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Manifeste pour les Bas Pays

mercredi 6 octobre 2010, par Maurits Cailliau

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Les péripéties, par moment surréalistes, de l’année écoulée ont surabondamment démontré, si la chose était encore nécessaire, que la Belgique est devenue non seulement un pays de gouvernements intérimaires, mais un pays par intérim, avec un taux élevé d’évaporation. Malgré les combats de l’arrière-garde tricolore, la vision confédéraliste, qui revendique une autonomie aussi large que possible pour les Etats membres, gagne de plus en plus de terrain. Dans cette perspective, il est d’une importance vitale que la confédération interne au sein de la Belgique de jadis ne soit qu’une étape vers une confédération étendue à l’ensemble des Bas Pays.
 
La perspective européenne
 
Des arguments forts, tant culturels qu’économiques, militent pour cette intégration pan-néerlandaise, laquelle s’inscrit dans le cadre de l’Europe en expansion.
L’intégration européenne, sur les plans économique, monétaire et de plus en plus souvent social, a un impact toujours plus important sur la vie quotidienne des populations des Etats membres, de telle sorte qu’elle doive, sur le plan politique également, déboucher irrésistiblement sur une coordination et une intégration plus profondes. En Belgique, le processus d’émancipation des communautés linguistiques vers une autonomie toujours plus large n’y contrevient en rien. Il ne fait, au contraire, que témoigner du caractère artificiel de la construction belge, laquelle a été édifiée sous la pression, d’une part, des intérêts de très petites élites locales et, d’autre part, des grandes puissances de l’époque.
Bien entendu, l’Union européenne n’est pas non plus un projet humanitaire. Bien que, dans nombre de domaines, les Etats-nations aient déjà transféré leurs compétences au niveau européen, ils continuent d’exercer une influence considérable, en ce qu’ils demeurent le niveau de décision final de l’UE.
Nous devons bien constater que les plus grands Etats-nations font jouer leur influence, souvent au détriment des intérêts des petits. Dans ce contexte, il est évident que des communautés qui ont beaucoup en commun (la langue, la structure économique, les conceptions politiques) défendront mieux, pour des considérations purement rationnelles, leurs intérêts communs ensemble que séparément, et d’autant plus qu’ils seraient des concurrents. Comme le disait Jean Jaurès: “Un peu d’internationalisme éloigne de la nation, beaucoup d’internationalisme y ramène.”
Il est clair qu’une mise en concordance poussée du nord et du sud nous mettrait en main de puissants atouts économiques face à une globalisation sauvage.
Des problèmes qui se traînent au fil des années, tel celui de la liaison ferrée IJzeren Rijn, pour lequel les Pays-Bas qui parviennent aux portes de l’Allemagne et de la France, n’arrivent pas à réaliser un axe avec nous, seraient alors approchés dans le cadre de cette vision unitaire.
L’énorme potentiel portuaire des deux peut parties parfaitement évoluer de concert dans un sens positif pour chacune, aux fins de constituer un nouveau Delta d’Or, une artère vitale au centre de l’Europe.
 
Langue et identité
 
Quatre-vingts pourcents de la communication humaine s’effectue au moyen de la langue. La structure de celle-ci détermine dès le plus jeune âge la structure de la pensée. De plus, les ressources de la langue maternelle en concepts multiples fournissent les contours de la vision du monde que chaque être humain développe.
Par la suite, l’influence de la langue s’amenuise, il est vrai, dans la mesure où l’enfant se socialise et d’autres éléments comme l’entourage, la religion, l’idéologie ambiante, la politique, etc, gagnent en importance. Néanmoins, il est évident que la langue joue un rôle fondamental dans le développement et la définition de la personnalité de chaque individu. Du fait que la langue est un des supports principaux de notre pensée et que les hommes sont des êtres sociaux, les personnes qui parlent la même langue dans un groupe ont entre elles une relation particulière. La langue constitue dès lors un lien puissant qui offre des possibilités particulières de coopération, spécialement lorsque les lignes de partage religieuses, politiques et autre tendent à s’estomper. Pour citer le philosophe Albert Camus: “Ma patrie, s’est ma langue”.
 
