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Regardez cet homme avec sa bonne bouille de papa gâteau , on aurait envie de monter sur ses genoux. Surtout, ne vous en avisez pas…. Il a l’air sympa, attirant mais, mais, mais…. Méfiez-vous, c’est un tyran !.
« Beaucoup en 1953 pensait que l’ukrainien Khrouchtchev allait en finir en déstalinisant la Russie et qu’il allait glisser vers le menchévisme, ce ne fut pas le cas. » Sur ce fil, surgit mon historien préféré qui, lorsque vous prononcez le mot » Staline », il en est tout émoustillé, ému qu’il en devient tout ROUGE. Moi, j’en reste blanche. Selon ses dires, KHROUCHTCHEV aurait déstanilisé l’URSS, le 25 Février 1956 ? Et Bien, c’est faux ! Ce monsieur est un menteur et un tricheur. Vous connaissez la classique phrase dans les cours de récréation : » Non, Monsieur…. C’est pas moi… C’est lui ! » En 1935, KHROUCHTCHEV, dans la cour de récréation , a collaboré consciemment aux grandes purges staliniennes et l’horreur, c’est qu’il a fait fort avec le Peuple ukrainien dont il était originaire. Notre « papa gâteau » était un arriviste. Eh bien quoi ! Ce n’est pas qu’une tare du capitalisme de l’être . Certaines archives sensibles ont été mises à la disposition des historiens russes depuis Gorbatchev, Poutine et Medvedev (de formation Droit International) peuvent les ouvrir au Peuple russe, sans complexes. D’ailleurs, elles commencent à être ouvertes de plus en plus aux historiens occidentaux. Mais revenons à notre personnage non recyclable, KROUKROU pour les intimes ; à son actif, son passif devient lourd. J’ai soumis certains textes à des correspondants en Russie et aussi m’en ont proposé d’autres mais de sensibilité russe. Mon choix est celui de Jean François Revel : « L’histoire même du fameux rapport lu en février 1956 montre qu’il n’y a pas de déstalinisation. En effet, ce rapport ne révèle que quelques crimes commis par Staline, et pas les plus graves. En effet, Khrouchtchev a joué un rôle essentiel dans la répression stalinienne lors des crimes de masse de 1937-1938. En fait, le rapport a passé sous silence les épisodes les plus sombres de la période stalinienne. S’il évoque bien la répression des cadres du PCUS en 1937-1938, le conflit entre Lénine et Staline en 1922, les responsabilités de Staline dans la déportation, en 1943-1944, des peuples caucasiens accusés injustement de collaboration avec l’ennemi et la fabrication des faux complots, le texte ment sur la collectivisation forcée des campagnes (1,8 millions de morts), l’extermination des « koulaks (1) en tant que classe », la grande famine de 1932-1933 (6 millions de morts), les crimes de masse en 1937-1938 (600 000 morts et près de 2 millions de personnes arrêtées), les 15 millions de personnes enfermées au Goulag et le million et demi mortes dans les camps. Au final, le rapport Khrouchtchev est très sélectif et très superficiel dans sa dénonciation des crimes du stalinisme. Comme l’a très bien vu Jean-François Revel dans sa Tentation totalitaire : « C’est pourquoi le fameux rapport de Nikita Khrouchtchev contre la tyrannie stalinienne, au XXe Congrès du P.C. de l’Union soviétique, en 1956, n’a pas amorcé et ne pouvait amorcer de déstalinisation. On remarquera que ce rapport dénonce la répression stalinienne uniquement dans la mesure et à partir du moment où elle frappe la hiérarchie des chefs et de la bureaucratie communiste elle-même, et non en tant qu’elle s’exerce sur le peuple. D’ailleurs, le rapport Khrouchtchev fut prononcé à huis clos, à l’usage de la seule hiérarchie, et ne fut jamais publié en U.R.S.S. […]. Le crime de Staline, aux yeux de Khrouchtchev, est d’avoir trahi le pacte de l’oligarchie dirigeante, d’être devenu le roi parmi les barons, le despote des despotes, le tueur des tueurs et le tortionnaire des tortionnaires. Ce n’est pas d’avoir asservi le peuple soviétique, lequel a continué par la suite à être tout aussi asservi […]. Il y a eu méprise : le rapport Khrouchtchev était dirigé contre Staline, mais pas contre le stalinisme. Il était destiné à permettre au stalinisme de survivre en tant que système du gouvernement mais débarrassé de ses excroissances pathologiques. » » Ici, je me dispenserai de refaire le comptage des morts de ce tyran. (1) Koulak signifiant « paysan libre », terme à approprier aux exploitants agricoles ukrainiens qui dans les années 1920 étaient le grenier de blé de toute l’Europe. PS: Je ne suis pas d’accord avec Jean François Revel avec l’un de ses propos: « Le bolchevisme est l’essence du communisme ».
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