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2009 : ne donnons pas raison aux défaitistes !

vendredi 2 janvier 2009, par Rudy Aernoudt

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Fortisgate, la faillite de Lehman brothers, la crise financière et la paralysie politique sont les mots clés qui résument l’an 2008.



La confiance des entrepreneurs est au plus bas depuis 25 ans. Il en va de même pour la confiance du consommateur qui a plongé à un niveau encore jamais vu sur l’indice de BNB. Les investissements étrangers en Belgique ont diminué de 32% en 2007 et les chiffres provisoires 2008 confirment cette tendance. Les investisseurs qui ont fait le bilan de leur portefeuille de placement sur l’année écoulée arrivent à des rendements étonnants. « 179% d’augmentation», tel est le titre du livre de Paul D' Hoore dans lequel il affirme que la bourse a augmenté de 179% en trois ans ; un slogan qui semble à nouveau réaliste ;  sauf que le sens du mouvement est aujourd’hui inversé. Les bourses ont perdu 44% en Belgique et, au niveau mondiale le montant des fonds partis en fumée équivaut à six mois de la valeur du PIB mondial.
Les défaitistes (les mêmes qui prévoyaient que le baril de pétrole vaudrait 300 dollars en fin 2008)  prédisent une récession qui sera longue et dure, très dure. Les (vrais) populistes abusent de la situation pour annoncer la fin du libéralisme. Tant le premiers que les derniers une erreur de raisonnement fondamentale. Si on incite le citoyen à prendre des initiatives, on peut par là éviter une crise plus profonde. Pour y parvenir, le non-travail ne peut pas rapporter plus que le travail.  L'éthique de travail doit à nouveau être au centre de notre modèle économique et social. Pour cela, la mainmise du gouvernement sur l'économie doit diminuer et les salaires nets doit être plus élevés que les allocations de chômage. Et pour provoquer un tel revirement de mentalité nécessaire, nous devons commencer par  l'enseignement. Le goût de l’effort et la discipline doivent redevenir des composantes essentielles de notre enseignement. « Les devoirs » n’ont jamais fait de mal à personne, au contraire. Les meilleures écoles doivent donner le ton et servir comme référence pour les autres, et non l’inverse.
Le socialisme qui donne la primauté à l’égalité sur la liberté, produit un système où ni l'égalité ni la liberté ne survivent. L'avenir se trouve dans une société dans laquelle la liberté et la responsabilité vont de pair. L’égalité au sens où le socialisme l’entend est un leurre et doit faire place à un concept de solidarité structurel. Celui qui ne peut pas trouver sa place dans le système, doit pouvoir s’insérer dans un système d'accueil social, mais pour être viable ce système d’accueil doit être strictement uniquement réservé à ceux qui sont réellement dans le besoin et dans l’incapacité de travailler.
Notre ordre économique peut surmonter la crise si chaque citoyen réendosse un rôle responsable. C’est là que se trouve la clé de l'avenir.
Je vous souhaite à toutes et à tous une année 2009 sous le signe de la responsabilité et la liberté.
Rudy Aernoudt


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Les derniers commentaires

  • 2009 : ne donnons pas raison aux défaitistes !

    par Eric Bruckmann (IP:xxx.x17.50.66) - 2 janvier 2009 10:29

    C’est tout à fait dans le même ordre d’idée que mon coup de gueule de mardi (http://www.medium4you.be/Crise-le-C...).



    Le pauvreté, l’écologie, l’humanisme ne peuvent être des monopoles de partis : c’est une responsabilité collective qui doit être assumée par chacun.



    Nous devons tous nous ramasser et nous battre ! Tout le monde a admiré le courage des japonais après la guerre et tout le monde a envié (dans le temps) leur réussite. Ils n’avaient pourtant qucune idéologie de droite, de gauche ou du centre ! Ils ont pris conscience qu’ils devaient se serrer les coudes, entreprises, travailleurs, hommes publics, simples citoyens... et si tout n’est pas rose, il faut avouer que ce n’est plus un pays pauvre depuis très longtemps !



    Je vois venir ceux qui répondront "non à une société japonaise, vous croyez qu’on vit bien là-bas ?"... je ne fais pas l’apologie du Japon, je cherche juste à montrer qu’il est temps d’être acteur dans son propre pays au lieu d’être spectateur de ce qu’il se passe ailleurs !

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  • 2009 : ne donnons pas raison aux défaitistes !

    par Cl D (IP:xxx.x91.238.227) - 2 janvier 2009 11:24

    Nous avons atteint la fin des "systèmes".Le libéralisme,le socialisme,le communisme ont atteint leurs limites.