Unité dans la diversité
 
Se rattache  à nos yeux à cette considération une des valeurs de base des Pays-Bas, qui est leur respect pour leur diversité interne. Grâce à celui-ci, les Frisons et les Luxembourgeois se sentiront chez eux avec leur langue et leur culture propre et il ne sera bien entendu porté atteinte en rien aux droits des francophones.
La Wallonie a pleinement droit de prendre place dans cette union des Bas Pays, où, parallèlement à la reconnaissance de son appartenance à la francophonie, un espace peut être ménagé pour une revitalisation des parlers wallons et picards, lesquels ont été entre temps presque complètement supplantés et submergés.
Une place primordiale sera conférée à la préoccupation de défendre la langue néerlandaise. Notre ouverture aux autres ne doit pas nous rendre aveugles pour ce qui est de l’anglicisation néfaste de notre enseignement.
Sur le plan interne, nous devons militer pour un véritable langage standard qui unisse nord et sud, de telle manière que nous ne courions pas le risque d’être, en tant que communauté, divisés par notre propre langue. Le sous-titrage de programmes des tv néerlandaises et flamandes dans l’idiome local n’en est qu’un des exemples les plus déshonorants.
Une institution linguistique telle que la ‘Taalunie’ néerlandaise doit à cet égard être activée de manière plus percutante, pour devenir un instrument performant au service de vingt-deux millions de néerlandophones.
Le processus d’unification des Bas Pays ne sera pas servi par des appels désordonnés lancés dans le vide. Ceux qui, par exemple, réclament un référendum sur la question attachent en fait la charrue avant les bœufs. Les affrontements naissent communément d’incertitudes (une ignorance mutuelle), alors que c’est précisément dans les différences des mentalités entre nord et sud que doit résider la force d’une intégration réussie.
Si nous réussissons à un peu mieux relativiser nos manies mutuelles et à souligner nos particularités positives, nous déboucherons dans de multiples domaines sur des valeurs ajoutées.
Nous plaidons dès lors pour une intégration réaliste, et dès lors par étapes, au moyen de projets orientés sur l’avenir. On ne pourra à cet égard souligner assez l’importance d’accords de coopération transfrontières, tels que ceux qui rapprochent les Flandres zélandaises et françaises, les deux Limbourgs ou Anvers et la province néerlandaise de Noord-Brabant.
Cette construction pragmatique doit s’inscrire dans le cadre d’une vision globale de l’unité définitive. Nous sommes bien conscients qu’il s’agit là d’une vision ambitieuse. Mais l’unification européenne notamment nous contraindra - nolens,volens - à coopérer de manière toujours plus intense.
Que nous nous développions séparément n’est donc pas souhaitable. Politiquement, il est nécessaire que nous progressions ensemble. Nous appelons dès lors à la coopération de tous ceux qui, au nord et au sud, au-delà des partis et des positionnements communautaires, veulent apporter leur part à la réalisation des Pays-Bas comme à un défi revigorant.
 
L’idée de ce manifeste a été lancée à une réunion des anciens membres du mouvement de jeunesse thiose, à Edegem. Le manifeste a reçu sa formulation définitive au sein d’un comité de rédaction constitué de Johan Bosman (Melle), Pol van Caeneghem (Gent), Maurits Cailliau (Ieper), Bob Hulstaert (Merksem), Rik Nauwelaerts (Mortsel) et Hendrik Starckx (Belsele).
 
Le manifeste a été entre temps contresigné par:
 
