Devenez rédacteur


Liège 2015, un bilan

mardi 24 février 2009, par François Schreuer

16 réactions
translate : Nederlands English Deutsch +

 

Voir en ligne : http://bulles.agora.eu.org/20090223...


Il faut savoir terminer une guerre. Il faut savoir admettre une défaite. Il est un moment où la persévérance et l’obstination se transforment en entêtement, un moment où la combativité devient de l’acharnement, un moment où l’engagement de toutes ses forces dans la bagarre devient du gaspillage plutôt que du courage. Pour ma part, dans l’analyse que je fais de la situation, ce moment est arrivé et à ceux qui diront « Vous devez continuer », je répondrai « Après vous ».

Soyons clair : Liège ne sera pas capitale européenne de la culture en 2015. C’est désormais un fait acquis. Ce n’est pas nécessairement un drame tant il est vrai que beaucoup d’autres choses se jouaient dans cette consultation populaire et dans ce processus d’une façon plus générale. Mais c’est un échec. Et ceux qui cherchent à prolonger aujourd’hui un suspense qui n’existe plus, sur cette question de la capitale européenne de la culture, sont soit des naïfs, soit des opportunistes qui cherchent à capitaliser sur la frustration de milliers de personnes.

Je me permets d’esquisser ici un premier bilan, à titre personnel, de cette affaire. En quatre points.

Primo, je pense qu’on peut à bon droit souligner que ce qui a été fait n’est pas banal, pas banal du tout, voire carrément inédit sinon exceptionnel, malgré l’issue que l’on connaît à présent. Le projet joyeusement délirant qui a été imaginé n’a pas été loin de réussir. Ça s’est joué à quelques centaines de voix. Il faut remercier toutes les personnes qui se sont bougées, les bénévoles, les militants, les deux dizaines de milliers de votants qui ont pris la peine de se rendre aux urnes par un matin froid et pluvieux de février, un premier week-end de vacances scolaires. Même si la participation à un scrutin devrait être « normale », mobiliser un dimanche matin 18 446 personnes parmi 158 690 participants potentiels (soit 11,6 % de ce chiffre) reste un coup de force. Et encore ne s’agissait-il pas d’un thème a priori populaire mais de culture. Il est certain que, lors des prochaines élections communales, la culture ne sera plus la 32eroue de la charrette, mais l’un des thèmes importants du débat électoral. Voilà au moins un acquis.

Secundo, il faut le dire sans ambages : l’attitude de la majorité communale est déplorable, honteuse. La stratégie du PS a été de miser sur l’abstention et de tout faire pour décourager le vote, de façon à ce que le quorum de participation ne soit pas atteint. Cette stratégie a fonctionné – de justesse sans doute mais elle a bel et bien fonctionné. Que le parti qui a conquis, jadis, le suffrage universel en soit arrivé à l’indicible bassesse d’affirmer que « voter ou ne pas voter sont deux actes également citoyens » en dit long sur sa décrépitude. On a en outre observé une accumulation préoccupante de faits litigieux lors du processus de vote. Des milliers de Liégeois n’ont pas reçu de convocation. Des centaines de personnes (probablement plus nombreuses que les 564 voix manquantes) se sont ensuite vu refuser le droit de voter faute de présenter une convocation alors que, pour les modalités du vote, les dispositions du code électoral sont en vigueur pour une consultation populaire et que la simple présentation d’une pièce d’identité suffit à voter lors de n’importe quelle élection. De nombreuses personnes qui exigeaient que ce refus soit porté au procès-verbal du bureau ont été éconduites. On a même des témoignages de policiers communaux intimant à certains de ces protestataires trop têtus l’ordre de quitter le bureau de vote. La consultation populaire était une disposition fragile de notre ordre juridique ? La voici fragilisée plus encore : après les expériences de Huy, de Verviers, il sera difficile, encore plus difficile, de tenter le coup une nouvelle fois.