    Il faut réinventer ! Réinventer : n’est ce pas tout simplement se montrer raisonnable ? La crise du pouvoir d’achat : pourquoi 4 gsm, 3 tv, 2 ordi, 2 ou 3 voitures, 2 ou 3 fois des vacances par an.... par ménage ?



    La classe ouvrière comme la classe moyenne ont voulu "vivre au dessus de leurs moyens" tout en se contentant (réclamant ou cautionnant ) un nivellement par le bas. Plus de goût de l’effort mais tout tout de suite..



    Paradoxalement, tous les petits boulots ( ouvreuses dans les cinémas, dans les stations d’essence..) disparaissent. La culture du chômage est trop bien ancrée dans les mentalités. Plutôt que d’expliquer aux jeunes qui terminent leurs études comment se mettre en règle avec le chômage, expliquons qu’il existe des guichets d’entreprises...
    Une jeune femme de mon entourage était "terrorisée" parce que après s’être rendue au Forum on lui a dit qu’elle n’était référenciée nul part !!! Elle a démissionné pour raisons privées de son emploi. Elle concrétise un contrat d’embauche le mois prochain. Elle se fait traiter partout, y compris aux classes moyennes d’extraterrestre parce qu’elle ne "s’est pas mettre mise à la porte" afin de préserver "SES DROITS" !!!!!!!



    Ma belle fille en recherche d’emploi va mettre son bébé ( 3 mois) à la crèche 3 jours par semaine à partir de février (il y est inscrit depuis plus de 6 mois) sans quoi elle perd cette place et si demain elle retravaille que faire alors du bébé ? Pourquoi ne pas revaloriser le rôle de la maman ? et donc favoriser la qualité de vie de nos petits tout en renforcant les valeurs familiales. Nous n’étions pas plus idiots parce que nos mères nous ont élevés. Il y avait bien moins de divorces, d’enfants et de jeunes paumés.



    J’ai adhéré au cdH parce que j’aimais bien l’idée de "la fin des piliers" Le centre qui retire le meilleur de la droite ( entreprenariat..) et qui retire de meilleur de la gauche (solidarité...)



    Notre système de gouvernance belge est bien trop engoncé, nos dirigeants bien trop mesquins et ambitieux à titre personnel pour faire changer les choses.



    La presse est bien trop avide de scandales -quand elle ne les "fabrique "pas pour vendre du papier ou de l’audience. Il serait grand temps de revoir ses modes de fonctionnement tant au niveau information qu’éducatif.



    Que de querelles stériles pourraient être évitées si on prenait la peine de vraiment réfléchir à ce que nous voulons pour après-demain car demain c’est déjà trop tard.



    Une citoyenne qui fait un peu de politique au niveau communal mais qui est un peu ..beaucoup dépitée.

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    • 2009 : ne donnons pas raison aux défaitistes !

      par Eric Bruckmann (IP:xxx.x17.50.66) - 2 janvier 2009 11:52

      Madame,



      Vous avez mis le doigt sur plusieurs problèmes dont deux qui me semblent essentiels :



      - Plus aucun parti ne propose de réel projet de société : ils ne parlent que de "dossiers" à "gérer". Les Belges méritent des vrais projets, des choix, des innovations. Les jeunes n’entrevoient plus aucun avenir et c’est intolérable dans un pays d’Eurpope occidentale !



      - Plus personne ne semble se souvenir que la société et ses besoins évoluent : la place de la femme dans la société a été imposée par des faux choix (faire carrière, s’épanouïr) sans se soucier de la lourdeur de ses devoirs de Mère, notament ! Lorsqu’on dit "il faut que les femmes aussi puissent travailler à plein temps", c’est une liberté supplémentaire... mais si dans le même temps, ses obligations de mères ou d’épouse ne sont ni allègées ni même prises en compte tout simplement, cette liberté devient une forme d’esclavagisme.



      L’effet domino ? Ceux qui paient à la fin sont les gosses livrés à eux-même dans un système éducatif qui est devenu une gigantesque garderie.



      Celles qui choisissent de s’occuper des enfants doivent être favorisées dans ce choix (comme en scandinavie), celles qui décident d’être actives autrement doivent être soutenues (par des crêches abordables, par exemple), le système éducatif doit redevenir une vraie école de la vie et non une garderie qui donne droit juste à des allocations !



      Nos enfants sont l’avenir de ce pays et la seule force sur laquelle les seniors pourront compter lorsqu’ils seront à la pension ! Ne gâchons plus nos futures générations !