Patrick Aernouts, Schoten; Wilfried Aers, De Pinte; Els Aerts, Waasmunster; Erik Aerts, Sombeke; Frieda Aerts, Waasmunster; Godelieve Aerts, Sinaai; Leo K.E. Aerts, Mortsel; Gerolf Annemans, Antwerpen; Karel Appelmans, Gent; Godfried Appels, Mortsel; Erik Arckens, Brussel; Rafael Benjamin, Zegveld (NL); Willem Bervoets, Borgerhout; Freddie Boeykens, Buggenhout; Greta Boon, Heverlee; Johan Bosman, Melle; Wido Bourel, Bouwel; Philippe Bouton, Elsene; Walter Bressinck, Deurle; Ruud Bruijns, Lelystad (NL), Walter Bruwiere, St.-Niklaas; Guy Bruynseels, St.-Niklaas; Agnes Buiseret, Wachtebeke; Xavier Buiseret, Wachtebeke; J. Bulens, Zwolle (NL); Koen Bultinck, Diksmuide; Frie Buyck, Merksem; Maurits Cailliau, Ieper; Norbert Callaert, St.-Niklaas; Leo Camerlynck, Ukkel; Hendrik Carette, Schaarbeek; Rene Charlier, Overijse; Paul Claus, Erembodegem; Walter Cleppe, Heule; Jan Cocle, Roeselare; Kristina Colen, Gent; H.M. Colombie, Genk; Paul Conruyt, Erembodegem; Christel Cools, St.-Niklaas; Frans Cools, St.-Niklaas; Jan Corneillie, Rumbeke; Rémi-Ange Couzinet, Lille (F); Fonne Crick, Antwerpen; Leopold Cypers, Kruibeke; Dirk de Beule, Sinaai; Jan de Beule, Hamme; Renaat de Beule, Burcht; Rita de Bont, Mortsel; Ray de Bouvre, Antwerpen; Bieke de Bruyn, Ingelmunster; Raymond de Bruyn, Berchem; Filip de Cauwer, Gent; Hugo de Clerck, Antwerpen; Maurits de Decker, Belsele; De Graaf, Berchem; Lieve de Keyser, St.-Niklaas; Geert de Leenheer, Beveren; Hilde de Lobel, Antwerpen; Francine de Mangelaere, Ledeberg; Bruno de Maeyer, St.-Niklaas; Michael de Munter, Antwerpen; Raymond de Roover, Anderlecht; Hugo de Schepper, Malden (NL); W. de Sterck, St.-Niklaas; Yvon E. de Visser, Zwolle (NL); Jozef de Vocht, St.-Lambrechts-Woluwe; Anita de Vogel, St.-Niklaas; Lily de Vogel, St.-Niklaas; Wim de Winter, Wommelgem; Veerle de Wit, Belsele; Wim de Wit, Waasmunster; Jan Debacker, Laarne; Dirk Debaere, Ingelmunster; Herman Deblaere, Helchteren; Johan Debrabander, Sijsele; Stijn Debruyne, Brussel; Joris Decaluwé, Kuurne; Joris Declerck, St. Kruis-Brugge; Hugo Delanghe, Gent; Alain Delepeleire, Villeneuve d'Ascq (Fr.Vl.); G. Raymond Demeyere, Brugge; Omer Denis, Gent; Jean-Pierre Destrebecq, Saint-Symphorien; Lieve Dewit, St.-Genesius Rode; Aleidis Dierick-Verbruggen, Aalst; Daniel Dierickx, Kapellen; Luk Dieudonné, Antwerpen; André Dumont, Nieuwerkerken; Maurits Duyck, Turnhout; Jef Eggermont, Lier; Vik Eggermont, Ekeren; Theo Elewaut, St.-Niklaas; Tom Everaets, Borgerhout; Paul Fleerackers, Antwerpen; Frieda Foubert, Waasmunster, Margaretha Foubert, Burcht; Gabriele Freyermuth, St.-Niklaas; Hilda Geerts, St.-Niklaas; Bea Geleyn, St.