Tertio, pourtant, le principal échec de ce jour est d’abord et avant tout un échec démocratique. Car si la population s’était mobilisée massivement, si 30 000 ou 40 000 personnes, par exemple, s’étaient rendues aux urnes, la grève du zèle de l’administration, les procédures alambiquées et les médiocres mesquineries qu’on a pu observer n’y auraient rien pu : le quorum aurait été atteint sans difficulté. Et si l’on voulait obtenir le titre, il fallait que le soutien citoyen au projet soit sans faille. C’est râpé : on est trop juste. Sans doute certains, notamment parmi ceux que le thème du jour intéressait directement, qui n’ont pas été voter pour de plus ou moins futiles raisons alors qu’ils en avaient l’intention doivent-ils avoir quelque regret. Mais il semble surtout que les gens frustrés qu’on ne leur demande pas leur avis sont ontologiquement plus nombreux que ceux qui sont prêts à le donner lorsqu’on le leur demande au cours d’une procédure de consultation publique. Il y a une discipline démocratique — lorsqu’on est appelé aux urnes, on y va, point barre — qui s’étiole et l’attitude honteuse du parti dominant, je le répète, n’y est certainement pas pour rien. On ne saurait cependant éviter de dire un mot du « code wallon de la démocratie locale », dont une révision en profondeur s’impose tant il semble avoir été écrit pour juguler la participation citoyenne plutôt que pour la développer. Si un parlementaire wallon a un peu de temps à consacrer au sujet, ce ne sont pas les suggestions qui manquent : simplification de la procédure de procuration, adaptation du quorum de 10 % au corps électoral plutôt qu’à la population (ce qui est une absurdité sans nom), extension de l’horaire du vote pendant l’après-midi et pas mal d’autres choses.

Quarto, il faut pouvoir faire un brin d’autocritique. Certes, le mérite des personnes rassemblées dans et autour du très informel collectif « Liège 2015 » est considérable, le talent de bon nombre d’entre elles bien réel, et je me permettrai évidemment pas de reprocher quoi que ce soit à quiconque en particulier. Pourtant, je pense que des erreurs graves ont été commises par ce collectif et son entourage. Je pointerais principalement deux chose : une certaine tolérance à l’égard de certains propos poujadistes et un refus implicite de reconnaître la légitimité de l’opinion contraire à la sienne, la pertinence possible du « non » |1|. Pas plus tard que samedi après-midi, par exemple, des bénévoles certainement bien intentionnés mais fort peu avancés dans leur réflexion politique hurlaient au mégaphone des slogans poujadistes du type « Ni gauche, ni droite, cette fois-ci c’est pour VOUS que vous votez ! ». En temps que l’un des deux co-fondateurs de ce mouvement, je porte sans doute une part significative de la responsabilité de ces errements. L’objet « Liège 2015 » était de toute évidence trop mal défini dès le départ (ses objectifs étaient-ils seulement clairs aux yeux des militants rassemblés dans la hâte ?). Son organisation interne, surtout, était dramatiquement absente, avec pour conséquence d’invraisemblables contre-temps pratiques, un manque de clarté dans la répartition des responsabilités, des réunions qui, pour les plus longues, faisaient presque un tour d’horloge, une remise en question permanente de toutes les décisions, bref une gestion hystérique (c’est-à-dire sur le mode permanent de la crise et dans une perversité parfois exacerbée dans les rapports humaines) et tyrannique (c’est-à-dire faisant reposer de plus en plus d’arbitrages sur la personne d’un chef unique, par défaut d’une instance collégiale bien définie). Cette absence de structure a en outre rendu le collectif excessivement perméable à l’arrivée de l’un ou l’autre opportuniste auxquels on peut faire confiance pour rentabiliser l’affaire ou de personnages fantaisistes dont la présence a contribué à rendre le pilotage du bateau impossible. La scène de l’écriture des trois lignes du communiqué de presse envoyé ce dimanche après qu’il soit apparu que le quorum n’était pas atteint en a été l’illustration douloureusement paroxystique. Durant un temps terriblement long, une quinzaine de personnes, parmi lesquelles une moitié de demis-inconnus, rassemblées par le hasard dans l’atmosphère étouffante du bureau-containeur, discutant en s’écoutant à peine, dénués de toute conception commune de la politique, de l’action collective ou même de la culture faute d’en avoir jamais sérieusement discuté ensemble, haussant le ton et jouant à l’influence (ne manquant pas, par exemple, d’en appeler à la démocratie ou à « Liège » en réplique à quiconque suggérait qu’on fonctionne sur un autre mode), sortant et rentrant sans cesses de la boîte où cela se passait de sorte que la composition de l’assemblée changeait sans arrêt, le tout en l’absence du président parti on ne sait où qui était pourtant censé communiquer, quelques minutes plus tard, la substance de cet échange aux journalistes massés à quelques mètres… Cela n’est tout simplement pas sérieux.

