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Obama veut qu’une seule person répon au téléphon européen qui sonmercredi 3 février 2010, par Jean Quatremer Voir en ligne : http://bruxelles.blogs.liberation.f...
Premier effet du traité de Lisbonne : le porte-parole de la Maison Blanche, Philip Crowley, a annoncé hier que le président américain ne se rendrait pas au sommet Union Européenne/Etats-Unis qui devait avoir lieu à Madrid les 24 et 25 mai. Officiellement, parce que Barack Obama s’est déjà « rendu plusieurs fois en Europe l’année dernière », selon Crowley. Le problème est qu’il s’agit d’un sommet annuel et que son but est justement de réunir régulièrement les dirigeants des deux ensembles économiques. Plus sérieusement sans doute, le porte-parole a expliqué qu’Obama ne s’y retrouvait plus dans les multiples présidents européens : Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission, et José Luis Rodriguez Zapatero, le premier ministre espagnol en charge de la présidence tournante de l’Union européenne. Sans compter Catherine Ashton, le chef de la diplomatie européenne, qui a aussi son mot à dire… « Nous continuerons d’avoir des rencontres UE-Etats-Unis de haut niveau, mais cela va prendre un peu de temps pour voir exactement dans quel cadre ces rencontres auront lieu ».
On comprend l’agacement de la Maison Blanche, elle qui espérait que l’Europe disposerait enfin d’un numéro de téléphone unique (lire l’article du Wall Street Journal de ce jour) grâce au traité de Lisbonne. En théorie, les sommets bilatéraux entre l’UE et les pays tiers devraient désormais être organisés à Bruxelles et réunir uniquement le président du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement, Herman Van Rompuy, et le dirigeant étranger.
Selon le quotidien espagnol de droite El Mundo, cité par l’AFP, le président Obama a été « contrarié » par la façon dont s’est déroulé le dernier sommet UE/États-Unis, en novembre dernier : « il y a eu tant de voix et si peu de résultats que le Président a écourté la réunion et envoyé au repas officiel son vice-président Joseph Biden », selon une source américaine citée par El Mundo. Catherine Ashton, dans un entretien à l’AFP, estime que cette annulation n’est pas une « rebuffade » : il s’agit « d’un problème d’agenda » et ce sommet pourrait être reporté à la fin de l’année. Sous présidence belge, donc, à Bruxelles, et en présence du seul Van Rompuy. Cela s’appelle faire passer un message, ce que feint de ne pas comprendre Lady Ashton.
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