-Niklaas; Ludo Gerits, Lokeren; Willy Gevaert, Zwevezele; Hagen Goyvaerts, Heverlee; Odilon Grognard, Genk; Hendrik Gysels, Merelbeke; Marten Heida, Veenendaal (NL); Bob Hulstaert, Merksem; Georges Hupin, Silly; Hedwig Igne, Sinaai; Renaat Ivens, Lier; Andre Janssens, Oostende; Els Janssens, Brasschaat; Jean Jooris, Ledeberg; Tommy Hendriks, Utrecht (NL), Ward Kennes, Kasterlee; Sandra Keuper, Kammen (D); Erik Koen, Dendermonde; Rudi Koot, Numansdorp (NL); Walter Kunnen, Wilrijk; M. Kyndt, St.-Niklaas; Roger Lambrechts, Lille; Marc Laridon, St.-Andries-Brugge; Bob Lebacq, Antwerpen; Jonathan Leclercq, Kortenaken;  Adhemar Lejuste, Zellik; Pol Lemaire, Werchter; Jan Lenaerts, Tienen; Stijn Leys, Merksem; Marie-José Lippens, Belsele; Peter Logghe, Roeselare; Karel Luyckx, Mortsel; Eddy Luyten, Mechelen; Georges Lybaert, Lier; Annemarie Maes, Brussel; Frans Maes, Hasselt; Erik Martens, St.-Agatha-Rode; Frank Masschelein, Poperinge; Ann Masscho, Elversele; Hugo Masscho, Elversele; Peter Masscho, Hamme; Florence Matagne, Bruxelles; Paul Matterne, Budingen; Paul Meeus, Turnhout; Christian Michiels, Zottegem; Huib D. Minderhoud, Dalen (NL); Patrick Molle, Schoten; Karin Möller, Antwerpen; Louis Mondelaers, Genk; Hugo Morael, Kapellen; Lieve Moreau, Leuven; Wouter Moreau, Mortsel; Marcel Mosselmans, St.-Genesius Rode; Bert Murrath, Antwerpen; Rik Nauwelaerts, Mortsel; Hugo Negen, Waasmunster; Willy Noens, St.-Niklaas; Jos Ory, Borgloon; Guido Parmentier, Heverlee; Herman Pauwels, Olsene; Luc Pauwels, Zoersel; Rudy Pauwels (†), Deurle-Leie; Erik Peeters, Berchem; Hans Peeters, Doornspijk (NL); Jozef Peeters, Boechout; Yves Pernet, Borgerhout; Hugo Pieters, St.-Niklaas: Stijn Polfliet, Herne; Herman Prins Salomon, New-York (VSA); Roger Pylyser, Merksem; Pascale Quinetelier, Hamme; Johann-Georg Raben, Neuenhaus (D); Roeland Raes, Lovendegem; Frederik Ranson, Gent; Reinhilde Raspoet, Overijse; Kurt Ravyts, Zuienkerke; Sjors Remmerswaal, Zoetermeer (NL); Luc Rochtus, Antwerpen; Maria Roelants, Kruibeke; Mark Rosseel, Zellik; Maurice Roeuvroy, St.-Niklaas; Marie-Therese Rumes, Stekene; Ingrid Rupert, St.-Niklaas; Lydia Saelmans, Overijse; Christina Schelfaut, St.-Niklaas; Hendrik Schepers, Mortsel; Dolf Sedeyn, Aalst; Luc Seynaeve, Izegem; Michel Seynaeve, Gistel; Paul Seynaeve, Izegem; Patricia Siborgs, Borgerhout; Kristof Slagmulder, Denderleeuw; Stan Sluydts, Brasschaat; Frans Smet, Antwerpen; Nestor Smet, St-Amandsberg; Rob Smet, Sinaai; Werner Somers, Aspelaere; Raf Sonck, Denderleeuw; Raimund Sper, Moers (D); Hendrik Starckx, Belsele; Ward Steffens, Mechelen; Matthias Storme, Gent; Jan Strynckx, Zele; Herman Suykerbuyk, Essen; Dorothea Sweers, Kockengen (NL); Jo Taelman, Gontrode; Guido Theunis, Wilrijk; Lutgard Thiers, Brasschaat; Guido Thijs, Grasheide; Lieve Tireliren, Berchem; Steven Utsi, Ekeren; Hilde van Acker, Beveren; Renaat van Beeck, Berchem; Augustinus van Berkum, Lemiers/Vaals (NL); Peter van Bogaert, Tielrode; Jozef van Bocxlaer, Schoten; Pol van Caeneghem, Gent; M.L. van Cauteren, Belsele; Mark van de Velde, St.