Il me faut ici et avant de conclure dire d’où je parle. Les observateurs attentifs se souviendront que j’ai soutenu, en décembre le principe d’un compromis avec le pouvoir politique |2|, qui fut durement critiqué par la presse et par un certain nombre de signataires de l’appel à consultation, ainsi que j’en ai rendu compte dans ces pages. Après cet épisode, j’ai fait le choix de ne plus m’exposer publiquement comme porte-parole, à la fois pour des raisons personnelles et parce que ma personne avait été fortement associée à ce compromis et que j’étais en conséquence devenu minoritaire au sein du groupe. J’ai aussi choisi, après une pause, de consacrer à nouveau beaucoup d’énergie à la campagne de la consultation populaire, malgré les forts dissensus existants et même si certaines tendances à l’œuvre dans le collectif ne laissaient pas de m’inquiéter, parce que je pensais que l’enjeu était trop important, parce que je m’en serais voulu longtemps de ne pas avoir fait tout ce que pouvais pour que ne fut pas un échec la première consultation populaire d’initiative citoyenne |3| organisée dans une grande ville en Belgique, dont j’étais en outre l’un des trois promoteurs officiels.

Ce dimanche, j’ai été physiquement empêché de répondre à un journaliste par un membre du collectif qui estimait sans doute que mon point de vue n’avait pas à être connu. J’ai choisi, sur le moment, d’éviter de rentrer dans une confrontation violente et d’ajouter ainsi le scandale au scandale, mais cet événement scelle dans mon chef une rupture définitive avec ce collectif qui est devenu un clan — c’est-à-dire un groupe de personnes réuni par autre chose que par les idées. Je reprends donc ici ma liberté de parole la plus complète.



translate : Nederlands English Deutsch +

Les derniers commentaires

  • Liège 2015, un bilan

    par François Collette (IP:xxx.x10.89.155) - 24 février 2009 13:52

    Le résultat "démocratique" de ce scrutin est évidemment décevant, j’ose dire affligeant : moins de 10 pc de citoyens de plus de 16 ans se sont déplacés pour affirmer leur soutien à un grand projet, à l’avenir et à l’image de leur ville ! Au-delà de l’occurrence purement culturelle, il y a un sérieux problème de société à Liège où le syndrome wallon (passivité et immobilisme) est bien présent, encadré qu’il est par le pouvoir politique en place.



    Voici ce que j’en dis sur mon blog :



    http://francoisquinqua.blog.lemonde...

    Répondre à ce message  Signaler un abus

    commentaire constructif  ?  oui  2  non

  • Liège 2015, un bilan

    par peket-pitu (IP:xxx.x43.174.148) - 24 février 2009 16:25

    Echec démocratique ?? Si le vote n’était pas obligatoire, combien de Liègeois iraient voter pour les éléctions communales ? A mon avis, hélas, pas beaucoup plus. Triste bilan pour un beau mouvement vraiment populaire et démocratique.

