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Le Château de l’Horloge
Ce domaine, comportant les vestiges des anciennes fortifications de Namur, lunette avancée du fort Saint-Antoine, fut acquis en 1845 par Mr Pierre MAILLIEN.
Sur les soubassements de l'ancienne lunette, il construisit en 1847 une vaste gentilhommière, de style classique, se présentant sous la forme d'un immeuble à un étage, dont la façade était coiffée d'un attique renfermant en son centre le cadran d'une horloge qui sera à l’origine de son nom, le "Château de l'Horloge".
En 1868, la propriété fut acquise par Marie-Ange DELTINE, qui la légua à son
décès à son époux Charles TIBEAU, le fermier propriétaire du château-ferme de Berlacomine.
En 1932, le Château de l'Horloge fut acquis par la SA des Mines de Pyrite de Vedrin et servit de résidence au Directeur des Mines. Le Château de l'Horloge sera abandonné par son locataire en 1947, après l'arrêt de l'exploitation de la mine.
La propriété restera inoccupée jusqu'à la fin de 1956, où à la suite d'une initiative de l'Abbé ANDRE, vicaire de la Paroisse Saint-Jean, elle accueillit des réfugiés hongrois.
L'année suivante en 1957, la propriété sera acquise par « l'ASBL Foyer Notre-Dame de Sion », administrée par l'Abbé Joseph ANDRE (1908-1973), le grand patriote qui durant laguerre, sauva tant d'enfants juifs. Il transformera profondément les structures du Château de l'Horloge pour y établir son home d'accueil et aménagera les étages, y compris les combles, en dortoirs.
En 1983, la propriété changea à nouveau de propriétaire, tout en conservant sa vocationsociale d'aide aux déshérités. Elle sera alors acquise par l'Abbé Joseph GENDEBIEN au nomde "l'ASBL Fondation Abbé Gendebien".
A son tour, celui-ci remaniera profondément les structures de l'immeuble.
Les derniers commentaires
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Namur, rue de Bomel 154
par
michel grawez
(IP:xxx.x8.26.93) -
7 mars 2011 13:38
D’après mes informations, il n’y aurait jamais eu de fortifications au château de l’Horloge. Deux raisons à cela :
1- aucun document ne mentionne de fortifications à cet endroit. Or, plusieurs plans (fin 17 è, 18, 19 è siècle) montrent le fort St Antoine et d’autres ouvrages plus petits dans les environs, mais jamais rien sur le site de l’Horloge.
2.- ce site se trouve plus bas que le plateau en face (actuelle rue de la Crête) et donc se serait trouvé en état d’infériorité face à l’artillerie.
Mais je suis prêt à réviser mon point de vue !
Sur le fort St Antoine : voir www.bomel.namur.be
Bien à vous
Michel Grawez
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Namur, rue de Bomel 154
par
andre magnette
(IP:xxx.x79.33.32) -
20 mars 2011 19:35
" Au XVe siècle, le chemin qui conduisait sur cette hauteur s’appelait le "Terne Saint-
Antoine". Selon l’atlas des communications vicinales de la commune de Namur, dressé le 1er
janvier 1846, suivant les directives de la loi du 10 avril 1841, la rue de Bomel était dénommée à
l’époque et sur toute sa longueur, "chemin n°27". La rue Fort Saint-Antoine, qui émerge de cette rue à hauteur de l’emplacement du château qui allait être construit, s’appelait "sentier n°38", tandis que la rue de l’Arquet, en contrebas, qui était le chemin n°38, s’embranchait également sur le chemin n°27, entre l’Houyoux et les ruines de l’ancien "fort Saint-Antoine" ceinturées par le chemin n°26, qui n’était autre que l’actuelle rue Nanon.
Sur le chemin n°27, à hauteur de l"embranchement du sentier n°38 et en surplomb du
ravin de l’Arquet, avait été érigé dès avant le XVe siècle un ermitage dédié à Saint-Antoine.
C’était l’un de ces huit ermitages qui ceinturaient Namur. Il se composait d’une petite chapelle et d’un jardin. Un, parfois deux religieux, détachés des abbayes de la ville, y vivaient sous la
surveillance d’un chanoine de Saint-Aubin. C’est de ce temps-là, que datait l’habitude des pieux Namurois de visiter 7 de ces 8 ermitages, le jeudi-saint de chaque année. Cet ermitage subsista jusqu’en 1693. .... "
".... Ainsi, l’antique ermitage de Saint-Antoine avait fait place en 1694, à une lunette qui
dominait le ravin de l’Arquet, tout en contrôlant le vieux chemin de Louvain qui deviendra la rue
de Bomel, le 9 mai 1899. Des hauteurs de ce retranchement, on pouvait surveiller toutes les
approches, jusqu’aux premiers replats du plateau hesbignon. Elevée sur une succession de murs
d’escarpes, percée de casemates creusées dans le roc de l’éperon rocheux, la lunette était pourvue d’un "souterrain de sortie" probablement relié au fort Saint-Antoine. Ce dernier débouchait dans l’enceinte de la lunette, sur un chemin empierré serpentant en zigzag en direction de la vallée.
Pour éviter une prise à revers, le cours de l’Arquet avait été aménagé pour assurer une protection aquatique dans le fond de la vallée. Celle-ci s’étendait jusqu’aux fossés creusés devant des remparts bastionnés de la place forte. Le niveau des eaux de l’Arquet, dont les eaux se mêlaient dans le bas de la côte à celles du Houyoux, était contrôlé par une digue construite à son embouchure, près de la Porte Saint-Nicolas. ... "
"... - Au mois de mai 1940, les profondes casemates du Château de l’Horloge déserté par son propriétaire semblaient pouvoir assurer à la population un refuge efficace en cas de bombardements. Le regroupement nocturne en ce refuge des derniers Bomellois ayant refusé l’exode, leur offrait également un réconfort psychique non négligeable, durant ces nuits d’angoisse, face aux épreuves qu’un "inconnu menaçant" risquait de leur ménager à
très court terme ! Les rares Bomellois, restés dans leur quartier, s’étaient rassemblés en ce lieu, en compagnie de leur brave curé, DOM ROCHEREAU (1935-1952). Le soir venu, à partir du 12 mai 1940, ils abandonnaient leur habitation pour se regrouper dans ce vaste abri, si bien dissimulé dans le flanc de la colline. ..."
Sources : "Le château de l’Horloge, résidence du Directeur des mines de Vedrin."
par Eugène Hermann
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