-Niklaas; Walter van de Velde, De Haan; Denise van de Woestyne, Merksem; Jo van den Biggelaar, Wintelre (NL); Els van den Bosche, Hasselt; Ludwig van den Driessche, Edingen; Francis van den Eynde, Gent; Wouter van den Meersch, Ukkel; Erich A. van der Elst, Erembodegem; Hugo van der Hallen, Berchem; Guido van der Meersch, Beveren-IJzer; Lode van Dessel, Nijlen; Louis van Dessel, Beersel; Jeanine van Doninck, Belsele; N.J. van Duin, Uitgeest (NL); Dirk van Dijck, Rijkevorsel; Wim van Dijck, Tienen; Werner van Echelpoel, Kontich; Jozef van Genechten, Hove; Tom van Grieken, Mortsel; H. van Hese, Belsele; Bob van Hoofstadt, Mortsel; Herman van Hove, Hoboken; Stef van Lier, Brecht; Jos van Namen, Hasselt; Hector van Oevelen, Kruibeke; Lidwina van Onckelen, Antwerpen; Lieve van Onckelen, Antwerpen; Mich van Opstal, De Haan; Helena van Overbeke, Merksem; Agnes van Overmeiren, Pellenberg; Lucia van Severen, Gontrode; Joris van Vooren, Gent; Roeland van Walleghem, Ternat; B.F. van Wallene, Breukelen (NL); Peter van Windekens, Pellenberg; Maurits Vancoppenolle, Gent; Arnold Vandelanotte, Destelbergen; Karel Vandenberghe, Blankenberge; Johan Vandendael, Gent; Quentin vander Roost, Vlamertinge; Paul Vanderbeke, Aalst; Maurits Vanderbruggen, Sinaai-Waas; Marie-Louise Vandersleyen, Brugge; Joren Vanderspeeten, Belsele; Reyn Vanderspeeten, Belsele; Rene Vandeweyer, Overijse; Joost Vandommele, Ledeberg; Dirk Vangermeersch, Ronse; Jan Vanhoutegem, Deurle-Leie; Ruben Vanhoutte, Wichelen; Bart Vanpachtenbeke, Zottegem; Thierry Vanroy, Heusden-Zolder; Martine Vanuytfange, Lille (F); Johan Velghe, Kortrijk; Luc Verbeke, Waregem; Ria Verbeure, Waasmunster; Piet Vercraye, Stekene; Armand Verellen, Berchem; Guido Vergult, St.-Niklaas; Andreé Verheecke, Blankenberge; Renaat Verhelst, Temse; Roger Verhiest, Deurne; Johan Verreyt, Lint; André Verstaen, Wakken; Erik Verstraete, Berchem; Pieter Jan Verstraete, Kortrijk; Inge Verstuyft, Dentergem-Wakken; Willy Veyt, Merksem; Maria Vlemincx, Berchem; Ivan Vlerick, Gent; Josef Vloeberghs, Vaals (NL); Willem Voorthuijsen (†), Amsterdam (NL); John Vosse, Wakken; Tony Vriens, Tilburg (NL); Eric Vuylsteke, Bruxelles; Simon Waltens, Temse; Erik Waterschoot, St.-Pauwels; Hugo Waterschoot, St.-Niklaas; Heddy Wauman, St.-Niklaas; Herman Wauters, Mortsel; Wilfried Weets, Teralfene; J. René Wenmeekers, Genk; Jimmy Wenmeekers, Genk; Wim Wienen, Hoboken; Jozef Wouters, Meise; Lieve Wouters, Mortsel; Rosa Ysewyn, Elversele.
 


