, à oser prendre leurs responsabilités vis-à-vis des Wallons. Comme des boxeurs, avant de commencer un nouveau round, les partis à la négociation sont en train de s'évaluer et de tester, de fixer, les limites à ne surtout pas dépasser. Certes, l'opinion publique évolue - mais comme toujours - lentement. Le fait que l’on ait demandé au roi de nommer deux médiateurs de chaque bord soit considéré par tout le monde comme très positif démontre que le chemin vers un compromis est actuellement très proche d’aboutir et est toujours préféré à celui vers la rupture. Un compromis sera conclu entre les deux formations et suivi par les autres. Ce sera certes un mauvais accord, mais l'une comme l'autre partie à la négociation n'en ont cure. et ont besoin de cet accord, simplement pour subsister. En particulier le PS pour pouvoir dire qu’il a sauvé l’essentiel.
La négociation va se poursuivre puisqu’ils sont trop près d’un accord. Après tout, du point de vue de la Wallonie, nous pouvons nous réjouir des premiers acquis de la négociation pour les entités fédérées. Auparavant, les transferts (hors le service de la dette publique) qui représentaient 51% des ressources étatiques et passeraient à environ 70% de celles-ci, ce qui augmenterait considérablement l’autonomie wallonne. Tout en continuer à vider la Belgique de sa substance.. A ce propos, j’estime tout à fait ridicule et offensant pour les Wallons de présenter, comme la presse le fait généralement, l’accroissement d’autonomie comme quelque chose à quoi l’on doit se résigner ! La presse francophone n’a pas encore intégré le fait que même si on est entré à reculons dans le fédéralisme, la Belgique unitaire n’existera plus jamais.
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