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  • 2009 : ne donnons pas raison aux défaitistes !

    par Pascal de Roubaix (IP:xxx.x01.74.21) - 2 janvier 2009 12:27

    Avoir confiance dans les capacités de réaction et d’action des citoyens pour prendre leurs responsabilités face aux difficultés conjoncturelles et ainsi sortir du marasme et de la déprime, voilà le pécher de Rudy Aernoudt !
    Il n’y a rien de plus insupportable pour les dirigeants d’un système social égalitariste que cet optimisme qui veut mettre sa confiance dans la libre responsabilité de chacun.
    Avec un tel esprit, pas étonnant qu’il se soit fait éjecter du système !
    Mais la parole, bientôt, sera aux électeurs et LiDé y donne rendez-vous aux optimistes.

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    • 2009 : ne donnons pas raison aux défaitistes !

      par Eric Bruckmann (IP:xxx.x17.50.66) - 2 janvier 2009 12:42

      Question : et si LiDé n’était qu’un électro-choc pour que ceux qui nous gouvernent changent les choses ? Ne serait-ce déjà pas une victoire ?



      Ne pas avoir confiance dans les capacités de réaction et d’action des citoyens pour prendre leurs responsabilités face aux difficultés conjoncturelles et ainsi sortir du marasme et de la déprime, c’est ce que nos politiciens actuels ont choisi et c’est plutôt eux qui sont dans l’erreur... moi j’y crois car la souffrance et l’espoir rassemblent plus que l’opulence et le désespoir.

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  • 2009 : ne donnons pas raison aux défaitistes !

    par Cl D (IP:xxx.x43.175.175) - 3 janvier 2009 10:16

    Et si le mal s’appelait "sinistrose’ ?



    Comment nos citoyens pourraient-ils avoir confiance dans leurs capacités d’action et de réaction alors qu’à longueur de temps on ne diffuse que du négatif.



    Quand pouvons-nous entendre sur nos chaines de radios ou de télévision de bonnes nouvelles ? Les titres du 12 minutes se résume à : scandale, guerre, attaque, vandalisme, caricature de notre système et de nos dirigeants, fermeture d’entreprises.



    C’est un ami flamand qui me faisait remarquer tout cette différence de ton entre les informations en Flandre et en Wallonie



    Quand parle t-on de ce qui va bien ? Quand encourage t-on la réussite ?
    Les gens qui réussissent se cachent !
    La réussite en wallonie s’apparente à travail au noir, à tricherie....



    J’ai été commerçante indépendante pendant 19 ans. J’ai travaillé 15 heures par jour, 7 jours sur 7. La nuit, je dormais mal parce que je savais ce que j’avais à payer le lendemain mais avec quelles recettes ?
    Mais j’aimais cette vie. J’aimais avoir des responsabilités.
    Ce qui m’a plus que tout usée, c’est le manque de respect de la clientèle (pourtant une commune aisée), c’est le manque d’attention des autorités communales (majorité MR) pour ses commerces (en 19 ans jamais vu un élu dans mon commerce).



    Ce qui m’a poussée à cesser mes activités :
    -C’est la politique d’écrasement des petits commerces par les grandes surfaces, c’est la différence honteuse des marges bénéficiaires générées par ces dernières.
    -C’est la mentalité de la clientèle qui n’achète plus qu’en solde ou promotion.



    En 19 ans, j’ai vu la proportion du chiffre d’affaire des soldes et promotions passer de 17% en 1990 à 71 % en 2003. On ne sait pas tenir le coup dans ces conditions quand le calcul du prix de vente se fait sur une moyenne de 2 voir 2.2 sur certains articles. Les grandes chaines partent avec des chiffres avoisinant les 6 voir 7.5.



    C’est facile d’annoncer moins 70%dans ces conditions là !
    Mais elles ont délocalisé leurs usines en Chine, au Vietnam (moins cher aujourd’hui que la Chine) Ces chaines travaillent chez nous avec un minimum de personnel et un minimum de service à la clientèle sans parler de la qualité minimale des articles offerte.



    Je travaillais avec des entreprises belges ou européennes qui employaient peut-être un voisin (chômeur aujourd’hui puisque nos entreprises ferment)... dont l’épouse pouvait acheter mes articles à un juste prix :... Cela aussi c’est rendre du pouvoir d’achat !!
    Il faudrait aussi éduquer le consommateur !



    Voilà encore quelques sujets de réflexion. A bientôt

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