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Les derniers commentaires

  • Manifeste pour les Bas Pays

    par VW (IP:xxx.x8.50.164) - 6 octobre 2010 11:55

    Et les francophones ? Ont-ils seulement une place dans un tel projet ?

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    • Manifeste pour les Bas Pays

      par F.V. (IP:xxx.x04.96.23) - 6 octobre 2010 14:35

      La question ne doit pas être tellement, à mon avis, de la défense de l’une ou l’autre communauté ethnique, mais plutôt du juste degré de coopération entre les entités politiques, et ce quel qu’en soit l’échelon...
      Sortons de la logique de l’affrontement :)



      Cf. mon commentaire ci-dessous

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  • Manifeste pour les Bas Pays

    par Eric Bruckmann (IP:xxx.x8.160.144) - 6 octobre 2010 13:34

    Et pourquoi pas un Manifeste des Pays à Forêt, aussi... rattachons la Wallonie à la Finlande !



    Je suis inquiet de l’incohérence de tous ces projets dans le cadre Européen.



    Toute modification du payasage pan-européen remet de facto en question l’existence de l’Europe.



    Quand le postulat de départ change, tout change.

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  • Manifeste pour les Bas Pays

    par Cyberfr (IP:xxx.x8.189.6) - 6 octobre 2010 14:01

    La grosse plaisanterie que voici, conscient que l’union fait la force, le nord songe à s’allier avec la Hollande et la démarche est logique,voir même vitale, mais il est impensable que les francophones de Belgique puissent s’allier à ce manifeste, ils en seraient encore plus réduit au concept de minorité, à une plaie francophone dans un grand corps neerlandophone dont moi qui suis fr merci de ne plus m’envoyer ce genre de grosse blague. Alors que donc vous vous battez pour créer une nouvelle identité néerlandophone, à créer un nouveau pays, pourquoi ne pas vous battre pour un pays, une terre qui a vu naître vos enfants, vos ancêtres,ou vos cousins se sont mélangé avec les nôtres, une terre d’identité dont la force était le bilinguisme,la diversité, la solidarité, la diplomatie et les compromis à la belge preuve d’une tolérance. L’extrême droite que vous avez brandit comme un glaive de liberté et un garant de revanche, deviendra l’arme qui tuera ce sympathique petit pays qui avait , avec toutes ces différences, réussit à devenir le centre de l’europe et qui aujourd’hui est devenu le centre de toutes les plaisanteries. On parle de pays moribond, de divorce, et il faut bien reconnaitre que ce pays à oublié de cultiver, dans toutes ces querelles d’intérêts local, dans ces écoles tant du nord que sud le concept d’excellence, d’unité qui font la force depuis toujours de ce petit pays. Il est désolant de voir ce genre de manifeste, preuve d’un égoisme égocentrique basé sur l’illusion que puisque qu’on parle la même langue ça ira mieux, on rejette le concept élémentaire de tolérance d’ouverture fondement de la communauté européenne l’on prétexte que la wallonnie a sa place dans ce nouveau concept, pourquoi ne pas plutôt se battre aujourd’hui dans un concept appellé Belgique. Illusion que tout cela. Et le nord à l’origine de cette volonté séparatiste s’en mordera les doigts économiquement et culturellement. Bien heureusement l’on nous dit que tous les "nordistes" ne pense pas comme vous. Peut-être reste-il un espoir. Si seulement le nord pouvait se rendre compte que l’on peut pas construire avec l’extrême-droite et qu’il est urgent d’enrayer ce processus de destruction dont ce nourrissent les personnes sans tolérance et sans vision a long terme et qui juste pour exister, sème le chaos et ont ainsi la prétention de pouvoir dire "c’est nous qui vous avons sauver du chaos" . L’energie que vous allez consacrée à crée ce nouveau rêve serait bien mieux employé à sauver la présente réalité. En tout cas, ce manifeste à l’avantage une fois de plus, de démontrer que la Belgique est bien la terre du surréalisme smiley

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  • Manifeste pour les Bas Pays

    par F.V. (IP:xxx.x04.96.23) - 6 octobre 2010 14:22

    Il n’est pas nécessaire pour promouvoir un tel projet de verser dans le révisionnisme : la révolution belge fut une révolution des plus classiques, guidée par un réel sentiment d’appartenance à une nation belge, libérale et catholique, distincte des Hollandais protestants. Plus de deux siècles de vie séparée entre Belges et Hollandais, que l’on tenta de remettre ensemble en 1815, avait fini par éloigner les citoyens du nord et du sud. Les grandes Puissances ont peser dans les négociations, mais seulement après la révolution.



    Il semble que la Belgique vive aujourd’hui un processus de distanciation (qui n’est pas forcément séparation) semblable en son sein, axé sur un clivage davantage socioéconomique et linguistique.