    Répondre à ce message  Signaler un abus

    commentaire constructif  ?  oui  2  non

  • Liège 2015, un bilan

    par Tigellin (IP:xxx.x44.39.93) - 24 février 2009 16:58

    Mettez 10 philosophes d’un côté et onze imbéciles de l’autre, les imbéciles auront toujours raison. Hélas, mais c’est la démocratie.
    Bien qu’ayant voté "oui" c’est avec un certain soulagement que que j’ai appris l’échec de cette consultation populaire. Mes craintes étaient grandes de voir aboutir un projet culturel de rayonnement international entre des mains et surtout dans la tête de gens incompétents. La Culture doit se libérer de sa tutelle politique, car elles ont des préoccupations antinomiques.
    L’Art grandit l’homme et la politique l’asservit. smiley
    Tigellin

    Répondre à ce message  Signaler un abus

    commentaire constructif  ?  oui  7  non

  • Liège 2015, un bilan

    par Domi (IP:xxx.x43.160.141) - 24 février 2009 17:13

    Et voilà de ce qu’on fait de la cité ardente.
    Néamoins Liege n’ en restera pas là
    Duduche

    Répondre à ce message  Signaler un abus

    commentaire constructif  ?  oui  1  non

  • Liège 2015, un bilan

    par Belisan (IP:xxx.x23.222.42) - 25 février 2009 06:28

    Bon vent aux Montois !
    C’est le moment de prouver que les Wallons peuvent être solidaires.
    Dans le cadre du dossier préparatoire à la désignation de la capitale culturelle européenne 2015, Mons a conclu des accords de collaboration avec Lille, Courtrai, Bruges , Malines, Anvers, Gand, Bruges, Namur ... Il ne manque plus que Liège.
    Après tout, Liège et Mons ne sont qu’à 2 petites heures de distance.
    Après le temps de la confrontation vient celui de la collaboration.

    Répondre à ce message  Signaler un abus

    commentaire constructif  ?  oui  -2  non

  • Liège 2015, un bilan

    par David Descamps (IP:xxx.x90.210.124) - 25 février 2009 09:04

    Tout le monde sait que le président du PS est le bourgmestre de Mons et qu’il fait tout pour que sa ville soit la ville choisie.



    Pourquoi ? Parce que c’est une superbe vitrine pour sa carrière politique et que le financement des communes étant ce qu’il est aujourd’hui, Mons récupèrera la majorité du budget de la Région wallonne en matière d’aides aux communes.



    Il fera comme le précédent président du PS, Guy Spitaels : il récupère le fric de toute la province du Hainaut et de la Région wallonne pour faire d’énormes travaux dans sa ville afin de s’assurer une majorité PS et une belle et grosse baronnie.



    Il est normal que Liège 2015 soit une grossière farce.

    Répondre à ce message  Signaler un abus

    commentaire constructif  ?  oui  2  non

    • Liège 2015, un bilan

      par François Collette (IP:xxx.x10.89.155) - 25 février 2009 09:15

      Un des gros problèmes de la Wallonie est de n’avoir que des nains politiques qui s’agitent dans leur petit marigot local et sous-sous-régionalste, sans aucune envergure ni projet de société (mis à part ... Elio Di Rupo en ce qui concerne sa ville). Mais on n’a que les hommes politiques qu’on mérite. Les Wallons en âge de voter sont donc TOUS responsables de cette situation qui ne fait que s’aggraver.

      Répondre à ce message  Signaler un abus

      commentaire constructif  ?  oui  1  non

    • Liège 2015, un bilan

      par François Schreuer (IP:xxx.x6.90.188) - 25 février 2009 13:14

      Excusez-vous, mais je ne comprends pas le lien entre vos trois premiers paragraphes et votre lapidaire conclusion.

