Pourquoi faut-il une "réaction" à la visite à Sa Sainteté le Pape, du Président des français (en compagnie de qui il veut) ? Quoi de plus normal que le nouveau dirigeant de la France rende une visite, ne fût-ce que de courtoisie, au chef spirituel de la première religion du monde, celle sans le rôle historique de laquelle ni la France ni l’Europe n’auraient été ce qu’elles sont ?
Si on avait appris par je ne sais quelle rumeur improbable, que le nouveau Président français ne voulait pas se rendre en visite officielle au Vatican, c’est là qu’on aurait, à juste titre, pu se poser des questions. Quand on observe aujourd’hui avec un petit recul, l’immense poids qu’a eu le prédécesseur du souverain pontife actuel, dans l’évolution politique de son époque, et les progrès de titan qu’il a permis dans le domaine de la libération des peuples opprimés (à commencer par le sien face au communisme le plus barbare) on ne pourrait que considérer comme stupide de la part d’un dirigeant d’un pays si proche, de prendre ses distances à l’égard de l’Eglise catholique et du successeur de Saint Pierre.
Quant à la citation qui n’est même pas d’un français très exact, j’espère qu’elle voulait plutôt parler de la foi que de la religion. Car, en ce sens, elle contiendrait une image qui n’est pas complètement fausse : la foi ne peut être le fait d’une simple démarche volontaire, elle est une grâce que certains ont la chance de recevoir et la force d’accepter. D’une certaine manière elle pourrait donc se comparer si pas à une maladie, du moins à un virus ou une fièvre.
Mais c’est le virus de l’amour de la vie et du prochain. Je puis difficilement vous en souhaiter de meilleur, tant au "citoyen", qu’à Sarkozy et à tous nos contemporains ici bas. 
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