    Cela étant dit, peut-on m’expliquer en quoi une intégration plus poussée entre la Belgique et les Pays-Bas (et le Luxembourg ?) serait un réel avantage lorsque nous pouvons déjà coopérer au sein de l’UE ? Et même du Bénélux ? N’est-ce pas là plutôt pécher par orgueil en vue de se doter d’un plus grand pays ? Faire état d’un rêve romantique dixneuvièmiste, digne de celui des Belges en 1830 ?



    A l’heure de la postmodernité et du postnationalisme, ne devrait-t-on pas davantage envisager des collaborations instittionnelles rationnelles plus ou moins rapprochées tous azimuts (pourquoi se limiter aux Pays-Bas ?) au sein de l’UE, au-delà des grands projets visant à constituer l’ensemble politique le plus puissant ? Les notions d’"indépendance", d’"etat" et de "souveraineté" doivent être révisées : osons plaider pour un XXIè siècle qui soit celui des fédérations à tous les échelons, répartissant les compétences entre les niveaux locaux, régionaux, étatiques, continentaux et mondiaux.



    Reconsidérons les liens qui unissent les citoyens et le système politique sur un plan global : là nous pourrons affirmer que nous avons de l’ambition !

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  • Manifeste pour les Bas Pays

    par Michel Longueville (IP:xxx.x82.137.30) - 6 octobre 2010 15:53

    Eh les gars, ... On va se calmer cinq minutes dans le délire collectif quasi général. Ouvrez les yeux une minute : le nerf de la guerre ... l’argent ! Les caisses sont vides. L’époque de la Belgique des compromis, de la Régionalisation, des Accords de tous les Saints du calendrier... 360 milliards € de dettes, 20% du PIB en black, une croissance de 1,5%, et des enjeux colossaux pour les 100 ans qui viennent.
    Et pourtant, tant est possible. Mais il faudra être magnifiquement créatif.

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  • Manifeste pour les Bas Pays

    par alain (IP:xxx.x10.153.159) - 6 octobre 2010 19:55

    RIDICULE,tout diviser,l univers,la galaxie,le systeme solaire,la terre,les continents,les pays,les regions,les provinces,les communes,les quartiers,les rues et chemins tout cela est une invention de l homme pour dominer les plus faibles alors je vous invite tous a redevenir serieux pour faire face aux catastrophes sociales qui se soucient guere de vos phantasmes ;

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  • Manifeste pour les Bas Pays

    par Ferenc (IP:xxx.x91.228.242) - 7 octobre 2010 12:02

    Putain !
    On va pas devenir aussi cons que nos dirigeants quand même ?



    Le problème n’est pas la langue ni la région, le problème est celui d’une population qui a vécu sur ses lauriers tel que colonie, minerais, compromis, partis, syndicats,... ça a marché ! Ca marche plus !



    Plutôt que de nous diviser, créons un "front populaire" (mettons n’importe quel terme) en utilisant nos expériences, bonnes ou mauvaises, pour ne plus "subir" ce système féodal que nous avons promus par notre façon archaïque de voter, croire et cautionner, ces incompétents qui nous dirigent, faisons en sorte que la démocratie (ordre populaire) s’exprime !

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  • Manifeste pour les Bas Pays

    par El Belga/Le belge/The Belgian/O belga... (IP:xxx.x44.117.179) - 7 octobre 2010 13:16

    Cette idée de rattachement avec la Holande ne me paraît pas viable culturellement (langue/religion/manière de penser/conception de la démocratie/etc...)...
    Du temps du Hippisme, le concepte de l’Europe des 100 États avait une certaine acceptation parmis la jeunesse rebelle et écologique.



    Ce concepte avait pour lui le respect de la différence des cultures et de la richesse culturelle de l’Europe. Ce concepte ne plaît pas aux dirigeants des pays car il déstructure les nations européennes. Néanmoins, il répond aux souhaits de nombreux nationalistes ethno-culturels (flamands, bretons, basques, gallegos, catalans, provenceaux, etc...).



    C’est une alternative qui mériterait peut-être une réflexion en profondeur car elle coûtera cher en réorganisation du paysage politique européen, comme d’ailleurs toute réorganisation politique incluse celle de la Belgique décomposée !

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