      Répondre à ce message  Signaler un abus

      commentaire constructif  ?  oui  0  non

  • Liège 2015, un bilan

    par David Descamps (IP:xxx.x90.210.124) - 25 février 2009 09:24

    Le problème de la Wallonie, c’est la Wallonie elle-même. Ce machin inventé au XIXème par quelques bourgeois n’a aucune base historique. On ne voit dès lors pas pourquoi il y aurait un sentiment wallon.



    La solution régionaliste est la solution du PS : ça lui permet d’avoir le maximum de pouvoir sur le maximum de territoire, ce qui revient à dire le maximum d’argent dans la poche.



    Les Belges n’avaient aucun intérêt à régionaliser leur pays, les seuls intéressés étaient le CVP et le PS pour avoir un CVP-staat et un état PS.



    Les discours sur le sous-régionalisme et la solidarité entre Liège et Mons, vous devriez dire pareil en parlant du régionalisme et la solidarité entre Hasselt et Liège.

    Répondre à ce message  Signaler un abus

    commentaire constructif  ?  oui  3  non

    • Liège 2015, un bilan

      par François Schreuer (IP:xxx.x6.90.188) - 25 février 2009 13:18

      Peut-être avez-vous mal compris le propos de « Liège 2015 » — ou en tout cas le mien. C’est précisément parce que nous pensons que l’avenir de Liège ne se trouve pas en Wallonie mais dans des liens à tisser avec le Nord (Hasselt, mais aussi Maastricht, Aachen,...) que nous avons refusé de marcher dans le discours wallon.

      Répondre à ce message  Signaler un abus

      commentaire constructif  ?  oui  -2  non

      • Liège 2015, un bilan

        par David Descamps (IP:xxx.x90.210.124) - 25 février 2009 13:30

        Je répondais au wallingantisme de François Collette qui avance que Liège doit s’abaisser pour laisser passer Mons au nom d’une solidarité wallonne.



        Je suis d’avis que Liège ne peut avoir un avenir que si cette ville est tournée vers le nord (Hasselt, Maestricht, Aix-la-Chapelle, …). La principauté de Liège s’étendait au nord et était tournée vers l’Empire germanique parce que sa vie économique s’étendait là-bas et était liée à l’économie rhénane. La Wallonie est une idée sortie de la tête de quelques uns au mépris de toute logique et de toute réalité économique et historique.



        Quand à ma conclusion, elle veut simplement que ce Liège 2015 a tourné à la farce parce que les intérêts politiques sont à Mons et qu’il fallait que Liège ne postule pas.

        Répondre à ce message  Signaler un abus

        commentaire constructif  ?  oui  3  non

        • Liège 2015, un bilan

          par François Schreuer (IP:xxx.x6.90.188) - 25 février 2009 13:45

          Deux choses :



          — Refuser un essentialisme (la Wallonie) pour en promouvoir un autre (la Principauté) ne m’intéresse pas beaucoup. Autant le renfermement sur soi-même et le déni de ses aires urbaines dont la Wallonie est originellement porteuse est regrettable, autant il n’est pas très sensé de prétendre que le sillon Sambre-et-Meuse, par exemple, n’est pas un axe économique fort.



          — Ce n’est parce que la tentative « Liège 2015 » a échoué qu’elle était, comme vous le prétendez de façon péremptoire, « une grossière farce ». À 500 voix près (s’il avait fait beau, si les votes sans convocation avaient été acceptés, si, si, si), on entrait dans un processus vraiment intéressant. Et, surtout, un tel processus n’a pas d’intérêt que dans une finalité instrumentale. Il vaut aussi pas lui-même. De ce point de vue, il est trop tôt pour tirer des conclusions, mais je pense que certains germes ont été semés ces derniers mois qui fleuriront dans l’avenir.

          Répondre à ce message  Signaler un abus

          commentaire constructif  ?  oui  -2  non

  • Liège 2015, un bilan

    par David Descamps (IP:xxx.x90.210.124) - 25 février 2009 14:53

    Vous ne m’avez pas compris.



    Une bonne partie du sillon Sambre-et-Meuse était également dans la Principauté de Liège. Le fait que j’en parle ne veut pas dire que je promeus son retour. D’ailleurs je suis tournaisien. Le passé sert à expliquer le présent et le présent n’a de sens que enraciné dans son passé. Point.



    Pour le reste, même si l’issue de la consultation avait été autre, je ne suis pas sûr que le projet aurait été soutenu par les autorités communales. Que le projet dont vous êtes l’un des responsables était intéressant, c’est possible mais cette consultation populaire a été une « grossière farce » et si elle avait quand même réussie, il y aurait eu des bâtons dans les roues du projet.

    Répondre à ce message  Signaler un abus

    commentaire constructif  ?  oui  3  non

  • Liège 2015, un bilan

    par nimontoisniliègeois (IP:xxx.x36.39.130) - 27 février 2009 00:56

    ne pas oublier que les jeux ne sont pas faits !!ni pour Mons seul ni pour Liège concurrent de Mons si cela avait été le cas. Car Mechelen dépose sa candidature ; la ville de Bart Somers a préparé son dossier depuis plusieurs années et profite du 450eme anniversaire de création de l’archevêché (malheureusement à l’époque au détriment de l’évêché de Liège) pour consolider sa position, sur base notamment qu’elle est la seule ville belge à être 4 fois nominée par l’Unesco : soyons donc tous de préférence derrière une seule ville wallonne !! qu’en pensez-vous ?

    Répondre à ce message  Signaler un abus

    commentaire constructif  ?  oui  -2  non

    • Liège 2015, un bilan

      par François Schreuer (IP:xxx.x6.90.188) - 27 février 2009 01:32

      Vos informations sont datées. Malines a retiré sa candidature, dont certains observateurs pensaient depuis quelques temps qu’il s’agissait d’une candidature « de négociation » visant à obtenir certaines compensations (c’est du moins ce que certains organes de presse, dont Le Vif, ont écrit).



      Par ailleurs, quand bien même la candidature malinoise serait-elle maintenue que je ne vois pas très bien au nom de quoi une « solidarité wallonne » s’imposerait à quiconque.

      Répondre à ce message  Signaler un abus

      commentaire constructif  ?  oui  2  non

  • Liège 2015, un bilan

    par nimontoisniliègeois (IP:xxx.x36.39.130) - 27 février 2009 10:28

    merci pour l’information concernant Mechelen ; en fait, j’avais appris l’existence de ce dossier début décembre dernier en réunissant une documentation pour organiser une excursion de groupe ; et depuis je n’avais fait aucune recherche sur le sujet



    une recherche de ce matin donne ceci :"Ce mardi 27 janvier 2009 à 15h00 à Mons, Elio Di Rupo, Bourgmestre de Mons et Bart Somers, Bourgmestre de Malines, ont signé l’accord-cadre MONS MECHELEN 2009-2016. Cet accord est un premier pas important vers une collaboration culturelle entre Mons et Malines au lieu d’entrer en compétition pour le titre."



    en tous cas on ne peut qu’admirer une fois de plus l’ardeur des Liègeois à se mobiliser !!

    Répondre à ce message  Signaler un abus

    commentaire constructif  ?  oui  1  non

Laisser un commentaire

?

Derniers articles de François Schreuer :


Les Daerden et l’Europe

Actualité de l’urbanisme liégeois

Bertrand, à nouveau

 

D'autres articles:

Liège

Tu t’offres une salle de sport, je m’offre un terminal business. (Chaos Theory)

Ambiance Cité ardente (Hollynx)

Il était une fois Liège (Hollynx)


Culture

Histoire islandaise (Argoul)

Duende Cubano (louis bonnemaire)

Le Capitalisme, piège existentiel (Ploutopia)





Medium4You.be  Politique éditoriale | Conditions générales et vie privée | Contactez-nous